France, 1907 : Maîtresse.
Dédèle
Gambiller
d’Hautel, 1808 : Remuer les jambes ; se démener, se trémousser.
Ansiaume, 1821 : Danser.
Les voilà tous à gambiller, il n’y a même pas de lubins à la turne.
Vidocq, 1837 : v. a. — Danser.
M.D., 1844 : Danser.
Larchey, 1865 : Danser. — Mot de langue romane. V. Roquefort. — Tout récemment une danseuse du Casino portait le sobriquet de Gambilmuche. V. Coquer. — Gambille : Jambe. Diminutif du vieux mot gambe.
Delvau, 1866 : v. n. Danser, remuer les jambes. Il est tout simple qu’on dise gambiller, la première forme de jambe ayant été gambe.
Si souslevas ton train
Et ton peliçon ermin,
Ta cemisse de blan lin,
Tant que ta gambete vitz.
dit le roman d’Aucassin et Nicolette.
Rigaud, 1881 : Danser ; sauter. — Gambilleur, gambilleuse, danseur, danseuse. — Gambilleur, gambilleuse de tourtouse, danseur, danseuse de corde.
Virmaître, 1894 : Danser. Mot à mot : faire marcher ses gambettes (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Danser.
France, 1907 : Danser, courir ; jouer des jambes ; du vieux français gambille, diminutif de gambe, latin gamba.
Le vertige noir les invite
À gambiller sur le chemin.
Les fous vont vite, vite, vite !…
Sait-on qui sera fou demain ?
(Émile Bergerat)
Houp ! la Mort au nez ridicule
Les fait sauter comme des chats ;
Tout ça gambille, gesticule,
Dans de suprêmes entrechats.
(Jean Richepin)
Aussitôt Phrasie et Dédèle, qui, entre deux contredanses au bastringue, étaient venues se faire régaler de grenadine par leurs amants, deux clampins plus jeunes qu’elles, se mirent à gambiller sous la table.ve :
(Camille Lemonnier, Happe-Chair)
Pointer
France, 1907 : Battre, rosser.
— Si ta Dédèle est gironde, faut la goler ; si elle est rosse, faut la pointer ferme.
(Le Cri du Peuple, 1886)
France, 1907 : Chien d’arrêt ; anglicisme. Voir Puppy.
Turfiste
Delvau, 1866 : s. m. Habitué des courses, propriétaire de chevaux coureurs, parieur.
France, 1907 : Personne qui s’occupe de courses.
La langue des courses, en France, on l’a cent fois fait remarquer, est un parler purement anglais. Nous appelons lad un garçon d’écurie, steeple-chase (chasse au clocher) une course d’obstacles et crack un cheval de course, comme nous appelons hunter un cheval de chasse. Jockey, qui signifiait autrefois maquignon en Angleterre, et dont nous avons fait d’abord le synonyme de laquais, est devenu le nom de celui qui monte un cheval de course. Comme les Anglais, nous nous servons de l’expression dead head (dède hède) pour désigner une épreuve nulle où deux chevaux arrivent ensemble et tête à tête au poteau marquant le terme de la course. Comme pour les Anglais, le betting est pour nous le lieu où s’exécutent les paris, et pas n’est besoin d’être turfiste pour savoir ce qu’on doit entendre par bookmaker, starter, outsider, performance, etc.
(Pontarmé, Petit Parisien)
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