d’Hautel, 1808 : Sobriquet injurieux et méprisant que l’on donne à un ouvrier brouillon et envahisseur, qui s’attache moins à bien travailler, qu’à faire beaucoup de besogne.
Abatteur de quilles, ou Abatteur de bois. Hâbleur, fat, fanfaron ; homme incapable de grandes actions, et dont tout le talent consiste dans un débordement de paroles frivoles et stériles.
Abatteur
Abatteur de bois
Delvau, 1864 : Fouteur, — son outil étant considéré comme une cognée, et la nature de la femme, à cause de son poil, comme une forêt.
Il n’étoit pas grand abatteur de bois, aussi étoit-il toujours cocu.
(Tallemant des Réaux)
Les beaux abatteurs de bois sont, comme les rois et les poètes, des rares aves.
(Baron Wodel)
Ce Jacques était un grand abatteur de bois remuant.
(Moyen de parvenir)
Il lui présenta cent mille choses que ces abatteurs de femmes savent tout courant et par cœur.
(Les Cent Nouvelles nouvelles)
Je me connais en gens ;
Vous êtes, je le vois, grand abatteur de quilles.
(Régnier)
Abatteur de bois, abatteur de bois remuant, de femmes ou de quilles
France, 1907 : Se disait autrefois pour désigner un homme valeureux en amour.
Bien que je sois poussé du désir de paraître,
Ne me souhaitez pas que la faveur des rois
Me fasse quelque jour grand veneur ou grand maître :
C’est assez que je sois grand abatteur de bois.
(Le cabinet satyrique)
Ce Jacques était un grand abatteur de bois remuant.
(Béroalde de Verville)
Il lui présenta cent mille choses que ces abatteurs de femmes savent tout courant et par cœur.
(Les Cent Nouvelles nouvelles)
Je me connais en gens ; vous êtes, je le vois, grand abatteur de quilles.
(Régnier)
Brème de patelins
Virmaître, 1894 : Cartes de pays. Elles servent aux rabatteurs de sorgues pour se guider (Argot des voleurs).
Gnare, guenard
Rigaud, 1881 : Porte-carnier, rabatteur, en terme de chasseur.
Pieds humides
France, 1907 : Sobriquet donné à une bande d’agioteurs véreux pour la plupart qui s’agitent, végètent et tripotent autour de la Bourse, pieds humides, parce qu’ils sont généralement boueux et crottés. Ils se livrent au commerce bizarre de titres tombés en défaveur, d’actions de sociétés en déconfiture.
Certaines de ces valeurs sont cotées quarante sous et sont achetées par des escrocs de haut vol, qui en bourrent leurs portefeuilles, des faiseurs qui en garnissent leurs coffres-forts vides, afin d’éblouir M. Gogo. D’autres de ces papiers à vignettes ne valent plus un sou, ainsi les chemins de fer d’intérêt local en faillite. C’est à l’aide de ces valeurs qu’un certain nombre de Pieds humides, réunis en une sorte de syndicat, parviennent à faire des dupes. Ils font courir le bruit que les dites sociétés se relèvent, que des commandites sont fournies, et envoient des rabatteurs dans les cafés, sur les boulevards, qui amènent au jardin de la Bourse des gogos aux yeux desquels ils font miroiter des bénéfices exorbitants avec toutes sortes de chiffres et de preuves à l’appui.
Rabatteur
France, 1907 : Individu qui attire les dupes dans des tripots ou qui procure des filles aux hommes et vice versa.
Dupeurs et dupés, pigeons et rabatteurs, grecs, escrocs et souteneurs de filles s’y rencontraient toutes les nuits, et, si l’un d’eux manquait un soir à l’appel, c’est qu’il était à Mazas !
(Louis Davyl, 13, rue Magloire)
Rabatteur à la sorgue
France, 1907 : Voleur qui opère la nuit.
Rabatteur de pantes
France, 1907 : Agent du service de sûreté.
Rabatteurs
Virmaître, 1894 : Individus qui font le métier de rabattre les filles pour les hommes et les hommes pour les filles. On peut lire la monographie curieuse de cette catégorie d’individus dans Trottoirs et Lupanars (Argot des souteneurs). N.
Rabatteurs à la sorgue
Virmaître, 1894 : Voleurs qui opèrent la nuit. C’est un redoublement de syllabe ; ils ne rabattent pas, ils s’abattent sur les maisons à dévaliser. Les rabatteurs sont les complices qui nourrissent le poupard (Argot des voleurs).
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