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Faveurs d’une femme (obtenir les)

Delvau, 1864 : Être reçu à cuisses ouvertes par elle.

Après cela, on peut bien juger que la dame ne fut pas longtemps sans donner ses dernières faveurs au cavalier.

(Bussy-Rabutin)

Ah ! bien, dit-il, n’est-ce donc qu’avec moi
Que vous avez la fureur d’être sage ?
Et vos faveurs seront le seul partage
De l’étourdi qui ravit votre foi ?

(Voltaire)

Apprenez qu’en amour, bien souvent le divorce
Naît de la dernière faveur.

(Grécourt)

Me faudra-t-il, pour complaire à l’usage,
Du seul devoir attendre les faveurs,
Qui de l’amour doivent être le gage.

(Parny)

Céphise est lubrique à la rage.
Et favorise chaque nuit
Gnaton, en qui le sexe est à moitié détruit.

(Bruzen De La Martinière)

Judith me fait horreur ;
Je renonce à l’honneur
D’obtenir ses faveurs.

(Félix Bovie)

Montre

d’Hautel, 1808 : Je n’ai pas ma montre, elle est chez le charron. Réponse facétieuse d’une personne qui n’a pas de montre, et à qui l’on demande quelle heure il est.
Ce sont les vignes de la Courtille, belle montre peu de rapport. Persifflage que l’on exerce sur ceux qui veulent paroître avec un grand éclat.
Il peut passer à la montre. Se dit d’un homme qui a bonne mine, bonne tournure ; et signifie qu’il peut être reçu dans la bonne compagnie ; qu’il a assez de talens pour occuper les hauts emplois.

Père la Pudeur

France, 1907 : Pudibond, grotesque. Le père La Pudeur appartient généralement à l’une des nombreuses sectes protestantes où l’on s’effarouche du mot et où l’on se délecte en secret de la chose. C’est un fâcheux hypocrite et grotesque, un empêcheur de danser en rond. Le prototype du père La Pudeur est de nos jours le sénateur Bérenger. Il s’appelait autrefois Tartufe.

Tous ces dépravés de la Ligue contre la licence des rues, que Séverine appelle avec juste raison de « vieux dégoûtants piqués de cantharides », ces pères La Pudeur n’ont assurément nulle goutte de sang gaulois dans les veines et, si l’on remontait aux origines, on y reconnaitrait de copieuses infusions saxonnes, suisses ou belges, à moins que le pesant marteau du huguenotisme n’ait aplati un coin de leur cervelet. Pas de notre race, Gaulois et Francs, tous ces gens-là ont besoin d’être recuits !

Témoins à décharge

Delvau, 1864 : Les deux roustons, qui, lorsque le vit est en cause, ont de quoi le faire décharger. Suivant les témoins à décharge, Le vol doit être récusé. — Les imposteurs ! répond Glycère, N’écoutes pas leurs faucs rapports, Ils n’ont rien vu, c’est bien sincere, Car tous les deux étaient dehors… L’abbé… avoit en ses jeunes, ans perdu ses deux témoins instrumentaires… en descendant d’un bellooief : c’est un prunier sauvage… (Contes d’Eutrapel) Les dames rirent assez de Castor, qui était resté sans témoins.

(P. de Larivet)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique