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Ogre

Ogre

(d’Hautel, 1808) : Manger comme un ogre. Pour dire, avec, excès, goulument.

(Larchey, 1865) : Agent de remplacement. Allusion à leur trafic de chair humaine. — Ogre : Usurier. — Ogresse : Marchande à la toilette (Vidocq). — Allusion à leur avidité. — Ogre :

Les chiffonniers donnent ce nom à celui qui leur achète le produit de leurs recherches nocturnes, en détail et par hottes, pour les revendre en gros, après un triage minutieux et intelligent. Ordinairement, on ne devient ogre qu’après avoir passé par tous les degrés de l’état de chiffonnier. Il fut un temps, il est vrai, où ce nom était synonyme d’exploiteur et même de receleur. Dans ce but, l’ogre possédait à côté de son établissement d’achat de chiffons un débit de liqueurs qu’il faisait gérer par un affidé ou un compère ; il y recevait clandestinement des malfaiteurs qui apportaient là les produits de leurs rapines.

Castillon.

(Delvau, 1867) : s. m. Agent de remplacement militaire, — dans l’argot des voleurs. Signifie aussi: Usurier, Escompteur.

(Delvau, 1867) : s. m. Marchand de chiffons, — dans l’argot des chiffonniers.

(Rigaud, 1881) : Ouvrier typographe modèle. L’ogre travaille à la journée, il est bon père de famille, bon époux et bon garde national au besoin.

(Rigaud, 1881) : Chiffonnier en gros, négociant en chiffons, — Recéleur. — Escompteur sans vergogne. — Agent de remplacements militaires mis en disponibilité par la promulgation de la loi sur le service obligatoire.

(La Rue, 1894) : Chiffonnier en gros. Usurier.

Ogresse

(Bras-de-Fer, 1829) : Femme qui loue des effets aux filles.

(Halbert, 1849) : Tavernière de tapis-franc ou maison galante.

(Delvau, 1867) : s. f. Maîtresse de tapis-franc, de maison borgne, — dans l’argot des voleurs, qui ont sans doute voulu faire allusion à l’effroyable quantité de chair fraîche qui se consomme là dedans.

(Delvau, 1867) : s. f. Marchande à la toilette, proxénète, — dans l’argot des filles, ses victimes.

(Rigaud, 1881) : Cabaretière, propriétaire d’un garni à la nuit et à la corde. — Revendeuse à la toilette, vendeuse et revendeuse de chair humaine plus ou moins fraîche.

(La Rue, 1894) : Maîtresse d’hôtel borgne. Cabaretière. Marchande à la toilette. Proxénète.

(Virmaître, 1894) : La procureuse ou la proxénète, bouquetière ou marchande à la toilette ; elle donne cent sous aux filles quand elle touche vingt francs, elle leur vend mille francs ce qui vaut cent francs. Mot à mot : l’ogresse les mange toutes crues (Argot des filles).

(Virmaître, 1894) : Femme friande de chair fraîche appartenant à son sexe (Argot des filles). V. Accouplées.

(Hayard, 1907) : Tenancière de caboulot. Proxénète.


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