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Vent

Vent

(d’Hautel, 1808) : Reprendre son vent. Pour dire, reprendre haleine.
Lâcher un vent, un vent coulis. Pour commettre une incongruité ; lâcher un mauvais vent.
Autant en emporte le vent. Se dit de quelque chose dont on fait peu de cas.
Jeter la plume au vent. Aller, marcher au hasard.
Cela lui ressemble comme un moulin à vent. Se dit pour ridiculiser une comparaison qui n’est pas vraisemblable.
Il s’en est allé plus vite que le vent. Manière hyperbolique de dire, qu’un homme s’est sauvé à toutes jambes.
Mettre flamberge au vent. Ferrailler, tirer l’épée.
Il vend du vent et de la fumée. Se dit d’un charlatan qui n’a d’autre science que ses discours, et dont les remèdes sont sans efficacité.
Humer le vent. Croire indistinctement à toutes les nouvelles.

(Delvau, 1867) : s. m. Ventris flatus male olens. Moulin à vents. Podex.

Vent (du) !

(Delvau, 1867) : Terme de refus, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi Du vent ! De la mousse !

Vent dessus, vent dedans (être)

(Delvau, 1867) : Être en état d’ivresse, — dans l’argot des marins.

Venter

(d’Hautel, 1808) : On ne peut empêcher le vent de venter.
On dit aussi ; quelque vent qui vente. Pour dire quelque vent qu’il fasse.

Venterne

(Clémens, 1840) : Croisée.

(Larchey, 1865) : Fenêtre. — Elle donne accès au vent. — Venternier : Voleur s’introduisant par les fenêtres d’une maison (Vidocq). — V. Pieu.

(Delvau, 1867) : s. f. Fenêtre par où passe le vent, — dans l’argot des voleurs. Doubles venternes. Lunettes.

(Virmaître, 1894) : La fenêtre (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Fenêtre.

Venterne (la)

(M.D., 1844) : La fenêtre.

Venterne (vol à la)

(Halbert, 1849) : Vol par la fenêtre.

Venterniens

(Halbert, 1849) : Voleurs qui escaladent les fenêtres.

Venternier

(Delvau, 1867) : s. m. Voleur qui s’introduit dans les maisons par la fenêtre au lieu d’y entrer par la porte.

Venternier (le)

(Virmaître, 1894) : Le venternier est une variété du cambrioleur avec cette différence toutefois qu’au lieu d’entrer par la lourde il entre par la venterne. Le venternier opère généralement dans les chambres situées aux étages supérieurs ; il grimpe sur les toits et entre dans les chambres par les fenêtres à tabatières. Ces voleurs sont nombreux (Argot des voleurs).

Ventouse

(Virmaître, 1894) : V. Venterne.

Ventre

(d’Hautel, 1808) : Se serrer le ventre. Pour se passer de manger.
Un ventre à tous grains. Homme qui mange de tout, que les alimens les plus lourds ne peuvent incommoder.
Il n’a pas deux paroles dans le ventre. Voyez Paroles.
Tout fait ventre. Maxime des gens peu propres et peu délicats sur le manger.
Parler du ventre. Avoir la voix sourde et caverneuse ; c’est ce que de nos jours, on appelle l’art du ventriloque.
Il n’a pas six mois dans le ventre. Pour dire il n’ira pas loin, il mourra bientôt.
Tant que le cœur me battra dans le ventre. C’est-à-dire, tant que j’aurai souffle de vie.
Bouder contre son ventre. Jeuner contre son appétit ; refuser par orgueil ce que l’on désire, ce que l’on souhaite intérieurement.
Ventre saint-gris ! Juron ordinaire du Grand Henry.
Demander pardon ventre à terre. Faire des soumissions, indignes d’un homme de bien.
Être sujet à son ventre. Aimer la bonne chère, faire, comme on dit, un dieu de son ventre.
Manger à ventre déboutonné. C’est-à-dire, en franc épicurien.

Ventre (avoir dans le)

(Larchey, 1865) : Être capable de.

Ce petit Lucien n’avait que son roman et ses premiers articles dans le ventre.

Balzac.

On retrouve cette locution en Orient avec le sens de Penser.

Personne, même son ministre le plus intime, ne sait « ce que le maître a dans le ventre, » pour me servir d’une locution habituelle à Harar.

Revue britannique. Premiers Pas dans L’Afrique Orientale, par Burton, année 1856.

Ventre (se brosser le)

(Rigaud, 1881) : Ne pas avoir de quoi manger.

Ventre bénit

(Delvau, 1867) : s. m. Bedeau, chantre, sacristain, — dans l’argot du peuple, qui suppose à tort que les gens d’église se nourrissent exclusivement de pain bénit.

Ventre d’osier

(Delvau, 1867) : s. m. Ivrogne.

(Fustier, 1889) : Homme maigre. On dit aussi sac d’os.

Ventre de ma mère (c’est le)

(Delvau, 1867) : Expression du même argot [du peuple] signifiant : Je ne retournerai plus dans cet endroit, je ne me mêlerai plus de cette affaire.

Ventrée

(Delvau, 1867) : s. f. Réfection copieuse. Se foutre une ventrée. Se donner une indigestion.

(Rigaud, 1881) : Repas plantureux. — Se flanquer, s’administrer, se coller une ventrée, faire un repas plantureux.

Ventres (gros)

(Merlin, 1888) : Voyez Gros frères.

Ventriloque

(Delvau, 1867) : s. et adj. Crepitator et même emittens ventris flatum.

Ventrouiller

(Delvau, 1867) : v. n. Ventris flatum emittere.

Ventru

(Delvau, 1867) : s. m. Député du centre, satisfait, — dans l’argot des journalistes libéraux du règne de Louis-Philippe.


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