Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Halbert, 1849 : À ta santé.
Rigaud, 1881 : À ta santé, — dans l’ancien argot.
France, 1907 : Toast des voleurs.
Cric-croc
Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Halbert, 1849 : À ta santé.
Rigaud, 1881 : À ta santé, — dans l’ancien argot.
France, 1907 : Toast des voleurs.
Cric-croc !
La Rue, 1894 : À ta santé !
Cric, croc
anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : À ta santé.
Jinglard
Delvau, 1866 : s. m. Petit vin suret, ou le vin au litre en général, — dans l’argot du peuple, qui ne veut plus dire ginguet, et encore moins guinguet, une étymologie cependant.
France, 1907 : Petit vin suret. Voir Ginglard.
J’entends qu’vous dit’s : Mais ce patron
Doit vous payer en conséquence ?
Du tout !… Faisant v’nir un litron,
L’vieux m’a dit : « Pour la circonstance,
Buvons c’jinglard à ta santé ;
Il faut que le corps se sustente,
Avant l’turbin, d’un peu d’gaité… »
Je suis dans un’ « boîte » épatante !
(Jules Célès)
Ut
d’Hautel, 1808 : Sais-tu la musique ? Oui : Eh bien, Ut ! Quolibet qui, d’une farce comique, est passe parmi le peuple ; se dit à quelqu’un que l’on est ennuyé d’entendre, et équivaut à va te promener, retire toi.
Boutmy, 1883 : Premier mot d’une phrase latine dont se servaient autrefois les typographes en trinquant. Voici la phrase complète : Ut tibi prosit meri potio ! « Que ce verre de vin pur te soit salutaire ! » Peu à peu la formule latine de ce souhait devint inintelligible pour la plupart ; alors on l’abrégea, puis on se contenta du premier mot. Ne pourrait-on pas croire que l’expression moderne : zut ! qui est, il est vrai, le contraire d’un souhait poli, en est une corruption ?
Virmaître, 1894 : Quand les compagnons typographes portent la santé d’un des leurs, ils disent : ut. Ut tibi prosit : que cela te profite (Argot d’imprimerie).
France, 1907 : À ta santé ! argot des typographes. C’est l’abréviation de Ut tibi prosit, que cela te profite ! Les Allemands n’emploient dans le même cas que le dernier mot : Prosit !
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