Delvau, 1864 : Faire son mari cocu ; donner une rivale à sa femme.
Mais quand tu s’ras dans ton ménage,
Faut pas pour ça t’ priver d’amant,
Car les accrocs faits au mariage,
C’est du nanan.
(É. Debraux)
Accroc au mariage (faire un)
Delvau, 1864 : Faire son mari cocu ; donner une rivale à sa femme.
Mais quand tu s’ras dans ton ménage,
Faut pas pour ça t’ priver d’amant,
Car les accrocs faits au mariage,
C’est du nanan.
(É. Debraux)
Accrocs
La Rue, 1894 : Mains.
Limace
Ansiaume, 1821 : Chemise.
Il y avoit 2 limaces, 3 blards et 6 loubions.
Vidocq, 1837 : s. f. — Chemise.
Clémens, 1840 / M.D., 1844 / un détenu, 1846 : Chemise.
Delvau, 1864 : Membre viril — qui n’est pas viril ; par exemple, celui des vieillards, qui ne sait plus relever fièrement la tête au premier appel d’une femme, et aspire honteusement a la tombe, comme le nez du père Aubry.
Bien qu’en toi sa limace ait été dégorgée,
Pour toi je bande encore…
(Louis Protat)
Delvau, 1866 : s. f. Chemise, — dans l’argot des voleurs et des vendeurs du Temple.
Delvau, 1866 : s. f. Fille à soldats, — dans l’argot des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Prostituée du dernier ordre.
Merlin, 1888 : Chemise, — de l’argot parisien.
La Rue, 1894 : Basse prostituée. Chemise.
Virmaître, 1894 : Chemise (Argot du peuple).
Virmaître, 1894 : V. Rôdeuse.
Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Chemise.
France, 1907 : Chemise ; du vieil argot lime.
Alle avait eun’ robe d’reps noir,
L’matin ça y servait d’peignoir,
La nuit ça y servait d’limace.
(Aristide Bruant)
Par les accrocs de la limace
Qui se donne un air de drapeau,
Le soleil leur chauffe la peau ;Leurs godillots font la grimace.
Il fait bon dehors pour les gueux
Qui battent le pavé des rues,
Sans bidoches et sans morues
À foutre sous leurs doigts rugueux.
Les feuilles servent de limace
Aux va-nu-pieds, aux trottins ;
Est-ce pour vivre de crottins
Que depuis si longtemps on masse ?
(Ed. Bourgeois)
France, 1907 : Fille à soldats. Les Anglais disent haquenée de caserne.
Mérinos (manger du)
France, 1907 : Jouer au billard : allusion aux accrocs.
Stopper
Delvau, 1866 : v. n. Arrêter, faire escale. C’est le verbe anglais To stop.
Virmaître, 1894 : Stopper, arrêter. Le mécanicien arrête la machine, il stoppe. On dit à un orateur qui fait un discours maladroit : stoppez, dans le sens de taisez-vous. La science du tailleur a créé le stoppeur, celui qui reprise les accrocs aux vêtements. Il est regrettable que son aiguille habile ne puisse repriser les consciences, il aurait eu un rude ouvrage au Palais-Bourbon (Argot du peuple).
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