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Asticot

Vidocq, 1837 : s. m. — Vermicelle.

Delvau, 1864 : Le membre viril, qui grouille dans la nature de la femme comme un ver blanc dans la viande.

Tu écorches mon asticot, salope !

(Lemercier)

Larchey, 1865 : Vermicelle (Vidocq). Calembour. Le vermicelli italien s’applique à un asticot, à un vermisseau, comme à une pâte alimentaire.

Delvau, 1866 : s. m. Vermicelle, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Maîtresse d’un souteneur.

Rigaud, 1881 : Vermicelle, — dans le jargon des voleurs.

La Rue, 1894 : La femme du souteneur.

Virmaître, 1894 : Fille publique. Asticot : personne mince comme un fil (Argot du peuple).

Virmaître, 1894 : Vermicelle (Argot des voleurs). N.

France, 1907 : Vermicelle ; argot des faubouriens. Se dit aussi de la maîtresse d’un souteneur ou d’un voleur. « Jeu de mot, dit Lorédan Larchey : l’asticot sert d’amorce aux poissons (souteneurs). »

Pipéridine

France, 1907 : Matière servant à falsifier le poivre. Nouvelle invention des falsificateurs signalée par le docteur Crinon dans le Répertoire de pharmacie de Belgique.
C’est une matière pulvérulente tout à fait semblable au poivre, mais d’en contenant aucun grain : on y trouve 70 % de produits minéraux et 30 % d’une substance végétale inquiétante, inconnue : les chimistes sont sur les dents pour la déterminer.
Plus simple est la pseudo-cannelle que les promoteurs recommandent pour donner du montant au riz et au vin chaud. Elle se prépare avec 80 % de brique pilée et 20 % de bois colorié provenant surtout des chantiers de construction de navires. Peut-être y a-t-il une utilisation indiquée des escadres de réserve que renferment les arsenaux des diverses nations.
Le record, au point de vue alimentaire, est détenu par l’australiana, délicieuse poudre cristalline rouge clair, formée d’acide borique coloré à la fuchsine. Elle sert à falsifier les poudres de viande si largement prescrites aux estomacs débilités !!

Pistolier

France, 1907 : Prisonnier à la pistole. Voir ce mot.

Le régime alimentaire est le même pour les locataires des cellules que pour les hôtes de la salle commune. Mais le cantinier passe une fois par jour faisant ses offres de service. On peut se procurer ainsi de la charcuterie, du chocolat, du tabac et des portions au prix de 60 centimes. Un perruquier s’offre à barbifier et à tondre les pistoliers, nom des locataires des cellules. Certains détenus, condamnés pour diverses causes à des peines n’excédant pas un an, remplissent par tolérance, sous le nom d’auxiliaires, des services domestiques. Ils peuvent être utilisés par les pistoliers pour balayer leur cellule, faire leur lit et autres menus ouvrages. Ces auxiliaires sont vêtus de la casaque et du pantalon de couleur grise, qui est la livrée des établissements pénitentiaires.
Chaque adoucissement au régime se paie. Il faut aussi de l’argent en prison. Là, comme partout dans cette terrible société, la devise désespérante est : « Malheur aux pauvres ! »

(Edmond Lepelletier)

Vivres (taper sur les)

Larchey, 1865 : Manger avec avidité. — Couper les vivres : Supprimer l’envoi d’une pension alimentaire.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique