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Agriffer (s’)

d’Hautel, 1808 : Se rattraper à quelque chose par les griffes qui en style populaire signifient mains. Ce verbe ne s’emploie au propre qu’en parlant des animaux à griffes, comme les chats, etc.

Chat-fourré

France, 1907 : Juge, greffier.

Ah ! comme je la vois venir, toute la séquelle des chats-fourrés, s’avançant à pas de velours vers les plus nobles, les plus hardis d’entre nous — jusqu’à ce que la griffe de fer s’abatte sur la liberté pantelante, sur la pensée meurtrie !

(Séverine)

Greffier

d’Hautel, 1808 : Il est comme le greffier de Vaugirard, il ne peut écrire quand on le regarde.
Ce proverbe vient de ce que le greffier de Vaugirard tenoit son gref dans un lieu obscur, qui n’étoit éclairé que par un œil de bœuf, de sorte qu’on ne pouvoit le regarder sans lui intercepter tout le jour.

Ansiaume, 1821 : Chat.

Ébobi ce greffier-là, nous le sauterons dans une bassine.

un détenu, 1846 / Halbert, 1849 : Chat.

Delvau, 1866 : s. m. Chat, — dans l’argot des faubouriens, qui n’aiment pas les gens à robe noire, et emploient à dessein ce mot à double compartiment où l’on sent la griffe.

Virmaître, 1894 : Chat (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Chat.

France, 1907 : Chat ; corruption de griffier.

C’est la dabuche Michelon
Qu’a pomaqué son greffier
Qui jacte par la venterne
Qui le lui refilera.
Le dabe Lustucru
Lui dit : Dabuch’ Mich’ton,
Votre greffier n’est pas pomaqué ;
Il est dans le roulon
Qui fait la chasse aux tretons,
Avec un bagaffre de fertange
Et un fauchon de satou.

(Chanson argotique de la Mère Michel, citée par V. Michel)

anon., 1907 : Chat.

Griffe

d’Hautel, 1808 : Pour, mains, doigts.
On dit figurément. Il s’est fait donner sur les griffes. Pour, on l’a réprimé, il a trouvé son maître.
Être sous la griffe de quelqu’un. Être soumis à son autorité, dépendre entièrement de lui.

Hayard, 1907 : Plume.

Griffes (aller à)

France, 1907 : Marcher.

— Veux-tu que j’envoie chercher une voiture pendant que tu mets ton chapeau ?
Mme Hardan. — Oh ! non, c’est à deux pas, rue Blanche : il fait sec, j’irai à griffes.
Jacques, très sous l’œil. — Qu’est-ce qui t’a appris cette expression-là ?
Mme Hardan. — Mais c’est toi, mon trésor. Tout ce que je suis, c’est toi qui me l’as appris, tout, tout, tout. Allons, je me sauve : au revoir à tout à l’heure.

(Maurice Donnay)

Griffeton

Rigaud, 1881 : Soldat ; pour griveton, — dans le jargon des voyous.

France, 1907 : Soldat : il va à griffes.

anon., 1907 : Soldat.

Sancta simplicitas (ô) !

France, 1907 : Ô sainte simplicité !

Et vous vous figurez que le mâle ira se passer de… Ô sancta simplicitas ! Il saura bien en trouver, des femmes… quitte à aller les chercher au centre de l’Afrique ou au fin fond de l’Australie, quitte à prendre de force celles qu’il auras sous la griffe et qui feront leurs mijaurées…

(Albert Cim, Émancipées)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique