Rigaud, 1881 : Farce de troupiers. Cette farce consiste à administrer à la victime une promenade nocturne dans son lit, lequel est traîné par de facétieux voisins au moyen de cordes à fourrages. Cette brimade a encore reçu le nom de « rouler en chemin de fer ». Le soldat qui a fait suisse est sûr qu’il prendra le train d’onze heures ; mais il n’y a qu’un bleu, un conscrit, qui, ignorant les usages du régiment, puisse commettre un si grand délit.
Prendre le train d’onze heures
Pyromancie
France, 1907 : Divination par les flammes d’un bûcher consumant une victime ; des deux mots grecs pyros, feu, et manteia, divination. Si les flammes s’attachaient à la victime, montant fixes et droites, sans fumée, on en tirait d’heureux présages. Si le feu ne s’allumait que difficilement, si le vent ou la pluie abattait la flamme, c’était preuve que la divinité refusait l’holocauste, et par conséquent signe de malheur.
Toucheur
France, 1907 : Chef de bande d’assassins.
L’assommeur n’est que l’aide du pégriot. Son chef d’attaque, c’est le toucheur. On qualifie de toucheur celui qui, après avoir donné le premier coup à la victime, est aussi le premier à faire sauter le tiroir et à toucher la monnaie. D’ordinaire le toucheur est un gamin de dix-sept à dix-huit ans, aussi frêle, aussi chétif que son assommeur est d’aspect redoutable.
(Mémoires de M. Claude)
France, 1907 : Conducteur de bestiaux.
Les chemins de fer ont amélioré la condition des toucheurs en les transportant commodément eux et leurs animaux et à moins de frais que par le passé.
(Comte Jaubert)
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