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Couleur

Couleur

(d’Hautel, 1808) : Il en juge comme un aveugle des couleurs. Se dit d’un homme qui décide dans une matière qu’il ne connoît pas.
Cette affaire commence à prendre couleur. Pour, commence à prendre un caractère, une tournure satisfaisante.
Des goûts et des couleurs il ne faut disputer. Signifie qu’on doit se garder de fronder les, goûts et les caprices, les fantaisies particulières, parce chacun a les siens.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Mensonge. Monter des couleurs, dire des mensonges.

(Larchey, 1865) : Soufflet. — Il colore la joue.

J’bouscule l’usurpateur, Qui m’applique sur la face, Comm’on dit, une couleur.

Le Gamin de Paris, chanson, 184…

(Delvau, 1867) : s. f. Menterie, conte en l’air, — dans l’argot du peuple, qui s’est probablement aperçu que, chaque fois que quelqu’un ment, il rougit, à moins qu’il n’ait l’habitude du mensonge. Monter une couleur. Mentir.
Au XVIIe siècle on disait : Sous couleur de, pour Sous prétexte de. Or, tout prétexte étant un mensonge, il est naturel que tout mensonge soit devenu une couleur.

(Delvau, 1867) : s. f. Opinion politique. Même argot [du peuple].

(Rigaud, 1881) : Ruse, mensonge.

Laissez donc, ça fait comme ça la sainte n’y touche, pour s’ faire r’garder ; on connaît ces couleurs-là.

(Mars et Raban, Les Cuisinières).

Être à la couleur, ne pas se laisser tromper ; deviner un mensonge. C’est-à-dire savoir quelle est la couleur qui retourne.

(Rigaud, 1881) : Soufflet, coup de poing sur le visage. Appliquer une couleur, donner un soufflet. — Passer à la couleur, se faire administrer des claques.

(La Rue, 1894) : Mensonge.

Couleur (être à la)

(La Rue, 1894) : Être convenable, faire bien les choses. Ne pas être à la couleur, être naïf, ne pas voir qu’on vous en coule une.

Couleur (monter la)

(La Rue, 1894) : Tromper.

Couleurs (en faire voir de toutes les)

(Virmaître, 1894) : Mentir, tromper. Faire à quelqu’un tous les tours possibles (Argot du peuple).

Couleurs (monter des)

(anon., 1827) : Mentir.

(Bras-de-Fer, 1829) : Mentir.

(Halbert, 1849) : Mentir.


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