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Chique

Chique

(d’Hautel, 1808) : Une chique de tabac. On appelle ainsi une pincée de tabac que les soldats., les marins et la plupart des journaliers mettent dans leur bouche pour en prendre toute la substance. Voyez Chiquer.
Une chique de pain. Pour dire une bribe, un morceau de pain.

(Halbert, 1849) : Bon ton.

(Larchey, 1865) : Église (Vidocq). V. Momir, Rebâtir. Couper la chique : Dérouter. — Du vieux mot chique : finesse (Roquefort).

De la réjouissance comme ça ! Le peuple s’en passera. C’est c’qui coupe la chique aux bouchers.

Gaucher, Chansons.

Couper la chique à quinze pas : Se faire sentir de loin.

(Larchey, 1865) : Voir chic. — chiquement — Avec chic.

(Delvau, 1867) : s. f. Église, — dans l’argot des voleurs, qui, s’ils ne savent pas le français, savent sans doute l’anglais (Church), ou le flamand (Kerke), ou l’allemand (Kirch).

(Delvau, 1867) : s. f. Griserie, — dans l’argot des faubouriens. Signifie aussi mauvaise humeur, — l’état de l’esprit étant la conséquence de l’état du corps. Avoir une chique. Être saoul. Avoir sa chique. Être de mauvaise humeur.

(Delvau, 1867) : s. f. Morceau de tabac cordelé que les marins et les ouvriers qui ne peuvent pas fumer placent dans un coin de leur bouche pour se procurer un plaisir — dégoûtant. Poser sa chique. Se taire, et, par extension, Mourir. On dit aussi, pour imposer silence à quelqu’un : Pose ta chique et fais le mort.

(Rigaud, 1881) : Église, — dans l’ancien argot des voleurs ; vient de l’italien chièsa.

(Rossignol, 1901) : Beau, bien, bon. Une bonne action est chique. Un bel objet est chique. Une femme bien mise est chique.

Chiqué

(Rigaud, 1881) : Fait avec chic. — S’emploie en parlant des choses : un tableau chiqué.

Chique (ça ne vaut pas une)

(Rigaud, 1881) : Ça ne vaut rien.

Au XIVe siècle, on appelait chique en Dauphiné une pièce de monnaie de cette province qui était la plus petite et avait le moins de valeur.

(Ch. Nisard.)

Il faut plutôt chercher l’étymologie dans la chique de tabac qui n’est pas d’une grande valeur.

Chique (coller sa)

(Fustier, 1889) : Argot des enfants qui se servent surtout de cette expression au jeu dit de saute-mouton. Colle ta chique et fais le mort.

Chique (couper la)

(Rigaud, 1881) : Couper la parole ; synonyme de couper le sifflet.

Chiqué (être)

(Delvau, 1867) : Être fait, peint ou dessiné avec goût, avec esprit, avec chic.

Chique (poser sa)

(Rigaud, 1881) : Mourir. — Se taire. — Pose ta chique et fais le mort. Tais-toi et ne bouge pas.

Chique de pain

(Delvau, 1867) : s. f. Morceau de pain.

(Rigaud, 1881) : Croûton de pain.

Chiquement

(Delvau, 1867) : adv. Avec chic.

Chiquenaude

(d’Hautel, 1808) : Il ne vaut pas une chiquenaude. Manière injurieuse et exagérée de dire qu’un homme n’a aucune espèce de mérite.
On ne lui a pas seulement donné une chiquenaude. Pour exprimer que l’on n’a fait aucun mauvais traitement à un enfant qui jette les hauts cris.

Chiquer

(d’Hautel, 1808) : Au propre, mâcher du tabac en feuille. Au figuré, prendre ses repas habituels ; et par extension faire endêver ou pester quelqu’un, le railler, se moquer de lui.
On dit d’un homme pauvre qui n’a rien à mettre sous la dent, qu’il n’a pas de quoi chiquer.

(Halbert, 1849) : Battre.

(Larchey, 1865) : Faire avec chic, supérieurement.

Je leur en ferai des discours, et des chiqués.

Chenu.

Auprès d’elle, Eugénie Nu Bras, Nous chique avec génie, Son pas.

1846, Privat d’Anglemont.

(Larchey, 1865) : Manger, dépenser. — Mot de la langue romane. V. Roquefort.

Ne pourrions-nous pas chiquer un légume quelconque ? mon estomac abhorre le vide.

Balzac.

Il m’a fallu tout mettre en plan. J’ons chiqué jusqu’aux reconnaissances.

Dialogue entre Zuzon et Eustache, chanson, 1836.

(Larchey, 1865) : Battre. Mot à mot : avaler. Même racine que la précédente.

(Delvau, 1867) : v. a. Dessiner ou peindre avec plus d’adresse que de correction, avec plus de chic que de science véritable.

(Delvau, 1867) : v. a. Battre, donner des coups, — dans l’argot des faubouriens, qui déchiquettent volontiers leurs adversaires, surtout lorsqu’ils ont une chique. Se chiquer. Échanger des coups de poing et des coups de pied.

(Delvau, 1867) : s. m. Manger.

(Rigaud, 1881) : Battre. — Se chiquer, s’invectiver, en venir aux mains. — Chiquerie, rixe.

(La Rue, 1894) : Manger. Battre. Mentir, simuler. Feindre une scène.

Chiquer (pour)

(Rossignol, 1901) : Plaisanter, pour rire. — « Ce que vous me dites n’est pas sérieux, c’est sans doute pour chiquer. » Pendant l’exposition de 1889, un agent anglais demandait à un français s’ils étaient bien payés : « Oui, pour chiquer, » lui répondit le Français, l’Anglais prit aussitôt son dictionnaire de poche, mais ne put comprendre la signification des mots : pour chiquer.

Chiquer (se)

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Se battre.

Chiquer contre

(Rossignol, 1901) : Dire le contraire de ce que l’on pense. Ne pas avoir l’air de comprendre une chose dont on vous parle lorsqu’on la connaît est chiquer contre.

Tu n’as pas besoin de me chiquer contre en plaidant le faux pour savoir le vrai.

Chiquer des sortes

(Boutmy, 1883) : v. Synonyme de fricoter.

Chiquer-contre

(Virmaître, 1894) : V. Battre comtois.

Chiquer, Chiquer comte

(Rigaud, 1881) : Mentir, simuler, — dans le jargon des voleurs. Comte est pour comtois. — Les saltimbanques se servent aussi de cette expression.

Chiquer, Chiquer les légumes

(Rigaud, 1881) : Manger, — dans le jargon du peuple.

Chiquet

(d’Hautel, 1808) : La plus petite partie d’une chose.
Il a payé chiquet à chiquet. Pour dire peu à peu, par petites sommes. Ce mot est toujours masculin ; c’est donc un barbarisme que fait le peuple en disant une chiquette de pain, pour un petit morceau de pain.

Chiquette

(Delvau, 1867) : s. f. Petit morceau.

Chiquette à chiquette

(Delvau, 1867) : adv. Par petits morceaux. C’est évidemment le même mot que chicot, qui a lui-même pour racine le vieux mot français chice.

Chiqueur

(d’Hautel, 1808) : Qui est sujet à chiquer. On dit aussi figurément d’un homme qui mange beaucoup et qui aime passionnément la table, que c’est un bon chiqueur.

(Larchey, 1865) : Glouton. — Chiqueur : Artiste dessinant de chic, sans étudier la nature.

(Delvau, 1867) : s. m. Mangeur, glouton.

(Delvau, 1867) : s. m. Artiste qui fait de chic au lieu de faire d’après nature.

(Rigaud, 1881) : Peintre sculpteur qui fait de chic.

Un tas de chiqueurs et de chiqueuses font de petites ordures.

(Le Triboulet, du 6 juin 1880.)

Chiqueur, Chiqueur de blanc

(Rigaud, 1881) : Fainéant ; souteneur de filles.


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