France, 1907 : La nature de la femme ; argot des couvents de filles.
Abricot
Abricot de la jardinière (l’)
Delvau, 1864 : La nature de la femme, — qu’elle soit jardinière ou princesse.
Abricot fendu
Delvau, 1864 : La nature de la femme, qui ressemble, en effet, à ce fruit, — ce qui permet de supposer, vu l’absence de toutes preuves contraires, que le Paradis terrestre était un immense abricotier.
Confiture d’abricot
Rigaud, 1881 : Sécrétion des oreilles, — dans le jargon des collégiens qui ne rêvent que confiture.
Nature de la femme (la)
Delvau, 1864 : Messire le Con, qui, comme son seigneur et maître le vit, ne manque pas de prénoms. Ainsi : L’abricot fendu, l’affaire, l’angora, l’anneau d’Hans Carvel, l’atelier, l’autel de Vénus, l’avec, la bague, le baquet, le bas, les basses marches, le bassin, le bénitier, le bijou, le bissac, la blouse, le bonnet a poil, le bonnet de grenadier, la bouche d’en bas, la bourse à vit, la boutique, le brasier, la brèche, le cabinet, le cadran, la cage, le calendrier, le calibistri, le calibre, le cas, la cave, la caverne, ça, le Céleste-Empire, le centre, le champ, le chandelier, le chapeau, le chat, le chaudron, le chemin du paradis, la cheminée, le chose, la cité d’amour, le clapier, le cœur, la coiffe, le combien, le concon, le connin, le connusse, le conneau, le cornichon, le conil, la coquille, le corridor d’amour, la crevasse, le dédale, le devant, la divine ouverture, l’écoutille, l’écrevisse, l’empire du Milieu, l’entonnoir, l’entremise, l’entre-deux, l’entresol, l’éteignoir, l’éternelle cicatrice, l’étoffe à faire la pauvreté, l’étui, la fondasse, la fente, la figue, le formulaire, le fruit d’amour, le golfe, la guérite, le harnois, le hérisson, l’hiatus divin, l’histoire, le jardin d’amour, la lampe amoureuse, la lampe merveilleuse, la lanterne, la latrine (un vieux con), le machin, le mal joint, la marchandise, messire Noc, le mirliton, le mortier, le moule à pine, le moulin-à-eau, la moniche, le noir, l’objet, les Pays-Bas, le petit lapin, Quoniam bonus, le réduit, le salon du plaisir, le Sénégal, la serrure, le tabernacle, le temple de Cypris, la tirelire, le trou chéri, le trou de service, le trou madame, le trou mignon, le trou par où la femme pisse, le trou velu, le vagin, etc., etc.
La risée des femmes fut grande, quand ils virent la femme de Landrin lui montrer sa nature.
(P. de Larivey)
Et je crois que votre nature
Est si étroite à l’embouchure,
Qu’on n’y pourrait mettre deux doigts.
(Théophile)
Passant les doigts entre les poils qui sont dessus la motte, laquelle il empoigna aussi, faisant par ce moyen entr’ouvrir la fente de ma nature.
(Mililot)
Mais le monstre, avec joie inspectant ma nature,
Semblait chercher comment et de quelle façon
J’allais être foutue ; en cul, con ou téton :
Qu’il regardait déjà comme étant sa pâture.
(Louis Protat)
Petits pieds sales
France, 1907 : Petites figurantes à l’Opéra qui n’ont pas encore trouvé de protecteurs riches pour leur payer une voiture.
— Alors, marquis, lui disait la Salvia, vous donnez dans les petits pieds sales ? On m’a parlé de cela à l’Opéra. Il paraît qu’elle est très jolie de corps et qu’elle a une jambe parfaite… Soyez francs, dans combien de temps allez-vous me lâcher tout à fait et jusqu’à quel âge laissez-vous mûrir ce petit abricot ?…
…
Les petits pieds sales couraient se regarder dans une large glace qui était au fond de la loge ; elles se plantaient devant, se tournaient, se retournaient, appelaient l’habilleuse ou leur mère si quelque chose n’allait pas bien, sortaient pour descendre au foyer, et, dès qu’elles avaient fini, elles remontaient en sautant, en gambadant, se déshabillaient hâtivement, jetaient leur costume à l’habilleuse, passaient leurs robes, et se dispersaient.
(Edgar Monteil, La Jambe)
Pommade
La Rue, 1894 : Misère. Douceur.
France, 1907 : Flatterie ; argot populaire. « Passer de la pommade sur la tête de quelqu’un », le flatter.
France, 1907 : Petit cidre ; expression normande.
À huit ans, je raisonnais du « cidre sur lie », de la « pomme d’éclat » et de la « pomme d’abricot » comme un Comice agricole. Je savais comment on traite la pommade pour en faire de la boisson.
(Hugues Le Roux, Mémoires d’un enfant)
France, 1907 : Ruine, misère ; argot populaire ; même sens que marmelade. « Tomber dans la pommade. »
Pommes
Delvau, 1864 : Les tétons.
Il montre aux regards de l’amour
Abricot mignon qui s’entr’ouvre,
Et plus haut deux pommes d’amour.
(Félix)
Un beau bouquet de roses et de lis
Est au milieu de deux pommes d’albâtre.
(Voltaire)
Quand tu frippais mes jupons,
Poussé par trent’-six rogommes,
N’t’ai-j’ pas fait trouver des pommes
Où tu n’cherchais qu’des chiffons ?
(Parnasse satyrique)
France, 1907 : Seins de femme.
Un beau bouquet de roses et de lis
Est au milieu de deux pommes d’albâtre.
(Voltaire)
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