Rigaud, 1881 : Pour gadoue. Boue et même excréments humains.
Tous les gêneurs qui f… de la gandouse sur la route de Marianne.
(Le Titi, 1879)
France, 1907 : Boue ; corruption de gadoue.
Gandouse
Rigaud, 1881 : Pour gadoue. Boue et même excréments humains.
Tous les gêneurs qui f… de la gandouse sur la route de Marianne.
(Le Titi, 1879)
France, 1907 : Boue ; corruption de gadoue.
Marianne
Delvau, 1866 : s. f. La République, — dans l’argot des démocrates avancés. Avoir la Marianne dans l’œil. Clignoter des yeux sous l’influence de l’ivresse.
Rigaud, 1881 : Prénom de la vraie République des faubourgs, la République coiffée du bonnet phrygien, la République aux « puissantes mamelles » chantée par Barbier.
C’est la Marianne qui a pris possession de l’Elysée et de nos administrations, et c’est la Marianne qu’adoptent en ce moment toutes nos municipalités.
(Petite République Franc. 24 fév. 1880)
Ce prénom, si commun chez les femmes du Midi, lui a été donné d’abord dans le Midi comme un hommage et un souvenir, puis adopté par toute la France.
France, 1907 : La République rouge.
Elle est plus maligne que notre pauvre Marianne, cette forte Église apostolique et romaine qui implante l’un de ses représentants partout où il y a un certain nombre d’âmes réunies. Elle ne laisse pas le moindre troupeau d’ouailles sans berger. Aussi, vous voyez comme elle tient le monde ! Elle a les petits, les pauvres et les faibles. Elle a tous les villages et leurs hameaux. Oh ! l’étonnante, l’admirable organisation que celle du clergé ! Songez que plus d’un siècle après Voltaire et la Révolution, on construit encore, du ponant au levant et du nord au sud, partout, toujours, de plus en plus, des basiliques et des basiliquettes sur le territoire de la… démocratie scientifique, et qu’il y a pas un périmètre de deux hectares peut-être qui ne fleurisse sa boîte à messe et à prêche, avec, autour, le presbytère et la cure.
(Émile Bergerat)
On m’interrompait fréquemment pour trinquer à la santé de Marianne. Le vin me montait au cerveau… J’étais sons le coup d’une triple ivresse : celle du patriotisme, celle du vin, celle de l’amour.
(Sutter-Laumann, Histoire d’un Trente sous)
Brusquement, une génération s’est levée, qui ne s’enivre que de bocks idéaux, ne connait d’autre maîtresse que la Marianne ; et en elle revivent les sentiments généreux, les soucis altiers, les nobles abnégations des jeunesses de 1830 et 1869, dont le souvenir est si justement légendaire.
(Joseph Caraguel)
Mon nom à moi, c’est Marianne,
Un nom connu dans l’univers,
Et j’aime à porter d’un air crâne
Mon bonnet rouge de travers.
Sucer le trognon
France, 1907 : Embrasser.
Les capitalos sont frangins et les gouvernants itou. Guillaume et Marianne se sucent de trognon à Kiel. Y aura donc plus que les travailleurs à se manger le nez.
(La Sociale)
Vautour (Monsieur)
France, 1907 : Usurier, propriétaire avide et sans pitié.
Non de nom ! Faut-il que je voie,
Me faisant encore la cour,
Ce chauve au bec d’oiseau de proie,
Monsieur Vautour, Monsieur Vautour !
(Souêtre, La Marianne populaire de 1883)
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