AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Douce

Douce

(d’Hautel, 1808) : Aller à la douce, comme les marchands de cerises. Faire tout doucement ses petites affaires, par allusion avec les marchands de cerises qui vont très-lentement dans les rues, en criant leur marchandise.

(Larchey, 1865) : Soie (Vidocq). — Elle est douce au toucher.

(Delvau, 1867) : s. f. Étoffe de soie ou de satin, — dans l’argot des voleurs.

(Delvau, 1867) : s. f. Fièvre, — dans le même argot [des voleurs].

(Rigaud, 1881) : Soie, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Soie. Fièvre.

Douce (à la)

(Delvau, 1867) : adv. Doucement, — dans l’argot du peuple. On dit quelquefois : À la douce, comme les marchands de cerises.

Douce (aller à la)

(Rigaud, 1881) : Aller doucement, se porter assez bien.

ALINE : Et mon oncle comment va-t-il ?
L’HOMME : À la douce, à la douce.

(Jean Rousseau, Paris-Dansant.)

Faire quelque chose à la douce, ne pas se presser.

Douce (s’en offrir une)

(Virmaître, 1894) : V. Bataille des Jésuites. N.

Douce affaire

(Delvau, 1864) : L’affaire de cœur, c’est-à-dire du cul, douce à faire, en effet, bien que ses suites soient quelquefois amères. — Se donner, ou se coller une douce : se masturber.

Le portrait ravissant, l’image enchanteresse
Qu’en tout temps je me fais de ton con, de ta fesse,
De ta motte, des poils, blonds ou noirs, mais soyeux,
Qui viennent mollement frisotter auteur d’eux,
A mon organe cause une telle secousse,
Que j’ai beau tous les jours me coller une douce,
Dans mes rêves ton con m’agace et me poursuit.
Et me fait dans mes draps décharger chaque nuit…
Cette agitation me fatigue et me pèse :
Aussi, sans plus tarder, faut-il que je te baise.

Louis Protat. (Serrefesse.)

Doucette

(Larchey, 1865) : Lime (Vidocq). — Allusion au travail de la lime qui opère tout doucement.

(Delvau, 1867) : s. f. Lime, — dans l’argot des voleurs.

(La Rue, 1894) : Lime.

(Virmaître, 1894) : V. Mordante.

Douceur

(d’Hautel, 1808) : En douceur. Avec mesure, circonspection, tout doucement.
La douceur. Sobriquet que l’on donne à un homme fort doux. Les soldats ont coutume de se donner entr’eux des sobriquets qui caractérisent leurs manières d’être. On appelle La douceur un soldat doux et complaisant ; Sans-Chagrin, un soldat d’une humeur facile et enjouée ; Va de bon cœur, un soldat ferme et courageux ; Bras de fer, celui qui a le poignet vigoureux, qui tire bien des armes, etc., etc.

(La Rue, 1894) : Mettre quelqu’un en douceur, c’est le tromper ou le voler en le flattant.

Douceur (le mettre en)

(Rigaud, 1881) : Tromper quelqu’un avec de douces paroles ; voler quelqu’un en le flattant.

Douceurs

(Delvau, 1867) : s. f. pl. Choses de diverse nature qu’on porte aux malades ou aux prisonniers, — aux uns des oranges, aux autres du tabac.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique