Vidocq, 1837 : s. m. — Embarras.
Epatage
Épatage
Delvau, 1866 : s. m. Action d’éblouir, de renverser quelqu’un les quatre pattes en l’air par la stupéfaction ou l’admiration. Argot du peuple. On dit aussi Épatement.
France, 1907 : Étonnement.
Épatage (faire de l’), épate (faire de l’)
Larchey, 1865 : Vouloir en imposer par un grand étalage.
As-tu fini tes épates avec ta pelure de velours de coton.
(Les Cocottes, 1864)
Ces jeunes troupiers font de l’épate, des embarras si vous aimez mieux.
(Noriac)
Épate
Delvau, 1866 : s. f. Apocope d’Épatage. Faire de l’épate. Faire des embarras, en conter, en imposer aux simples.
Rigaud, 1881 : Embarras, manières. — Faire son épate, ses épates, des épates, se donner des airs importants. Les mots épater, épates et leurs dérivés viennent de épenter, qui, au XVIIIe siècle, avait le sens de : intimider. L’épateur cherche à intimider son public en l’étonnant.
France, 1907 : Abréviation d’épatage. Faire de l’épate, faire des embarras, vouloir éblouir, imposer. C’est le propre des sots de faire de l’épate.
Anna Welty et son goujat d’entreteneur, le citoyen Monistrac, reçoivent, font de l’épate : le gros Monistrac, marchand de vins de Bordeaux, paiera un souper, une orgie à l’ami qui passe, mais ensuite il refusera cent sous au cher convive, et il y a beaucoup d’individus de sa religion, à Paris.
(Dubut de Laforest, L’Homme de joie)
Et sans vouloir faire d’épates,
Je proclame ici Paule Minck
La meilleure des candidates…
(Beausapin)
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