Delvau, 1864 : La dépuceler, — ce qui la rend naturellement moins sauvage.
Malgré les grands parents, malgré les fortes grilles,
Mon cher, je connais l’art d’apprivoiser les filles.
(Léon Sermet)
Apprivoiser une fille
Delvau, 1864 : La dépuceler, — ce qui la rend naturellement moins sauvage.
Malgré les grands parents, malgré les fortes grilles,
Mon cher, je connais l’art d’apprivoiser les filles.
(Léon Sermet)
Cloporte
d’Hautel, 1808 : Le peuple dit par corruption clou à porte ; peut-être parce que cet insecte se trouve dans les lieux humides entre les interstices des portes.
Larchey, 1865 : Portier. — Calembour : clôt-porte.
Je connais le truc pour apprivoiser les cloportes les plus farouches.
(Montépin)
Delvau, 1866 : s. m. Concierge — soit parce qu’il habite une loge sombre et humide, comme l’oniscus murarius ; soit parce qu’il a pour fonctions de clore la porte de la maison.
Rigaud, 1881 : Portier. Jeu de mots : celui qui clôt la porte.
France, 1907 : Portier. Jeu de mots : il clôt la porte.
Effaroucher
anon., 1827 : Voler.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Voler (Voyer Grincher, Sauter, Rincer, Bouliner).
Halbert, 1849 : Voler.
Delvau, 1866 : v. a. Voler, — dans l’argot des voleurs, qui sont si adroits qu’en effet la chose qu’ils dérobent a l’air de s’enfuir, effarouchée, de la poche du volé dans la leur.
Rigaud, 1881 : Chiper ; par altération du vieux verbe français frogier, frouger, profiter, gagner.
Qu’est-ce qu’a effarouché ma veste ?
(H. Monnier, Scènes populaires)
Virmaître, 1894 : Prendre, s’évanouir sur la monnaie. Cela arrive fréquemment dans les cercles, où l’on a remplacé l’expression effaroucher par celle d’apprivoiser.
— J’ai apprivoisé un sigue.
Rossignol, 1901 : Prendre.
On m’a effarouché ma cigarette.
France, 1907 : Voler.
Tirer à hue et à dia
France, 1907 : Tirer à droite et à gauche ; conduire en tous sens.
J’ai froid au cœur en me rappelant ce qu’elle en disait, de ce père et de cette mère inconscients qui la tiraient de hue et de dia comme des rapaces qui se disputent une proie, qui, au lieu de profiter des rares instants où elle leur appartenait pour la cajoler et l’apprivoiser, l’initiaient, la mêlaient à leurs querelles, l’empoisonnaient de leur amertume, s’accusaient et se donnaient mutuellement tous les torts, étouffaient sous une couche de fiel l’amour filial, le respect instinctif de l’enfant envers les siens.
(René Maizeroy)
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