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Arbif

Halbert, 1849 : En colère.

Delvau, 1866 : s. m. Homme violent, en colère, qui se rebiffe. Même argot [des voleurs].

La Rue, 1894 : En colère.

France, 1907 : « Homme violent, en colère, qui se rebiffe. » (Alfred Delvau) ; argot des voleurs.

Barbifier (se)

Fustier, 1889 : Se griser. Argot des typographes. V. Delvau au mot Barbe.

Il s’est barbifié hier ; il a mal aux cheveux aujourd’hui.

(Typologie-Tucker, juin 1885)

Pistolier

France, 1907 : Prisonnier à la pistole. Voir ce mot.

Le régime alimentaire est le même pour les locataires des cellules que pour les hôtes de la salle commune. Mais le cantinier passe une fois par jour faisant ses offres de service. On peut se procurer ainsi de la charcuterie, du chocolat, du tabac et des portions au prix de 60 centimes. Un perruquier s’offre à barbifier et à tondre les pistoliers, nom des locataires des cellules. Certains détenus, condamnés pour diverses causes à des peines n’excédant pas un an, remplissent par tolérance, sous le nom d’auxiliaires, des services domestiques. Ils peuvent être utilisés par les pistoliers pour balayer leur cellule, faire leur lit et autres menus ouvrages. Ces auxiliaires sont vêtus de la casaque et du pantalon de couleur grise, qui est la livrée des établissements pénitentiaires.
Chaque adoucissement au régime se paie. Il faut aussi de l’argent en prison. Là, comme partout dans cette terrible société, la devise désespérante est : « Malheur aux pauvres ! »

(Edmond Lepelletier)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique