Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Côte (être à la)

Larchey, 1865 : Être à sec d’argent. On est à flot quand la fortune sourit.

Si vous êtes vous-même à la cote, — quelles singulières expressions on a dans les coulisses pour exprimer qu’on manque d’argent.

(Achard)

Rigaud, 1881 : Avoir échoué sur le rivage de la misère.

France, 1907 : Être à court d’argent, littéralement : se trouver dans l’état d’un naufragé qui vient d’être jeté sur le rivage.

Coupé (être)

Rigaud, 1881 : Être sans argent, — dans le jargon des typographes.

Boutmy, 1883 : v. Être sans argent.

France, 1907 : Être à court d’argent, ce qui vous coupe en effet toutes choses, même les amitiés.

Être bref

Delvau, 1866 : v. n. Être à court d’argent.

France, 1907 : Être à court d’argent.

Pouce

d’Hautel, 1808 : Jouer du pouce. Pour dire compter ou donner de l’argent ; faire des dépenses forcées.
J’aimerois autant baiser mon pouce. Se dit en parlant d’une chose qui est fort indifférente ; qui fait peu de plaisir.
S’en mordre les pouces. Se repentir, quand il n’est plus temps, d’avoir fait, ou quelquefois de n’avoir pas fait une chose.
Avoir les pouces serrés. Être à court d’argent ; avoir des affaires embarrassées.

Tirer le diable par la queue

Delvau, 1866 : v. a. Mener une vie besogneuse d’où les billets de banque sont absents, remplacés qu’ils sont par des billets impayés. Argot des bohèmes. On dit aussi Tirer la Ficelle ou la corde.

Virmaître, 1894 : Il y en a (la moitié de Paris) qui passent leur temps à cette besogne, sans être jamais avancés un jour plus que l’autre. La misère ne les lâche pas. Ce pauvre diable, depuis le temps que l’on la lui tire, n’en devrait plus avoir (Argot du peuple).

France, 1907 : Vivre misérablement, être à court d’argent, ne savoir comment joindre les deux bouts ; travailler beaucoup pour gagner peu. « Que d’écrivains tirent le diable par la queue ! Cette expression s’explique, die S. Dauny, dans l’Écho du Public, par de vieilles images, très populaires autrefois, où l’on voyait toutes sortes de gens tirant par la queue le grand diable d’argent, lequel distribuait de l’argent de son sac. »

— Tirez de diable par la queue si vous y êtes forcée, mais ne l’avouez jamais ; qu’on ne le sache pas si vous ne voulez être délaissée par les uns et méprisée par les autres. Personne parmi nous ne l’ignore, et c’est ce qui explique la somme considérable d’efforts que l’on fait pour paraître. J’ai même tort de limiter ces efforts à notre monde ; ils sont inhérents à la société française et, dans des limites à déterminer, à la société humaine. Donc, il faut paraître, paraître à n’importe quel prix, à Paris plus que partout ailleurs. Dès lors, il faut s’ingénier, tâcher de vivre.

(Edgar Monteil, Le Monde officiel)


Argot classique, le livre • Telegram

Dictionnaire d’argot classique