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Maison de passe

France, 1907 : Maison où l’on accueille les personnes de différents sexes qui s’y donnent rendez-vous.

Un grand nombre de maisons de passe sont sous la coupe de la polie. Ce sont des maisons tolérées par l’administration, à qui elles rendent de fréquents services en dénonçant les prostituées inscrites qui viennent s’y cacher.

(Dr Jeannel)

Eh quoi ! une malheureuse que la faim, la misère poussent sur le trottoir est exposée, à chaque minute, à être ramassée dans une de ces rafles qui, de temps à autre, soulèvent de dégoût le cœur de Paris, et, dans ces lupanars autorisés, où la gargote du jour se transforme la nuit en maison de tolérance, à moins que ce ne soit — pis encore ! — en maison de passe, la police laisse, sous son œil bienveillant, avec la fameuse permission de 3 heures du matin, se pratiquer le marchandage de chair humaine le plus éhonté, le plus révoltant qui se puisse imaginer.

(La Nation)

Ramasser

d’Hautel, 1808 : Ramasse ton bonnet. Se dit par plaisanterie à quelqu’un qui s’est laissé tomber, ou satiriquement à une personne que l’on remet à sa place en lui adressant quelques paroles piquantes.
S’il tombe sous sa main, il se promet de le ramasser d’une belle manière. Pour, il sera mal venu, bien maltraité.
Cela ne vaut pas le ramasser. Se dit de quelque chose de peu de valeur, et dont on ne fait nul cas.
Que le diable te ramasse. Voy. Diable.

Larchey, 1865 : Arrêter.

Ce qu’elles craignent par dessus tout, c’est d’être ramassées sous le cruel prétexte de vagabondage.

(M. Waldor)

Delvau, 1866 : v. a. Arrêter ; conduire en prison, — dans l’argot des faubouriens. Se faire ramasser. Se faire arrêter.

Rigaud, 1881 : Arrêter sur la voie publique ; appréhender au corps. Se faire ramasser, se faire arrêter sur la voie publique, dans un bal public. Se dit principalement en parlant des ivrognes et des tapageurs.

La Rue, 1894 : Arrêter. Faire des reproches.

Virmaître, 1894 : Se faire ramasser, c’est se faire arrêter. Quand un individu tient un langage imprudent ou qu’il dit des bêtises, il se fait ramasser (rappeler à l’ordre). Dans le peuple, on dit :
— Nous l’avons relevé du péché de paresse.
On dit également à une femme qui vous embête :
— Allons, ramasse tes cliques et les claques et fous le camp (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Recevoir des reproches ou réprimandes.

France, 1907 : Rabrouer, gronder. Prendre. Ramasser un bidon, s’évanouir, s’échapper. Ramasser des épingles ou des marrons, se livrer à la pédérastie passive. Ramasser une pelle, tomber. Ramasser une veste, échouer. Se faire ramasser, se faire arrêter ou se faire rappeler à l’ordre.

Quoi ? Vrai ! vous allez m’ramasser ?
Ah ! c’est muf ! Mais quoi qu’on y gagne ?
J’m’en vas vous empêcher d’pioncer,
J’ronfle comme un’ toupi’ d’Allemagne.

(J. Richepin, La Chanson des gueux)


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