Boulettes
Delvau, 1864 : Les testicules, — qu’on ne jette pas aux chiens, mais sur lesquels se jettent ces chiennes enragées d’amour qu’on appelle les femmes.
Ceux-là que tu voulais dire qui ne déchargent point, sont les châtrés, à qui on a coupé les deux boulettes et qui ne sont bons à rien qu’à bander quelquefois.
(Mililot)
Virmaître, 1894 : Billes de billard. Allusion à la forme ronde (Argot des voleurs). N.
France, 1907 : Billes de billard.
Dépenser ses côtelettes
Delvau, 1864 : Tirer un coup, parce que le sperme est le résultat de la nourriture absorbée. — Cette expression a été employée pour la première fois dans une nouvelle à la main du Figaro, dont le parquet a ri — sans la poursuivre comme outrage à la morale publique. Une dame avait un amant pauvre, qu’elle invitait souvent à dîner chez elle, afin de lui confectionner un sperme de bonne qualité et de le forcer à bander en temps utile. Un jour elle s’aperçut qu’il la trompait pour une autre femme ; elle s’en plaignit amèrement à une de ses amies, en disant : « Il va dépenser ailleurs les côtelettes qu’il mange chez moi ! »
Ravigoter un homme
Delvau, 1864 : Faire tant, des doigts et de la langue, qu’il parvient à bander.
D’un tour de main ell’ ravigote
Le plus p’tit, le plus maigre jeu.
(É. Debraux)
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