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Boucard

Ansiaume, 1821 : Boutique.

Tu crois le bouchard mâte, mais niberg.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Boutique. Écorner les boucards, enfoncer les boutiques.

Bras-de-Fer, 1829 : Boutique.

Vidocq, 1837 : s. f. — Boutique.

Delvau, 1866 : s. m. Boutique, — dans l’argot des voleurs. On dit aussi Boutogue.

Rigaud, 1881 : Boutique. Les voleurs disent aussi boutogue.

Virmaître, 1894 : Boutique (Argot des voleurs). V. Boutanche. N.

France, 1907 : Boutique ; argot des voleurs.

Calotte

d’Hautel, 1808 : Donner une calotte ou des calottes à quelqu’un. Signifie, en terme populaire, le frapper durement à la tête ; se porter sur lui à des voies de fait.
Il se passe bien des choses sous la calotte des cieux, pour dire sur la terre.
Il n’a pas encore la calotte de plomb. Pour dire il n’a pas encore atteint l’âge de l’expérience. C’est un écervelé, un étourdi, un fou.
Il auroit besoin de la calotte de plomb. Pour il auroit besoin des conseils de l’expérience.

Halbert, 1849 : Teigneuse.

Delvau, 1866 : s. f. Soufflet, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Assiette à soupe, — dans le jargon des voleurs.

Et il déposa sur la table un saladier de faïence écorné, balafré, rapiécé, une douzaine de morceaux de sucre dans une calotte.

(P. Mahalin, Les Monstres de Paris)

Fustier, 1889 : Assiette creuse. Sorte de pâtisserie où il entre des confitures.

Vous vous imaginez peut-être qu’il est question de quelques petites friandises dont on nous donnait de nombreuses indigestions durant notre jeunesse et qui portaient ce nom si joli, si gracieux, si adorable de petites calottes ; il y avait là-dedans des confitures.

(Gazette des Tribunaux)

Pot de confiture ayant la forme d’une grande calotte sans anse ni oreilles. (Littré)

Les calottes dont nous nous entretenons sont des pots de confitures.

(Gazette des Tribunaux, avril 1874)

France, 1907 : Le clergé. On dit aussi le régiment de la calotte.

Écornage ou écorne (vol à l’)

France, 1907 : Vol qui consiste à couper un fragment de vitre à la devanture d’une boutique et à tirer à soi les marchandises étalées au moyen d’un crochet.

Écorné

Delvau, 1866 : adj. et s. Voleur sur la sellette.

Rigaud, 1881 : Accusé qui comparaît devant le tribunal. L’accusé semble déjà être en mauvais état.

France, 1907 : Inculpé.

Écorné, -ée

Vidocq, 1837 : s. — Accusé, -ée sur la sellette.

Écorner

Bras-de-Fer, 1829 : Forcer.

Vidocq, 1837 : v. a. — Injurier.

Delvau, 1866 : v. a. Injurier, faire les cornes, — dans l’argot des voleurs.

Delvau, 1866 : v. a. Médire de quelqu’un, attaquer sa réputation, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Fracturer. — Écorner un boucard, fracturer une boutique.

Rigaud, 1881 : Injurier ; du vieux mot français escharnier, moquer, railler.

La Rue, 1894 : Fracturer. Injurier.

France, 1907 : Médire, injurier ; fracturer.

Écorner les boucards

Delvau, 1866 : v. a. Forcer les boutiques, — dans le même argot [des voleurs].

Écorner les boutanches

Virmaître, 1894 : Forcer les portes des boutiques. Cela indique bien l’action de la pince-monseigneur qui fait éclater le bois par la pesée (Argot des voleurs).

Écorner une boutanche ou un boucard

France, 1907 : Entrer par effraction dans une boutique.

J’aimerais mieux faire suer le chêne sur le grand trimar, que d’écorner les boucards.

(Vidocq)

Écorneur

Vidocq, 1837 : s. m. — Avocat du roi.

Rigaud, 1881 : Avocat chargé de soutenir l’accusation.

La Rue, 1894 : Le ministère public.

France, 1907 : Avocat général.

Égueuler

d’Hautel, 1808 : Crier, écornifler, casser.
Il est poli comme un pot-de-chambre égueulé. Expression basse et triviale usitée en parlant d’un grossier personnage, d’un malotru, d’un manant qui se pique de dire de sales injures, des obscénités.
S’égueuler, Crier. Il a tant crié, qu’il en est tout égueulé. Pour, il s’est fait mal à la gorge à force de crier.

Delvau, 1866 : v. a. Écorner un vase, l’ébrécher, — dans l’argot du peuple.

France, 1907 : Ébrécher un objet.

Vingt ou vingt-cinq ivrognes gisaient sur la paillasse, ronflant à qui mieux mieux. Cette scène, digne de Callot, était éclairée par une chandelle fichée dans le goulot d’une bouteille égueulée.

(Ch. Virmaître, Paris oublié)

Marcouse

Rossignol, 1901 : Le teneur du jeu de bonneteau fait, en manipulant les trois cartes, une corne à l’une d’elles pour allécher le joueur, puis il décorne cette carte pour en corner une autre que la gagnante, lorsqu’il sait qu’un des parieurs s’en est aperçu : c’est la marcouse ou cornanche.

Hayard, 1907 : Carte marquée par le bonneteur.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique