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Étamé

France, 1907 : Individu qui a déjà subi une ou plusieurs condamnations. Sa réputation est en effet étamée. Boule de son étamée, pain blanc.

Étamer

Rigaud, 1881 : Condamner pour récidive. — Étamé, récidiviste. — Étamage, récidive. Aller se faire étamer aux petits gerbes.

Grillou

M.D., 1844 : Un étameur.

Lermoné

Halbert, 1849 : Étamé.

Lermonée

Halbert, 1849 : Étamée.

Lermoner

Delvau, 1866 : v. a. Étamer.

France, 1907 : Étamer.

Qui moult se mire peu file

France, 1907 : Ce vieux dicton, toujours vrai, date de la quatrième croisade d’où les croisés rapportèrent d’Orient des miroirs de glace étamée jusqu’alors inconnus en Europe, où l’on ne se servait que de miroirs en métal poli. Ces glaces, fabriquées à Sidon, eurent un tel succès près des dames et châtelaines qu’elles abandonnèrent pour la plupart fuseaux et rouet pour s’admirer. Venise perfectionna les miroirs de Sidon, et plus tard la fabrique de Saint-Gobain, établie en 1690 en Picardie, surpassa celle de Venise.

Rédam

Delvau, 1866 : s. f. Grâce, — dans l’argot des voleurs, qui cependant ne croient pas à leur rédemption.

Virmaître, 1894 : Grâce. Comme le dit A. Delvau, redam ne peut venir de rédemption. C’est une corruption de retam. Allusion à la casserole qui est neuve lorsqu’elle est étamée. Dans le peuple on dit rétamé pour étamé : le voleur gracié est rétamé, il est remis à neuf (Argot des voleurs). N.

Hayard, 1907 : Grâce de condamné.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique