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Z

Z’yeuter

Regarder, guetter.

Ze-ze

s. des deux g. Homme ou femme qui blèse, qui prononce Ze pour Je et parle Ze-ze. Argot du peuple.

Zèbre (seller son)

Seller son cheval.

Zèbre (zef, zeb ou zif)

Vit arabe, long, pointu et mince… « comme bouriquot… »

« Dit le Turco
Bono. »
Leila, tu le dis faible et ce grand point j’ignore
Je connais le moyen de rendre un zèbr’ hardi.

Em. Delorme. (Chanson arabe.)

Zéph

Vent ; c’est l’apocope de zéphyr. — Se pousser du zéphyr, se sauver. — Rue des Quatre-Zéphs, rue des Quatre-Vents.

Zéphir

« L’infanterie légère d’Afrique dont les hommes sont généralement désignés sous le nom de zéphyrs. »

Gandon.

Zéphir

s. m. Soldat indiscipliné ou bon pour les compagnies de discipline. Argot des troupiers.

Zéphir

Soldat du bataillon d’Afrique.

Les zéphirs, qu’on nomme aussi joyeux, se recrutent dans tous les régiments d’infanterie et Cavalerie, et forment une petite légion fougueuse, irascible, hostile aux règlements, rebelle au devoir, qui approvisionne très consciencieusement les prisons et les conseils de guerre.

(A. Camus.)

Zéphir

Soldat des bataillons d’Afrique.

Zéphir

Quand un troupier indiscipliné est envoyé on Afrique, aux compagnies de discipline, pour casser des cailloux sur les routes, il devient, de par son incorporation, un zéphir. Quand il fait un vent doux, on dit :
— Quel doux zéphir.
Quand un malpropre lâche une tubéreuse, c’est un sale zéphir pour celui qui est sous le vent (Argot du peuple).

Zéphirien

Qui a rapport aux zéphirs.

Jacques Durivet revint à ses souvenirs zéphiriens.

(A. Camus.)

Zéphirs

Soldats des bataillons d’infanterie légère d’Afrique où sont envoyés tous les jeunes gens ayant été condamnés avant le tirage au sort, de sorte que ces bataillons ne sont composés que de gens tarés. Dans le temps, celui qui avait été aux zéphirs ne s’en cachait pas, parce qu’à cette epoque on n’y incorporait qu’à la suite d’un conseil de guerre pour bris d’armes, vente d’effets ou autres delits, excepté pour vol. On les appelle aussi camisards. Ils chantaient une chanson dont je me rappelle les premiers mots :

Allons, camisards, Morbleu !
Narguons les hasards, Corbleu !

Zéphyr

Soldat des bataillons d’Afrique.

Zerner, Zerver

Pleurer.

Zéro

s. m. Homme sans valeur, sans énergie, sans consistance, sans rien. Argot du peuple. On dit aussi Zéro en chiffre.

Zerver

Crier ou pleurer.

Zezette

Une petite absinthe. Dans les cantines de lavoir, les blanchisseuses qui ne crachent pas dessus s’offrent à quatre heure une petite zezette de trois sous (Argot des blanchisseuses). N.

Zif

s. m. « Marchandise supposée dont certains industriels font intervenir le nom dans leurs opérations. »

Zif

Marchandises imaginaires (qu’un commerçant fait figurer sur son catalogue pour avoir l’air d’être bien assorti (Argot des bourgeois).

Zif, Zig

Marchandise imaginaire dont certains filous font intervenir le nom dans leurs opérations. Soliceur de zif, marchand vendant sur faux échantillon, ou escroc vendant une marchandise qu’il livrera d’autant moins qu’il a touché une avance sur échantillon.

Zig

Marchandise non conforme à l’échantillon. — Marchandise qu’un filou livrera d’autant moins qu’il aura touché une avance sur échantillon.

Zig à la rebiffe

Récidiviste, — dans l’argot du régiment.

Zig à la rebiffe

Voleur bon enfant qui revient au bout de quelques jours à la prison. Il rebiffe, il récidive (Argot des voleurs).

Zig ou Zigue

s. m. Ami, camarade de bouteille, — dans l’argot des faubouriens, qui font allusion aux zigzags du lundi soir. Bon zigue. Homme joyeux, — mauvais mari peut-être, mauvais fils ou mauvais père, mais bon ami de cabaret et de débauche. C’est un zigue. Phrase consacrée par laquelle un ouvrier répond d’un autre ouvrier comme de lui-même.

Zig ou zigue

Un homme est un bon ou un mauvais camarade. C’est un bon zig ou un mauvais zig. (Argot du peuple).

Zig-Zag

s. m. Boiteux, bancal, — dans l’argot des voleurs.

Zig-zag (se la briser en)

Voyez Se tirer des pieds.

Zig, bon zigue

Bon compagnon.

Entrez, entrez, nous sommes tous ici de bons zigues.

Monselet.

Je suis un bon zig, il a l’air d’un bon enfant, nous nous entendrons.

Montépin.

V. Taf, Coller — On parle aussi en zigue. Paillet donne, entre autres, l’exemple suivant, p. 75 de ses Voleurs et volés : Cavale tezigue vers mesigue (accours vers moi).

Zig, Zigue

Camarade, ami. — Bon zig, zig d’attaque, bon camarade, camarade sur lequel on peut compter. — Le premier venu. Connais-tu le zig ? connais-tu l’individu ?

Zigue

Bon enfant.

Zigue

Garçon, bon enfant, ami.

Zigue

Un ami.

Zigue

Camarade, ami.

Zigue

Bon garçon. Un bon chef est un zigue. Un bon camarade est également un zigue.

Zigue

Camarade.

Zigue (bon)

Luron, bon vivant, camarade. Montrez-vous-le, bon zigue, lecteur, en réservant un indulgent accueil à ce petit lexique.

Ziguer

On raconte que c’est pour avoir zigué Ève que le papa Adam fut chassé du Paradis.

Zigzag

Boiteux.

Zigzig

Boiteux. On dit aussi cinq et trois font huit.

Zinc

s. m. Maladie vénérienne, — dans l’argot des faubouriens.

Zinc

s. m. Chic, — dans le même argot [des faubouriens]. Avoir du zinc. Avoir une brillante désinvolture.

Zinc

s. m. Voix métallique et solide, — dans l’argot des coulisses. Avoir du zinc. Avoir une voix sonore. On dit aussi Être zingué.

Zinc

Argent. — Comptoir de marchand de vin. — Prendre un canon sur zinc.

Des poivrots, le coude sur le zinc, riaient au nez des petites.

(Huysmans, les Sœurs Vatard.)

Zinc

Argent. Comptoir de marchand de vin. Syphilis.

Zinc

Argent monnayé.
— J’ai du zinc dans ma profonde, nous pouvons aller de l’avant (Argot du peuple).

Zinc

Le comptoir du mastroquet. Allusion au plomb qui couvre le comptoir. Boire sur le zinc, c’est boire debout.
— Viens-tu licher un glacis sur le zinc, j’ai dix ronds d’affure (Argot du peuple).

Zinc

Comptoir de marchand de vins.

Je n’ai pas le temps, je veux bien accepter quelque chose, mais nous prendrons ça sur le zinc.

Zinc

Comptoir de marchand de vin.

Zinc (avoir du)

Avoir de l’aplomb, de l’élégance ; c’est avoir du chien à un degré de plus.

Zinc (avoir du)

On ne dit plus chic, à ce qu’il paraît. C’est rococo. C’est bourgeois. Et quand une femme a du genre et de l’élégance, on dit qu’elle a du zinc. A. D. Avoir du zinc ne vient pas du tout de là. Les fonctionnaires, officiers de paix, commissaires de police et préfets portent des habits brodés d’argent ; les préfets surtout en ont sur toutes les coutures ; les jours de cérémonie, ils sortent leur zinc.
— As-tu vu le dabe des renifleurs, mince de zinc sur le rable (Argot du peuple). N.

Zinc (pantalon de)

Pantalon de treillis.

Zinc (tomber un)

Prendre un verre de vin ou de liqueur sur le comptoir du marchand de vin. Mot à mot : avoir raison d’une consommation servie sur le comptoir de zinc.

Zinc des ratichons

L’autel du prêtre. En effet, pour célébrer la messe, il boit un coup de pive (Argot des voleurs).

Zingo

s. m. Bon Zigue, — dans l’argot des marchands de vin.

Zingo

Comptoir de la cantine.

Zinguer

Boire debout devant le comptoir d’un marchand de vin, vulgo sur le zinc.

Zinguer tout seul, c’est pas mon blot.

(La Muse à Bibi, Nocturne.)

Zinguot

Hangar, préau. Jargon de l’École de Saint-Cyr.

Zioter

Regarder.
— Qu’a-t-il donc, le mec ? Il ne fait que me zioter (Argot du peuple). N.

Zioter

Regarder. — « Je te vois zioter dans mon jeu. » — « Ziote un peu la belle fille. »

Zoïle

s. m. Écrivain envieux, et même un peu calomniateur, — dans l’argot des académiciens et des apprentis écrivains, qui éternisent ainsi, sans s’assurer si elle est méritée, la mauvaise réputation dont jouit, depuis deux mille ans, le contempteur de l’Odyssée et de l’Iliade.

Zon (faire)

Foutre.

Vous avez l’œil fripon,
Ma charmante voisine ;
Si vous ne faites zon…
Vous en avez la mine…
Et zon zon zon. Etc.

Lattaignant.

Zona

Fille publique, — dans le jargon des marchands juifs.

Zouave

s. m. Pardessus de femme, à capuchon, taillé sur le patron du manteau des zouaves. On dit aussi Une Permission de dix heures.

Zouave (faire le)

Faire le malin, le bravache ou l’imbécile.

Zouzou

Zouave.

Ils ne ressemblent en rien aux zouzous qu’on voit sur les boulevarts.

J. Noriac.

Zouzou

s. m. Zouave, — dans l’argot des faubouriens.

Zouzou

Zouave.

Zouzou

Zouave.

Zozotte

Argent ; — pour pézotte, — dans le jargon des souteneurs. — Mettre le doigt sur la zozotte, toucher à l’argent, voler de l’argent. — La zozotte à la Louis, l’argent de la maîtresse d’un souteneur.

Zozotte

Argent.

Zozotte

Argent.
— Pas moyen de trimballer ma bidoche, j’ai pas de zozotte.
Zozotte a aussi une autre signification dans le même argot :
— As-tu bien passé la première nuit de tes noces ?
— Mon cochon était tellement poivre qu’il a pioncé comme une marmotte toute la nuit.
— Alors, pas de zozotte ? (Argot des blanchisseuses). N.

Zozotte

Argent.

Zut

Non.

Zut et bran pour les Prussiens.

P. Borel, 1833.

Ah ben ! non, zut !… du flan ! Je ne veux pas rester à côté d’Adolphe.

Jaime.

Zut

Non ; ça m’ennuie. Au diable ! — Ah ! zut alors.

Zut pour le naturel.

(Clairville et Sirdiuâm, Le Mot de la fin.)

Le jour où j’aurai assez de cette chère amie, je lui dirai zut.

(X. de Montépin, Les viveurs de Paris.)

Il y a cinquante ans, pour donner plus de force au zut ! on ajoutait et bran : zut et bran, comme on dit aujourd’hui zut et crotte. Zut ne me paraît qu’une déformation du mot zeste qui lui-même n’est qu’un travesti de peste !

Et zeste, si quelqu’un vous pouvait prendre au mot.

(Destouches, Le Philosophe marié.)

Zut

C’est fini, je prends congé. J’en ai assez. Que mes lecteurs ne prennent pas ce mot dans un mauvais sens. Je voudrais qu’ils le traduisent de cette manière : — Au revoir !

Zut !

Exclamation qui est une formule de refus ou de congé. Depuis 1865, on dit: Ah ! zut alors si ta sœur est malade ! C’est plus long, mais c’est plus canaille — et, à cause de cela, préférable.

Zut !

Non. Allez au diable. Vous m’ennuyez.

Zut au ber… ger !

Exclamation de l’argot des gamins, par laquelle ils se défient à courir, à jouer, etc.

Zutant

Ennuyeux.

C’est rien zutant d’n’être pas libre.

(Événement, août 1885.)


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