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Sang

Sang

(d’Hautel, 1808) : Qui perd son bien perd son sang. Signifie que perdre sa fortune, c’est en ce bas monde, perdre estime, considération amitié ; enfin tout ce qui peut rendre la vie agréable.
Avoir du sang aux ongles. Pour, avoir du courage, de la bravoure de l’honneur.

Sang (coup de)

(Rigaud, 1881) : Coup de cent points au piquet lorsqu’on compte cent avant de jouer ou en jouant la première carte. Calembour à la portée des joueurs.

Sang (se faire du)

(Rigaud, 1881) : C’est-à-dire se faire du mauvais sang, s’inquiéter.

Sang de bœuf

(Fustier, 1889) : Saladier de vin chaud. Argot du peuple.

Assise à une table graisseuse, vis-à-vis d’un homme en accroche-cœurs, elle aspire les parfums grossiers d’un saladier de vin chaud, d’un sang de bœuf, comme cela s’appelle là-bas.

(Événement, septembre 1885.)

(La Rue, 1894) : Saladier de vin chaud.

Sang de navet

(Virmaître, 1894) : Homme sans courage, qui n’a pas de sang dans les veines. On dit également :
— Il a les foies blancs (Argot du peuple). N.

(Rossignol, 1901) : Celui qui n’est pas brave à du sang de navet ou le foie blanc.

Sang de poisson

(Delvau, 1867) : s. m. Huile, — dans l’argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Huile, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Huile.

Sangle

(d’Hautel, 1808) : Un négociant marchand de sangles. Expression dérisoire pour dire un portefaix, un artisan qui vit à la sueur de son corps ; un courtier qui fait toutes sortes de commerces sans avoir un pouce de marchandise.

Sanglé

(Delvau, 1867) : adj. À court d’argent.

Sangler

(d’Hautel, 1808) : Serrer quelqu’un avec une sangle ; le comprimer à lui faire perdre la respiration. Signifie aussi flanquer, appliquer.
Sangler des coups de fouet à quelqu’un. Le fustiger violemment.
On dit aussi d’un homme qui a perdu son procès, ou qui a essuyé quelque grand dommage, qu’Il a été sanglé d’importance.

(Delvau, 1867) : v. a. Réprimander vertement, et même Battre.

(Delvau, 1867) : v. a. Permolere uxorem quamlibet aliam, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Sauter.

Sangler (se)

(Delvau, 1867) : v. réfl. Se priver de quelque chose au profit de quelqu’un, par exemple, se ruiner pour élever un enfant ou pour entretenir une maîtresse.

Sangler une femme

(Delvau, 1864) : La baiser, la frapper à coups de queue sans qu’elle s’en fâche.

Il demande grâce pour avoir sanglé cette fille.

St Amand.

Sanglier

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Confesseur, celui qui accompagne le condamné à l’échafaud.

(Bras-de-Fer, 1829) : Confesseur.

(Larchey, 1865) : Prêtre. — Calembour. — C’est le sans-glier, le sans-diable (Glier représente le diable dans le vieil argot. V. Vidocq). Allusion à la mission divine du prêtre qui est de réconcilier les condamnés avec le ciel. V. Hariadan, Cuisinier.

(Delvau, 1867) : s. m. Prêtre, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Prêtre. Le sanglier est sauvage ; le prêtre vit retiré du monde comme le sanglier au fond des forêts.

(La Rue, 1894) : Prêtre.

(Virmaître, 1894) : Le prêtre. Pourquoi ? Le prêtre n’a pourtant rien du sanglier, ni les allures, ni la rudesse, car il ne tient pas tête à ceux qui le combattent (Argot des voleurs).

Sanglier (le)

(Halbert, 1849) : Le prêtre.

Sangsue

(Delvau, 1867) : s. f. Maîtresse qui ruine son amant par ses prodigalités ; neveu qui tire à boulets rouges sur la cassette avunculaire. Argot du peuple.

Sangsue (poser une)

(Rigaud, 1881) : Corriger sur le marbre pour un compagnon absent, — dans le jargon des typographes. (Boutmy.)

(Boutmy, 1883) : Corriger sur le marbre pour un compagnon absent. Cette locution pittoresque rappelle la faculté que possède cette hirudinée de se fixer, de se coller à la peau de l’homme ou des animaux. Peut-être encore vient-elle de ce que certains corrigeurs comptent à leurs camarades plus de temps qu’ils n’en ont passé et jouent alors à l’égard de ceux-ci le rôle de sangsues.

Sangsurer

(Delvau, 1867) : v. a. Faire de nombreuses saignées à la bourse de quelqu’un, — dans l’argot des ouvriers, pour qui les parasites sont des sangsues. Se sangsurer. Se ruiner pour élever un enfant ou pour entretenir une drôlesse.


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