AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Abouter

Approcher.

Aboutissant

Il connoit les tenants et les aboutissants de cette affaire. Pour, il en a une connoissance parfaite ; il est initié dans ses plus secrets détails.

Arbouteaux de Sabri

Sabot de bois.

Arrière-boutique

Le cul, qui est situé sur le derrière, et dans lequel le membre aime à se réfugier quand il est resté quelque temps dans la boutique, qui est sur le devant.

À l’instant cette demoiselle, ouvrant son arrière-boutique, laissa aller un vent.

D’Ouville.

Arrière-train ou arrière-boutique

Le derrière.

À l’instant cette demoiselle, ouvrant son arrière-boutique, laissa aller un vent.

(D’Ouville.)

Rien ne me déplaît plus par contre que ce crin
Dont les dames se font un faux arrière-train.

(H. Briollet.)

Arroser le bouton

Décharger son sperme dans le vagin d’une femme, sur le bouton de son clitoris.

Son directeur, dit-on,
Craignant qu’on lui ravisse
Sa Rose, sa Clarisse,
Lui arros’ le bouton.

Joachim Duflot.

Bâton à un bout

Le membre viril, — le seul bâton qui n’ait qu’un bout, en effet.

C’est le bâton à un bout qui me pend entre les jambes.

Rabelais.

Boucard, boutogue

Boutique. — Le premier mot paraît une forme de boc ; le second est une corruption de Boutique. V. Baïte, Esquinteur.

Boucard, boutogue, boutange

Boutique.

Bout

S’il en avoit autant sur le bout de la langue. Se dit par reproche à un homme sans pitié pour le mal d’autrui, d’un égoïste qui se permet des railleries, de sottes plaisanteries sur les maux qui affligent ses semblables.
Tu n’es pas au bout. Se dit à quelqu’un qui perd courage aux premiers obstacles qui se rencontrent dans une entreprise.
Être au bout de son rôdet. Ne savoir plus que dire, avoir épuisé toute sa science, toutes ses ressources.
Il manque à tout bout de champ. Pour dire à tout heure, à chaque minute.
Avoir quelque chose au bout de la langue. Ne pouvoir se souvenir de quelque chose à point nommé.
On y touche du bout du doigt. Manière exagérée de dire qu’on est très-proche d’un lieu.
C’est tout le bout du monde, s’il en aura assez. Pour c’est douteux, incertain ; c’est tout au plus, etc.
Un bout d’homme ; un petit bout d’homme. Terme de raillerie, pour dire un homme d’une petite stature, d’une très-foible complexion.
Au bout du compte. Pour, après tout ; tout considéré.
Savoir quelque chose sur le bout de son doigt. C’est-à-dire, en être bien pénétré, le savoir par cœur.
Tenir le bon bout. Avoir par-devers soi la chose principale ; avoir en sa possession l’argent, qui fait le fond essentiel de toute affaire.
Il ne l’aura que par le bon bout. C’est-à-dire, après avoir bien plaidé, bien contesté.
Brûler la chandelle par les deux bouts. Manger son fonds avec son revenu ; être d’une grande prodigalité.
Une économie de bouts de chandelle. Parcimonie, avarice, épargne qui n’est d’aucune utilité.
Le bout de la rue fait le coin. Facétie.
Au bout de l’aune faut le drap. Voyez . Drap.

Bout

Le membre viril, qui ressemble à un bout de quelque chose — de bien agréable pour la femme.

Le pauvre monsieur Cabout,
Dont le bout
Est toujours petit et mince.

Tallemant des Réaux.

Bout

Congé, renvoi.

Bout

Congé. Renvoi.

Bout (recevoir son)

Être congédié. — Flanquer son bout, quitter un patron, — dans le jargon des tailleurs.

Bout coupé

Cigare d’un sou coupé aux deux bouts.

Bout coupé

Juif.

Bout coupé

Juif (Argot du peuple). V. Baptisé au sécateur.

Bout coupé

Israélite.

Bout de cigare

Homme de petite taille ; l’opposé de planche à pain.

Bout de cul

s. m. Petit homme, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Bas du cul.

Bout-Coupé

Juif.

Bout-de-cigare

Homme de petite taille. Argot militaire.

Bout-de-cul

Gamin, homme de petite taille, — dans le jargon des voyous. — Nous verrons bien si un bout-de-cul comme toi me fera aller.

Boutanche

Boutique.

Boutanche

Outil. Courteau de boutanche, ouvrier qui vole des outils à son maître.

Boutanche

Boutique.

Boutanche

s. f. Boutique, — dans l’argot des prisons. On dit aussi Boutogue, Boucard.

Boutanche

Bouteille. Boutique.

Boutanche

Boutique. Quelques-uns disent que boutanche veut dire bouteille, c’est une erreur. Boutanche veut dire boutique (Argot des voleurs). V. Boucard.

Boutanche

Boutique.

Boutange

Boutique.

Boutange, boutrolle

Boutique. — Courteau de boutange, commis de magasin.

Boute-en-train

Bon vivant, compère la joie, toujours disposé à la ribotte, et qui met les autres en gaieté, en bonne humeur.

Boute-feu

Homme dangereux, querelleur et méchant, qui se plait à mettre le trouble et la zizanie partout où il se trouve.

Boute-feu, boute-joie

Le membre viril, parce qu’il met à feu et à flamme l’amadou féminin.

Cependant, je ne laissais pas de redouter l’instant où mon nouvel enfileur m’incrusterait son formidable boute-joie, mais je m’armai de courage.

(Mon noviciat)

Boute-tout-cuire

Dissipateur, homme enclin à la luxure et à la débauche.

Bouteille

Aimer la bouteille. Aimer à boire, être enclin à l’ivrognerie.
On diroit qu’il n’a rien vu que par le trou d’une bouteille. Se dit par raillerie d’un sot, d’un ignorant, d’un niais, qui se prend d’admiration, qui s’enthousiasme pour des objets futiles, et qui n’ont rien de séduisant.
On pardonne au vin, mais on punit la bouteille. Se dit d’un homme que l’on punit pour avoir fait quelque faute étant ivre.

Bouteille

s. f. Nez, — dans l’argot des faubouriens.

Bouteille

s. f. Latrines, — dans l’argot des matelots.

Bouteille

Nez, — dans le jargon des voleurs.

Bouteille

Latrines, — dans le jargon des marins.

Bouteille

V. Casser sa bouteille.

Bouteille (coup de)

Ivresse. Mot à mot : coup que le contenu de la bouteille produit sur la tête.

Il avait un coup de bouteille comme à l’ordinaire.

(E. Zola.)

Écraser une bouteille, vider une bouteille.

Bouteille à l’encre

s. f. Nom que l’on donne à l’imprimerie en général, à cause de la difficulté que présente la vérification des comptes, lorsque les corrections d’auteur sont nombreuses.

Bouteille à l’encre (c’est la)

Se dit, dans l’argot des bourgeois, — de toute affaire embrouillée ou de toute personne aux allures ténébreuses.

Bouteiller

v. n. Se dit des globules d’air, — des bouteilles, — que forme la pluie dans les ruisseaux lorsqu’elle tombe avec abondance.

Bouterne

Boîte vitrée où sont exposés, aux foires de villages, les bijoux destinés aux joueurs que la chance favorise. Le jeu se fait au moyen de huit dés pipés au besoin. Il est tenu par une bouternière qui est le plus souvent une femme de voleur. — Vidocq.

Bouterne

s. f. Boîte carrée d’assez grande dimension, garnie de bijoux d’or et d’argent numérotés, parmi lesquels il y a l’inévitable « pièce à choisir », qui est ordinairement une montre avec sa chaîne, « d’une valeur de 600 francs », que la marchande reprend pour cette somme lorsqu’on la gagne. Mais on ne la gagne jamais, parce que les chances du jeu de la bouterne, composés de huit dés, sont trop habilement distribuées pour cela : les dés sont pipés !

Bouterne

Tablette, plateau sur lequel sont exposés les lots destinés à attirer les amateurs de porcelaine, autour des loteries foraines. La bouterne se joue au tourniquet. Il y a de gros lots en vue, que personne ne gagne jamais, naturellement.

Bouternier, bouternière

Celui, celle qui tient une bouterne.

Bouternière

s. f. Femme qui dupe les simples avec la bouterne.

Bouternière (la)

C’est une voleuse qui, dans les foires de villages, expose dans une vitrine nommée bouterne des bijoux véritables. Les paysans, alléchés de courir la chance de gagner une montre en or pour deux sous, prennent des billets mais ils ne gagnent jamais. Les dés sont plombés (Argot des voleurs).

Boutique

On dit en plaisantant d’une femme qui, en tombant, a laissé voir son derrière, qu’Elle a montré toute sa boutique.
C’est une- mauvaise boutique où personne ne peut rester. Se dit par mépris d’une maison où l’on est mal payé et mal nourri.
Faire de son corps une boutique d’apothicaire. Voy. Apothicaire.
Adieu la boutique. Se dit par plaisanterie, lorsque quelqu’un laisse tomber à terre ce qu’il tenoit à la main.

Boutique

Employé dans un sens obscène pour désigner la nature de la femme.

Oh ! ma mie, venez ici, et fermez la boutique, c’est aujourd’hui fête.

(Moyen de parvenir.)

J’avais pourtant encor bonne pratique
Et pour cela ne fermai la boutique.

J. Du Bellay.

Bien souvent à telle pratique
Les femmes ouvrent leur boutique.

(Variétés historiques et littéraires.)

Vertu de ma vie ! c’était une belle boutique.

Tabarin.

Boutique

« Ce n’est pas une chose, c’est un esprit de petit négoce, de profits troubles et de soigneuses affaires, qui ne recule devant rien pour arriver à un gain quelconque. Il y a la boutique industrielle comme la boutique scientifique, artistique et littéraire. » — A. Luchet.

On dit en plaisantant d’une femme qui en tombant a laissé voir trop de choses, qu’elle a montré toute sa boutique.

d’Hautel, 1808.

Boutique

s. f. Ce que les petites filles laissent voir si volontiers, — comme dans le tableau de l’Innocence. Argot du peuple. S’applique aussi à l’autre sexe. Montrer toute sa boutique. Relever trop haut sa robe dans la rue, ou la décolleter trop bas dans un salon.

Boutique

s. f. Bureau, — dans l’argot des employés ; journal, — dans l’argot des gens de lettres. Esprit de boutique. Esprit de corps. Être de la boutique. Être de la maison, de la coterie.

Boutique

L’étui aux couteaux et le fusil que les bouchers de l’abattoir portent suspendus à la ceinture.

Boutique (et toute la)

Et tout le reste, et tout le monde. Envoyer promener toute la boutique.

Boutique (la)

La préfecture de police, en termes d’agents de police et d’employés de la préfecture de police.

Boutique (montrer toute sa)

Faire voir ce que fît voir la jeune Hébé en tombant dans la salle à manger de l’Olympe. — Se dit également d’un homme qui, pour un motif ou pour un autre, en montre autant et même davantage.

Il montre toute sa boutique.

(Parnasse satirique.)

Boutique à surprises

Maisons qui, on apparence, vendent des livres, des tableaux ou de la parfumerie et chez lesquelles l’acheteur trouve tout autre chose que la marchandise annoncée. Ces maisons ne sont pas au coin du quai, on ne rend pas l’argent si le client n’est pas content (Argot des filles). N.

Boutiquer

Fagoter, mal faire. — Boutiquier : Homme à idées rétrécies, parcimonieuses.

Boutiquer

v. a. Faire à contre-cœur ; arranger mal une chose. Argot du peuple.

Boutiquier

Terme de dédain dont les négocians, les marchands en gros, se servent en parlant des détaillans, des regrattiers qui tiennent boutique.

Boutogue

Voir boucard.

Bouton

Cela ne tient qu’à un bouton. Pour, cela ne tient qu’à un fil, ne tient à rien.
On dit aussi d’une chose de peu de valeur, et que l’on méprise, qu’On n’en donneroit pas un bouton.

Bouton

L’extrémité de chaque téton, qui est d’une sensibilité telle, qu’en le pressant un peu des lèvres ou des doigts on en fait sortir un flot de jouissance.

Ce beau sein sur ma bouche,
Qu’il est pur !
Ce bouton que je touche,
Qu’il est dur !

Gustave Napaud.

Bouton

L’extrémité du clitoris, qu’il suffit de toucher de la langue, du doigt ou de la pine pour ouvrir à la femme la porte des félicités divines. — Voir aussi Sonner le bouton.

Laisse mon bouton. mon tit bouton…

Henry Monnier.

Tout s’ouvre : le bouton des roses,
Et celui des femmes aussi.

(Parnasse satyrique.)

Bouton

s. m. Passe-partout. Argot des voleurs.

Bouton

s. m. Louis d’or. Argot des maquignons.

Bouton

Passe-partout, — dans le jargon des voleurs.

Bouton

Pièce d’or, — dans le jargon des maquignons.

Bouton

Passe-partout.

Bouton de guêtre

Pièce de cinq francs en or.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique