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K

Kaiserlich

(Larchey, 1865) : Autrichien. De l’allemand Kaiserlich, impérial.

Les Kaiserlich ont été étourdis du coup.

Balzac.

Kaiserlick

(Merlin, 1888) : Autrichien, — de l’allemand kaiserlichen.

Kanguroo

(Rossignol, 1901) : Vaste poche dissimulée sous la jupe et entre les jambes des voleuses qui commettent le vol dit à la carre. Elles enfoncent dans cette poche les objets ou étoffes qu’elles volent dans les magasins. Cette poche est nommée par elles kanguroo, probablement pour faire allusion à la poche que cet animal a sur le ventre pour y mettre ses petits.

Kanguroo (le vol au)

(Virmaître, 1894) : Ce vol consiste à engloutir les dentelles ou les coupons volés aux étalages dans une vaste poche dissimulée sous la robe (Argot des voleurs).

Karapata

(Merlin, 1888) : Servant à pied d’artillerie.

Karibaine

(Rossignol, 1901) : Ce nom n’est connu que des bohémiens, ramonis et gitanes, c’est le nom d’un vol pratique par les femmes ; il consiste à demander à des commerçants à changer ou acheter en donnant bénéfice des pièces de monnaie d’un millésime quelconque. Si le commerçant est trop confiant, elles en font disparaitre le plus possible, et n’en trouvent pas au millésime et effigie demandés.

Kébir

(Merlin, 1888) : Chef de corps, — de l’arabe. Le gros kébir désigne le général.

Kelp

(Rossignol, 1901) : Chien. Nom arabe beaucoup usité à Paris.

Képi (veux-tu mon)

(Rigaud, 1881) : Apostrophe à l’adresse du soldat qui, dans la chambrée, a fait entendre un bruit insolite.

Kibir

(Rossignol, 1901) : Chef. Le grand kibir des agents de police est le préfet. Le président de la République est le kibir des Français. Les Arabes ne désignaient pas autrement Napoléon III. Lors de son voyage en Algérie, ils criaient sur son passage :

Vive kibir cleta (III), et moutatiou larba (petit IV) !

On dit souvent kibir pour chef ou patron.

Kif-Kif

(Delvau, 1867) : adv. Ric-à-ric, — dans l’argot des faubouriens qui ont servi dans l’armée d’Afrique.

Kif-kif

(Boutmy, 1883) : Expression qui vient des Arabes, importée assurément dans l’atelier par quelque zéphyr ou quelque zouave typographe. Dans le patois algérien, kif-kif signifie semblable à : kif-kif bourricot, semblable à un âne. Les compositeurs l’emploient pour dire qu’une chose est la même qu’une autre : C’est kif-kif, c’est équivalent, c’est la même chose.

(Merlin, 1888) : Synonyme à identique, de semblable, — de l’arabe.

Kif-kif (c’est)

(La Rue, 1894) : C’est équivalent.

Kif-Kif, Quif-Quif

(Rigaud, 1881) : Égal, pareil. — C’est kif-kif, c’est la même chose.

Le Réveillon et les rois, ce n’est pas le moins du monde kif-kif.

(Le Père Duchêne, janvier 1879.)

Bon ! qu’ ça y a coupé le sifflet, qui ça l’a fait taire, c’est quif-quif.

(Hennique, La Dévouée.)

Kifkif

(Rossignol, 1901) : Mot arabe qui veut dire : la même chose, semblable. On dit aussi kifkif-bourriquot (semblable à l’âne). Beaucoup de personnes se servent de cette phrase sans savoir ce qu’elles disent. Ainsi, Sarcey, lorsqu’il a écrit un article ayant ce titre. On a donné bien des versions de ces mots, mais la seule, la vraie, et il n’y en a pas d’autre, c’est la comparaison du superflu des Arabes qui l’ont tous comme un bourriquot. Un jour dans la brousse, plusieurs camarades et moi, nous surprenions un bico, Arabe, qui cherchait à posséder une jeune indigène de onze ou douze ans : « Tu vas tuer cette enfant, avec ton zobi kifkif-bourriquot, » lui dit l’un de nous, et l’Arabe, sans se déconcerter et avec un air bon enfant, se retourna vers celui qui l’avait interpellé et lui répondit : « Chauffe (regarde) macache kifkif-bourriquot, moi comme les hommes. »

Kik, Kiki

(Hayard, 1907) : Cou.

Kilo

(Rigaud, 1881) : Litre de vin.

(Rigaud, 1881) : Dernière manifestation d’un copieux repas. Poser un kilo.

(Rigaud, 1881) : Faux chignon.

Attends que j’aie mis mon kilo. — Tiens ! voilà mon kilo qui s’en va.

(N. Roqueplan.)

(La Rue, 1894) : Litre de vin. Faux chignon. Excréments : Poser un kilo.

(Virmaître, 1894) : Litre (Argot du peuple). N.

(Rossignol, 1901) : Litre de vin.

Kilo (un)

(Hayard, 1907) : Un litre.

Kinserlick

(Delvau, 1867) : s. m. Autrichien, — dans l’argot des troupiers, qui ont entendu parler des Impériaux (die Kaiserlichen) battus par leurs pères, les soldats de la Grande Armée. On dit aussi et mieux Kaiserlick.

Kléber

(Virmaître, 1894) : Manger. Ce mot vient du russe kleb (manger). Nos soldats l’ont rapporté de la guerre de Crimée, et il est resté en usage dans le peuple (Argot du peuple).

(Hayard, 1907) : Manger.

Klebjer

(Delvau, 1867) : v. n. Manger, — dans l’argot des marbriers de cimetière, qui parlent russe (kleb, pain) sans le savoir. Ils disent aussi Tortorer.

Klebs

(Hayard, 1907) : Chien.

Koksnoff

(Delvau, 1867) : adj. Élégant, beau, brillant, chocnosoff, — dans l’argot des bohèmes et des rapins.

Kolbac

(Delvau, 1867) : s. m. Coiffure généralement quelconque, — dans l’argot des faubouriens.

Koxnoff

(Larchey, 1865) : Voir chocnoso.

Krach

(La Rue, 1894) : Déconfiture financière.

Kracqueur

(Clémens, 1840) : Menteur.

Krapser

(Delvau, 1867) : v. a. Tuer, — dans l’argot des faubouriens qui ont fait la guerre d’Orient. Signifie aussi mourir.

Kyrielle

(Delvau, 1867) : s. f. Suite ou procession de gens ; famille nombreuse, — dans l’argot du peuple. Avoir des kyrielles d’enfants. En avoir beaucoup.


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