France, 1907 : Chanson militaire en Algérie, dont on a fait une marche au pas accéléré.
As-tu vu
La casquette,
La casquette !
As-tu vu
La casquette du père Bugeaud !
Casquette du Père Bugeaud
France, 1907 : Chanson militaire en Algérie, dont on a fait une marche au pas accéléré.
As-tu vu
La casquette,
La casquette !
As-tu vu
La casquette du père Bugeaud !
Chacal
Delvau, 1866 : s. m. Zouave, — dans l’argot des soldats d’Afrique, par allusion au cri que poussent es zouzous en allant au feu.
Rigaud, 1881 : « Est un petit nom d’amitié que le maréchal Bugeaud donnait aux zouaves dans ses moments de bonne humeur, et que nous avons gardé, entre nous, comme, signe de ralliement. » (A. Arnault, Les Zouaves, acte 1)
France, 1907 : Zouave. Les régiments de zouaves étaient, dès le début, composés en grande partie d’Arabes, dont l’habitude est de pousser des clameurs sauvages en chargeant l’ennemi. Leurs cris imitaient celui du chacal, d’où leur nom.
Pan, pan, l’arbi,
Les chacals sont par ici.
(Marche des zouaves)
Hausse à 1800 mètres
Merlin, 1888 : Képi de forme élevée. On dit aussi : un Bugeaud.
Saxe (le mulet du maréchal de)
France, 1907 :
Quand le général Changarnier, à cheval, à la tête de sa brigade, vit l’ennemi s’engouffrer dans les ravins, jugeant le moment venu d’attaquer, il se jeta sur lui vigoureusement, lui fit subir des pertes cruelles et le mit en fuite dans le plus grand désordre, mais sans attendre le signal des trois coups de canon. Le général Bugeaud aimait à faire sur le terrain même une sorte de conférence aux généraux et aux chefs de corps pour leur faire comprendre sa pensée, lorsqu’il s’agissait d’entreprendre une opération délicate, ou pour juger une manœuvre quand elle était exécutée. Nous croyons bonnement avoir emprunté aux Allemands la critique après les manœuvres, tandis qu’elle est au contraire, chez eux, une importation toute française. Le soir de cette affaire, il réunit ses officiers au bivouac pour faire devant eux l’examen de la journée. « Nous avons, dit-il, infligé à ces Kabyles un traitement dont ils se souviendront ; mais notre succès eût été plus complet si la brigade, postée en embuscade, avait attendu le signal que je devais donner. De la place que j’occupais, j’embrassais tout le théâtre de l’action, et j’étais mieux à même que personne de juger quand il convenait d’attaquer.
— Mais, mon général, s’écria aussitôt le général Changarnier, c’est moi qui commandais cette brigade. C’est par mon ordre qu’elle a attaqué avec une fougue et une impétuosité dont vous avez pu juger les résultats.
— Eh bien, si c’est vous qui avez commis la faute, c’est à vous que s’adresse mon observation.
— Il y a six ans, mon général, que je fais la guerre en Afrique sans interruption. Je crois y avoir acquis quelque expérience, et jamais on ne m’a adressé un pareil reproche. »
Le général Bugeaud, émoustillé par le ton que prenait la conversation, lança alors cette réplique célèbre dont il ne calculait pas la portée : « Qu’est-ce que cela fait ? Le mulet du maréchal de Saxe avait fait la guerre vingt ans, et il était toujours un mulet. »
Il est facile de s’imaginer l’effet que produisirent ces paroles sur les assistants et surtout sur un interlocuteur dont l’excès de modestie n’était pas le défaut saillant, qui avait au contraire conscience de son incomparable valeur et dont l’amour-propre était encore excité par les éloges qu’on lui avait justement prodigués.
(Général du Barail, Mes Souvenirs)
Tête de porc
France, 1907 : Ordre de combat adopté et désigné ainsi par le maréchal Bugeaud.
Le maréchal Bugeaud fit faire halte un instant, pour rectifier l’ordre de combat que nous avions pris, aussitôt après le passage du gué de l’Isly. C’était ln fameuse tête de porc, un grand losange dessiné par les bataillons d’infanterie, se flanquant de proche en proche et couverts par une ligne de tirailleurs assez largement espacés, mais appuyés sur des pelotons de soutien.
(Général du Barail, Mes souvenirs)
Argot classique, le livre • Telegram