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Buse

d’Hautel, 1808 : Badaud, musard, sot et ignorant.
On ne sauroit faire d’un buse un épervier. C’est-à-dire d’un fat, d’un laquais, un homme d’importance ; d’un sot, un homme d’esprit.

Chauffer une femme, chauffeur

Delvau, 1864 : Homme qui bande pour une femme et qui la serre de près, comme l’épervier la colombe, pour épier le moment favorable où il pourra fondre dessus, la pine en avant.

Loquemans, c’est l’officier, le chauffeur de la petite.

(Henry Monnier)

Écartilleux, quartilleux

France, 1907 : Termes des marins d’eau douce et des pêcheurs de la Seine. L’écartilleux est celui qui tient les rames pendant que le pêcheur jette son épervier.

Ce nom, d’ailleurs immémorial, dit Paul Arène, lui est donné à cause de ceci, que, comme récompense et paiement, il a droit au quart de la pêche. On est heureux de retrouver dans les environs immédiats de Paris ces mœurs primitives, remontant sans doute aux époques lacustres.

Faire d’une buse un épervier

France, 1907 : Faire d’un ignorant un savant, d’un sot un homme d’importance, d’un laquais un financier, d’un apothicaire un général, d’un pion un ministre, d’un grippe-sou un chef d’État, d’un grimaud un conseiller du parlement, d’un méchant petit communard un ambasssadeur  !

Mâle

d’Hautel, 1808 : Pour homme, mari, époux. Elle étoit avec son mâle, pour avec son mari.
Un laid mâle, un vilain mâle. Pour dire un homme mal fait, rempli de difformités.
Il a la gorge noire, c’est un franc mâle. Pour dire un homme robuste et vigoureux.
C’est un mariage d’épervier, la femelle vaut mieux que le mâle. Se dit d’un mariage ou la femme l’emporte par son intelligence, sa force et son activité sur son mari ; parce que l’épervier mâle est plus foible et plus chétif que la femelle.

Delvau, 1866 : s. m. Homme, — dans l’argot des faubouriennes, qui préfèrent les charretiers aux gandins. Beau mâle. Homme robuste, plein de santé. Vilain mâle. Homme d’une apparence maladive, ou de petite taille. Signifie aussi Mari.

Rafle, rafler

Virmaître, 1894 : Prendre. Quand un crime est commis et que les auteurs sont introuvables, la police organise des rafles dans les lieux suspects et dans les endroits où se réunissent les vagabonds. On nomme ces rafles un coup d’épervier, parce que l’on y prend généralement beaucoup de poissons. Quand les filles publiques deviennent par trop encombrantes, on les rafle en masse. Le croupier rafle l’argent des joueurs. Le voleur rafle l’argent des passants (Argot des souteneurs).


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique