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Coquillon

Vidocq, 1837 : s. m. — Pou.

Larchey, 1865 : Pou (Vidocq). — Comparaison du pou à une très-petite coquille.

Delvau, 1866 : s. m. Pou, — dans l’argot des faubouriens, qui se rappellent sans doute qu’on donnait autrefois ce nom à un capuchon qui se relevait sur la tête.

France, 1907 : Pou.

La petite bohémienne était gentille à croquer et pas du tout farouche, seulement je m’aperçus qu’elle avait la tête pleine de coquillons.

(Les Propos du Commandeur)

Croquer le marmot

France, 1907 : Attendre.

J’étais là depuis une heure à croquer le marmot et à écouter la musique des chiens…

(André Theuriet)

Enfin l’Église se déclare victorieuse et il y aura, sur les restes de ce franc-maçon enseveli comme un chrétien, aucune quincaillerie et les frères et amis sont condamnés par six degrés de froid à croquer le marmot dans le cimetière, ou à battre la semelle, ou, ce qui serait préférable, à faire un nombre considérable de carambolages au café de la Mairie, tous revêtus de leurs insignes.

(Louis Davyl, Gil Blas)

Croquer une poulette

France, 1907 : Abuser d’une innocente, séduire un tendron, prendre un pucelage.

— Mais… ma poulette… tu es jolie à croquer : il est tout naturel que je veuille te croquer…

(Alfred Delvau, Le Fumier d’Ennius)

Les plus nouvelles, sans manquer,
Étaient pour lui les plus gentilles ;
Par où le drôle en put croquer,
Il en croque, femmes et filles,
Nymphes, grisettes, ce qu’il put ;
Toutes étaient de bonne prise,
Et sur ce point, tant qu’il vécut,
Diversité fut sa devise.

(La Fontaine)

Évacuer du couloir

Fustier, 1889 : Sentir mauvais de la bouche.

France, 1907 : Avoir mauvaise haleine.

La petite était brune, gentille, faite au tour et bonne à croquer ; seulement elle avait un diable de défaut, elle évacuait du couloir.

(Les Joyeusetés du régiment)

Marie-je-m’embête

France, 1907 : Femme ou fille qui fait des façons, des cérémonies, qui se fait prier, qui embête tout le monde.

— J’inviterais bien au gueuleton la petite Fifine, elle est gentille à croquer, mais elle fait trop sa Marie-je-m’embête.

(Les Propos du Commandeur)

Sainte Nitouche

France, 1907 : Fausse prude, femme ou fille qui fait la discrète, la réservée, la sage, qui s’effarouche du mot et se complait à la chose ; littéralement, sainte n’y touche.

La petite dévote n’en pouvait mais. Elle versait dans tous les coins toutes les larmes de son corps, d’autant qu’en fille qui veut rattraper le temps perdu elle avait, dès la première semaine, fait son choix parmi les plus ardents postulants. Une douzaine pour le moins se trouvaient à son goût, et elle aspirait malgré ses airs de sainte nitouche, friande des seules sucreries apostoliques, à croquer à l’occasion de plus succulentes dragées.

(Hector France)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique