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Engueulement

Larchey, 1865 : Bordée d’injures.

Vadé est le Démosthènes de l’engueulement.

(Catéch. poissard, 1844)

Delvau, 1866 : s. m. Injure de parole, — dans l’argot du peuple. Injure de plume, — dans l’argot des gens de lettres.

Rigaud, 1881 : Avalanche d’injures. Langage particulier aux dames des halles du temps jadis. Les bals masqués sont des écoles d’engueulement.

France, 1907 : Même sens que engueulade et engueulage.

Néanmoins, un rien l’arrête le long du chemin : parfois il regarde en badaud, soit des journaux ouverts à l’éventaire des librairies, soit une boutique nouvelle, soit un embarras de voitures provoquant un engueulement de cochers.

(Paul Pourot, Les Ventres)

Éventaire

d’Hautel, 1808 : Plateau d’osier sur lequel les femmes portent ce qu’elles vendent. On confond continuellement ce mot avec inventaire (rôle). Et l’on dit vulgairement une marchande à l’inventaire. L’éventaire de cette maison est considérable.

Inventaire

d’Hautel, 1808 : Confondu avec éventaire. Voy. Éventaire.

Trimar

Clémens, 1840 : Grand chemin.

Larchey, 1865 : Grande route, où triment les voyageurs. V. Butter.

Travailler sur le grand trimar, c’est voler sur le grand chemin.

(Cinquante mille voleurs de plus à Paris, Paris, 1830, in-8)

Trime : Rue. — Trimin : Chemin.

Sur mon trimin rencontre Un pègre de quartier.

(Vidocq)

Diminutif de Trimar. Faire son trimar se dit des filles qui se promènent la nuit pour raccrocher. V. paillasson.

Delvau, 1866 : s. m. Chemin. — dans l’argot des voleurs, qui y triment souvent en attendant leurs victimes. Grand trimar. Grande route. On dit aussi Grande tire.

Rigaud, 1881 : Éventaire ; balle de marchand ambulant, boutique de marchand forain.

La Rue, 1894 : Chemin, rue. Eventaire. Balle. Grand trimar, grande route.

France, 1907 : Éventaire.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique