Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Fendre l’oreille

Rigaud, 1881 : Mettre à la retraite dans le jargon des troupiers.

Dire qu’ils vont lui fendre l’oreille ! un crâne soldat, qui vous vernit un meuble comme un garçon ébéniste.

(Fr. de Reiffenberg, La Vie de garnison, 1863)

Allusion aux chevaux réformés auxquels on fend l’oreille. — On dit également couper l’oreille.

Virmaître, 1894 : Mise à la retraite de quelqu’un, fonctionnaire, officier ou employé avant l’âge révolu.
— Sacré nom de Dieu, les cochons m’ont fendu l’oreille : J’ai pourtant encore du sang.
Allusion à la coutume de fendre l’oreille aux chevaux mis à la réforme (Argot des troupiers).

France, 1907 : Mettre à la retraite. Cette expression vient de ce qu’on fendait autrefois l’oreille des chevaux réformés.

Paille au cul (avoir la)

Larchey, 1865 : Être mis à la réforme. On sait qu’on expose, après y avoir attaché un bouchon de paille, les objets dont on veut se défaire isolément.

La paille au cul, repassez la frontière, Cafards Bourbons.

(La Paille au cul, ch., 1832)

Delvau, 1866 : Être réformé, congédié ; mis hors de service, par allusion au bouchon de paille qu’on met aux chevaux à vendre.

Rigaud, 1881 : Être vendu ou à vendre comme homme politique. Le journaliste qui vend sa plume, le député qui trafique de son vote, ont la paille au cul. Allusion au bouchon de paille que les maquignons mettent au derrière des chevaux qui sont à vendre.

Virmaître, 1894 : Être mis à la réforme. L. L. S’en aller la paille au cul, c’est quitter le régiment en ayant encore de la salle de police ou de la prison à faire. Allusion à la paille sur laquelle couchent les prisonniers (Argot des troupiers). N.

Hayard, 1907 : Quitter le régiment en sortant de prison.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique