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Foireux

d’Hautel, 1808 : Peureux, poltron. On dit souvent bassement en parlant de quelqu’un qui est pâle, qui est indisposé, qu’il a la mine foireuse.
On dit aussi par mépris à un homme foible, et qui veut faire le fanfaron, qu’il n’est qu’un foireux.

Delvau, 1866 : s. et adj. Poltron, homme dont le cœur est débilité et l’esprit dévoyé. Foireux comme un geai. Extrêmement poltron. On dit aussi Foirard.

Virmaître, 1894 : Poltron. On dit aussi : foireux comme un geai. L’ami Mac-Nab nous a laissé une chanson connue, à ce sujet :

Il reste les Napoléon,
Des muff’s qu’a toujours la colique
Et qui foire dans ses pantalons
Pour em… bèter la République.

Allusion à la fuite de Craint-plomb, pendant la guerre de Crimée (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Poltron.

France, 1907 : Poltron. On dit communément : foireux comme un geai.

C’est pas un froussard, un foireux,
Dans les rues, à pied, i’s’ballade ;
I’ vous cann’ comme un camarade ;
C’est pas d’la bêche, on s’sent heureux.

(Paul Paillette)

Plon-plon

France, 1907 : Sobriquet du prince Napoléon, fils du roi Jérôme. C’est à tort que beaucoup de personnes croient que ce sobriquet lui a été donné à la suite de la guerre de Crimée et ne serait qu’une corruption de Craint-plomb. Plon-plon, diminutif de Napoléon, est le petit nom qu’on lui donnait dans sa famille dès son enfance, ainsi que le prouve une lettre que l’ex-roi de Westphalie écrivait à sa fille la princesse Mathilde, le 30 avril 1834, alors que le petit prince n’avait que douze ans : « Tes cousines m’ont chargé de mille et mille choses pour toi et pour Plonplon… » C’est la princesse Mathilde qui l’aurait baptisé de ce nom dans l’intimité. Néanmoins l’hostilité populaire l’attribua au défaut de courage de celui qui, sans être soldat, eut le tort d’accepter le commandement d’une division en Crimée. On sait qu’il fut atteint des premiers symptômes du choléra au moment d’une action. La verve railleuse des Parisiens s’empara de ce fait :

Des exploits de Plon-plon, c’est à tort que l’on glose,
Au-dessus de Cambronne il devrait être mis 
Car en face des ennemis
Cambronne a dit le mot, Plon-plon a fait la chose.

Pendant la guerre d’Italie, parut un quatrain de même facture.


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