AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Gratte

Gratte

(Larchey, 1865) : Abus de confiance.

Il y a de la gratte là-dessous.

la Correctionnelle.

(Delvau, 1867) : s. f. Dîme illicite prélevée sur une étoffe, — dans l’argot des couturières, qui en prélèvent tant et si fréquemment qu’elles arrivent à s’habiller de soie toute l’année sans dépenser un sou pour cela. C’est un vol non puni, mais très punissable. Les tailleurs ont le même mot pour désigner la même chose, — car eux aussi ont la conscience large.

(Rigaud, 1881) : Gale. — Avoir pincé la gratte, avoir attrapé la gale.

(Rigaud, 1881) : Excédant d’une marchandise confiée à un ouvrier à façon, et qu’il croit devoir s’approprier.

(Rossignol, 1901) : Bénéfice. Faire danser l’anse du panier, c’est faire de la gratte. Lorsqu’un patron donne à un ouvrier la matière première pour confectionner douze objets, et que l’ouvrier en tire quatorze, s’il garde le surplus, il fait de la gratte. Aucun ne se doute que cela constitue un vol.

Gratte (en faire)

(Virmaître, 1894) : Chiper sa patronne en majorant les achats (Argot du peuple). V. Gratter.

Gratte (faire de la)

(Hayard, 1907) : Bénéfice malhonnête.

Gratte (la)

(Delvau, 1867) : La gale, — dans l’argot des faubouriens.

(Hayard, 1907) : La gale.

Gratte-couenne

(Halbert, 1849) : Perruquier.

(Larchey, 1865) : Barbier. — Mot à mot : gratte-peau.

(Rigaud, 1881) : Barbier.

Gratte-cu

(d’Hautel, 1808) : Il n’y a point de si belle rose qui ne devienne gratte-cu. Pour dire que quel que belle que soit une femme, ses charmes ne sont point à l’abri de l’outrage des ans.
Ce proverbe est exprimé avec beaucoup de noblesse dans ces vers d’Horace :

Non semper idem floribus est honos
Vernis. . . . . . . . . .

Gratte-cul

(Delvau, 1864) : Femme qui n’est plus bonne au service amoureux.

Dans c’ siècle-ci, plus d’un mauvais sujet
Change en gratte-cul la rose la plus belle.

E. Debraux.

(Delvau, 1867) : s. m. Femme qui a été jolie comme une rose et n’a rien conservé de sa fraîcheur et de son parfum, — dans l’argot du peuple, qui ne sait pas que.

Si la jeunesse est une fleur,
le souvenir en est l’odeur.

(Virmaître, 1894) : Vieille femme repoussante, laide à faire peur.
— Elle est laide comme un cul gratté à deux mains (Argot du peuple).

Gratte-papier

(Larchey, 1865) : Fourrier. — Allusion à ses fonctions de scribe. V. Rogneur.

(Delvau, 1867) : s. m. Employé, clerc d’huissier, expéditionnaire etc., — tous les scribes enfin.

(Merlin, 1888) : Fourrier.

(Virmaître, 1894) : Employé aux écritures (Argot du peuple). V. Chieur d’encre.

Gratte-poux

(Rossignol, 1901) : Coiffeur.

Grattée

(Delvau, 1867) : s. f. Coups donnés ou reçus. Se donner une grattée. Se battre à coups de poing.

Gratter

(d’Hautel, 1808) : S’il n’a pas de quoi, qu’il en gratte. Se dit de celui à qui on refuse des secours ; que l’on éconduit impitoyablement.
Qui se sent galeux se gratte. Se dit de ceux qui prennent pour eux personnellement les reproches que l’on fait en général.
J’aimerois mieux gratter la terre. Sert à exprimer l’aversion que l’on a pour une chose.
Un âne gratte l’autre. Se dit deux personnes de peu de mérite qui se louent réciproquement. Asinus asinum fricat, dit Phèdre.
Gratter quelqu’un où cela lui démange. Lui parler d’une chose qu’elle prend plaisir à entendre, qui la flatte.
Trop gratter cuit, trop parler nuit. V. Cuire.

(Halbert, 1849) : Raser.

(Larchey, 1865) : Voler.

Au diable la gloire ! il n’y a plus rien à gratter.

M. Saint-Hilaire.

(Larchey, 1865) : Arrêter (Vidocq). V. Raclette.

(Delvau, 1867) : v. n. et a. Prélever un morceau plus ou moins considérable sur une pièce d’étoffe, — de façon à pouvoir trouver un gilet dans une redingote et un tablier dans une robe.

(Rigaud, 1881) : Arrêter, — dans l’ancien argot. — Garder l’excédant d’une marchandise confiée pour un travail à façon. — Chiper, retirer un profit illicite. — Il n’y a rien a gratter dans cette baraque, il n’y a pas de bénéfices à faire dans cette maison.

(La Rue, 1894) : Rouer de coups. Gratter le pavé, vivre misérablement.

(Virmaître, 1894) : Battre quelqu’un.
— Je vais te gratter.
Gratter : prendre, grapiller sur tout pour grossir son lopin (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Raser.

J’ai la barbe longue, je vais me faire gratter.

(Rossignol, 1901) : Donner des coups à quelqu’un, c’est le gratter.

(Rossignol, 1901) : Prendre.

Je lui ai gratté son tabac.

Gratter (se faire)

(Hayard, 1907) : Se faire raser, se faire battre ; travailler.

Gratter (se)

(Rossignol, 1901) : Ne rien recevoir est se gratter. — « Tu as pris tout le fricot, moi, je me gratte. » On dit aussi : je me tape.

Gratter à la corbeille

(Rigaud, 1881) : Dans le jargon de la Bourse, c’est ne plus pouvoir jouer sur les fonds publics, parce qu’on est dans l’impossibilité de fournir une couverture (provisions) à l’agent de change.

Gratter au foyer

(Rigaud, 1881) : En terme de théâtre, c’est, pour un auteur, attendre le tour de sa pièce ; pour un acteur, c’est attendre un rôle.

Gratter dans la main

(Delvau, 1864) : Déclaration muette. Sorte de pantomime, qui se joue discrètement dans le monde des filles. — Qu’un homme désire une femme ou… vice-versa, il lui suffit, profitant de la poignée de main d’adieu, de gratter légèrement du médium la paume de la main qu’il presse. Si la réponse a lieu de la même manière, l’affaire est dans le sac, — demande et réponse affranchie.

Gratter la couenne (se faire)

(Virmaître, 1894) : Se faire raser (Argot du peuple).

Gratter les pavés

(Rigaud, 1881) : Vivre dans une grande misère.

Gratter son devant

(Delvau, 1864) : Se masturber.

Si j’eusse pensé que ma fille eût été si vite en besogne, je lui eusse laissé gratter son devant jusqu’à l’âge de vingt-quatre ans.

(Les Caquets de l’accouchée.)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique