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Planche

Planche

(d’Hautel, 1808) : Compter sur lui, c’est se fier sur une planche pourrie. Pour dire, qu’une personne ne mérite aucune confiance, qu’on ne doit faire aucun fonds sur ses promesses.
Faire la planche. Donner l’exemple, montrer le chemin, encourager un autre en faisant une chose le premier. Cette expression est aussi reçue parmi les nageurs, et signifie nager étant couché sur le dos.

(Rigaud, 1881) : Sabre, — dans le jargon des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Femme très maigre. — Femme qui n’a pas que l’apparence de la froideur.

(Rigaud, 1881) : Tableau noir servant aux démonstrations mathématiques, — dans le jargon du collège. — Passer à la planche, passer au tableau.

Planché

(Rigaud, 1881) : Condamné.

Planché (être)

(Delvau, 1867) : Être condamné, — dans l’argot des voleurs.

Planche (faire la)

(Fustier, 1889) : « Ta maîtresse ? il y a un mois qu’elle vient faire la planche dans mon garni ! »

(Événement, 1885.)

Planche (faire sa)

(Larchey, 1865) : Montrer une froideur excessive. — Sans planche : Sans façon.

L’écaillère de ses propos poissards vous entretient sans planche.

Cabarets de Paris, 1821.

Planche au pain : Banc des prévenus.

(Delvau, 1867) : Témoigner du dédain, faire sa Sophie, — dans l’argot des faubouriens. Sans planche. Avec franchise, rondement.

Planche à lavement

(Virmaître, 1894) : Le confessionnal. On y lave sa conscience ; pour certains, il faudrait une rude lessive (Argot des voleurs).

Planche à pain

(Merlin, 1888) : Au propre, planche longue et mince destinée à recevoir les rations de pain et de biscuit des hommes ; au figuré, un individu bâti en Don Quichotte.

(Virmaître, 1894) : Cour d’assises. Se dit aussi d’une femme maigre (Argot des voleurs). N.

Planche à tracer

(Delvau, 1867) : s. f. Table, — dans l’argot des francs-maçons. Ils disent aussi Plate-forme et Atelier.

(Delvau, 1867) : s. f. Feuille de papier blanc, — dans le même argot [des francs-maçons]. Signifie aussi Lettre, missive quelconque.

(Rigaud, 1881) : Table à manger, — dans le jargon des francs-maçons qui disent encore atelier.

Planche au pain

(Bras-de-Fer, 1829) : Cour d’assises.

(Clémens, 1840) : Banc des accusés.

(Halbert, 1849) : Banc des accusés, tribunal.

(Delvau, 1867) : s. f. Le banc des accusés, — dans l’argot des prisons. Être mis sur la planche au pain. Passer en Cour d’assises.

(Rigaud, 1881) : Banc des prévenus. — Lit, — dans le jargon des filles publiques.

(La Rue, 1894) : Le banc des accusés. Lit.

Planche au pin (la)

(M.D., 1844) : Banc des accusés.

Planche-au-pain

(un détenu, 1846) : Banc des accusés.

Plancher

(d’Hautel, 1808) : Le plancher des vaches. La terre ferme sur laquelle on marche.
Il n’est rien tel que de marcher sur le plancher des vaches. Pour dire, qu’il y a moins de risque à courir en voyageant sur terre que sur mer.
Il faut soulager le plancher. Se dit, pour inviter quelques personnes à sortir d’une chambre où il y a trop de monde.

(d’Hautel, 1808) : Terme populaire qui équivaut à se moquer, se jouer de quelqu’un, le railler, le persiffler, le promener.
Est-ce que tu planches ? Pour te moques-tu de moi ?

(Larchey, 1865) : Moquer.

Est-ce que tu planches ? pour : Te moques-tu de moi ?

1808, d’Hautel.

Plancherie : Mauvaise plaisanterie.

I’me propose le bâton. Moi, j’lui dis : Allons donc ! Tu planches.

Ch., Avignon, 1813.

Planché : Condamné.

(Delvau, 1867) : v. n. Se moquer, rire, — dans l’argot des voleurs et des faubouriens. On dit aussi Flancher.

(Rigaud, 1881) : Quitter un ami de prison, — dans le jargon des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Plaisanter. — Parles-tu sérieusement ou planches-tu ?

(Rigaud, 1881) : Coucher à la salle de police, sur la planche du gouvernement. J’ai planché deux jours, — dans le jargon du régiment.

(La Rue, 1894) : Rire, se moquer. Condamner. Quitter un ami de prison.

Plancher (débarrasser le)

(Rigaud, 1881) : S’en aller, lorsqu’on importune quelqu’un. Débarrassez-moi le plancher.

Plancher des vaches

(Larchey, 1865) : « La terre était sa vraie patrie ; la terre, le plancher des vaches. »

J. Janin.

(Delvau, 1867) : s. m. La terre, — dans l’argot du peuple, à qui Rabelais a emprunté cette expression pour la mettre sur les lèvres de ce poltron de Panurge.

Plancherie

(Rigaud, 1881) : Plaisanterie d’un goût douteux.

Planches

(Delvau, 1867) : s. f. La scène, le théâtre en général, — dans l’argot des acteurs. Balayer les planches. Jouer dans un lever de rideau ; commencer le spectacle. Brûler les planches. Cabotiner. Signifie aussi Débiter son rôle avec un entrain excessif.

(Delvau, 1867) : s. f. L’établi, — dans l’argot des tailleurs. Avoir fait les planches. Avoir été ouvrier avant d’avoir été patron.

(Rigaud, 1881) : Établi de tailleur. — Avoir fait les planches, avoir travaillé comme ouvrier avant d’être devenu patron.

Planches (avoir des)

(Rigaud, 1881) : Mot à mot : avoir l’habitude des planches, jouer la comédie depuis longtemps ; être sur la scène aussi à l’aise que chez soi. Madame Thierret avait des planches autant qu’actrice du monde.

Plancheur, Plancheuse

(Rigaud, 1881) : Mauvais plaisant, mauvaise plaisante.


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