Haleine de poney, retour de manivelle, l’odeur de fennec ; littéralement « drapeau » ou « bannière » (du vieux haut allemand fano — pièce de tissu). Expression familière et très imagée utilisée pour désigner la forte odeur d’alcool exhalée par la bouche d’une personne qui a bu récemment ou la veille. La métaphore est ironique : tout comme un drapeau qui flotte au vent signale de loin la présence d’un navire ou d’un régiment, cette effluve d’alcool « flotte » autour de l’individu et trahit immédiatement son alcoolisation auprès de son entourage (par exemple, « eine Fahne haben » — « puer l’alcool »).
»Wenn ein Berufstätiger mit einer Fahne in die Arbeit kommt, fällt das auf«, sagt Weyerer. Bei einem alleinstehenden Rentner bemerkt dagegen niemand den morgendlichen Alkoholkonsum.
« Quand un actif arrive au travail avec une haleine chargée, on le remarque » dit Weyerer. Chez un retraité vivant seul, par contre, personne n’observe la consommation d’alcool matinale.
(Abendzeitung.de, 04/2010)


