Allumeuse, croqueuse de diamants, michtonneuse. Issu de l’argot estudiantin ou du milieu criminel d’avant la révolution, probablement lié au français profiteuse ou au verbe russe профукать (gaspiller/claquer de l’argent). Possède deux nuances : 1. désigne une femme aux mœurs légères, une courtisane ou une croqueuse de diamants qui aime faire la fête aux frais des autres ; 2. s’emploie de manière un peu désuète, ironique ou moqueuse pour qualifier une femme rusée, superficielle ou volage (эта профурсетка опять крутится возле богатых мужиков — « cette michtonneuse tourne encore autour des mecs friqués »).
Я в этот момент думаю о пошлости сложившейся ситуации. О пьяной, перманентно пытающейся издавать страстные звуки несчастной бабище, которая грезила быть королевой, а стала обыкновенной ресторанной профурсеткой, о собственном бессилии и о завтрашнем рабочем дне.
À ce moment-là, je pense à la vulgarité de la situation. À une femme ivre, essayant en permanence d’émettre des sons passionnés, malheureuse, qui rêvait d’être une reine mais est devenue une prostituée de restaurant ordinaire, à mon propre sentiment d’impuissance et à la journée de travail qui m’attend demain.
(Сергей Минаев, Повесть о ненастоящем человеке, 2006)
