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Camelot

Camelot

(d’Hautel, 1808) : Il est comme le camelot, il a pris son pli. Signifie qu’une personne a contracté des vices ou de mauvaises inclinations dont il ne peut se corriger.

(M.D., 1844) : Marchands des rues.

(un détenu, 1846) : Marchand ambulant ou marchand de contre-marques.

(Larchey, 1865) : « C’est-à-dire marchand de bimbeloteries dans les foires et fêtes publiques. »

Privat d’Anglemont.

(Delvau, 1867) : s. m. Marchand ambulant, — dans l’argot des faubouriens, qui s’aperçoivent qu’on ne vend plus aujourd’hui que de la camelotte.

(Rigaud, 1881) : Marchand ambulant, porte-balle, étalagiste sur la voie publique. Le soir, le camelot ouvre les portières, ramasse les bouts de cigares, mendie des contre-marques, donne du feu, fait le mouchoir et même la montre s’il a de la chance.

(La Rue, 1894) : Petit marchand dans les rues. Crieur de journaux. Signifie aussi voleur.

Camelote

(anon., 1827) : Chose.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Vol que font les forçats en allant à la fatigue.

(La Rue, 1894) : Butin du chiffonnier. Marchandise du camelot ou marchandise de mauvaise qualité. Signifie aussi prostituée.

(Rossignol, 1901) : La marchandise de mauvaise qualité est de la camelote ; si elle est mal faite, elle est camelotée. Un camelot nomme sa marchandise sa camelote.

Cameloteuse

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : La recéleuse qui achète la camelote.

Camelotte

(d’Hautel, 1808) : C’est de la camelotte ; ce n’est que de la camelotte. Se dit par mépris et pour rabaisser la valeur d’une marchandise quelconque, et pour faire entendre que la qualité en est au-dessous du médiocre.

(M.D., 1844) : Marchandise.

(un détenu, 1846) : Mauvaise marchandise.

(Delvau, 1867) : s. f. Mauvaise marchandise ; besogne mal faite, — dans l’argot des ouvriers ; Livre mal écrit, dans l’argot des gens de lettres. Les frères Cogniard, en collaboration avec M. Boudois, ont adjectivé ce substantif ; ils ont dit : Un mariage camelotte.

(Delvau, 1867) : s. f. « Femme galante de dix-septième ordre, » — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Mauvaise marchandise, objet sans valeur. Le camelot est une étoffe très mince et d’un mauvais usage, faite de poils de chèvre, de laine, de soie et de coton de rebut, d’où camelotte. — Tout l’article-Paris qui se fabrique vite, mal, à très bas prix, est de la camelotte.

Ah ! ce n’est pas de la camelotte, du colifichet, du papillotage, de la soie qui se déchire quand on la regarde.

(Balzac, l’Illustre Gaudissard.)

(Rigaud, 1881) : Toute espèce de marchandise, — dans le jargon des voleurs. — Camelotte savonnée, marchandise volée. — Balancer la camelotte en se débinant, jeter un objet volé quand on est poursuivi. — Les revendeurs, les truqueurs, les petits étalagistes, désignent également leur marchandise sous le nom de camelotte. — J’ai de la bonne camelotte, j’ai de la bonne marchandise.

(Rigaud, 1881) : Le contenu en bloc de la hotte, — dans le jargon des chiffonniers. Au moment du triquage, du triage, chaque objet est classé sous sa dénomination. Ainsi, les os gras sont des chocottes ; les os destinés à la fabrication, des os de travail ; le cuivre, du rouget, le plomb, du mastar ; le gros papier jaune, du papier goudron ; le papier imprimé, du bouquin ; la laine, du mérinos ; les rognures de drap, les rognures de velours, des économies ; les croûtes de pain, des roumies ; les têtes de volaille, des têtes de titi ; les cheveux, des douilles ou des plumes ; les tissus laine et coton, des gros ; les toiles à bâche et les toiles à torchon, des gros-durs ; les rebuts de chiffons de laine, des gros de laine ou engrais.

(Rigaud, 1881) : Prostituée de bas étage.

(Virmaître, 1894) : Marchandise. Pour qualifier quelque chose d’inférieur on dit : c’est de la camelotte (Argot du peuple).

(Hayard, 1907) : Marchandise.

Camelotte dans le pied

(Larchey, 1865) : En flagrant délit de vol.

J’ai été pris, la camelotte dans le pied.

La Correctionnelle, journal.

Camelotte en pogne

(Halbert, 1849) : Le vol dans la main.

(Delvau, 1867) : s. f. Vol dans la main. Argot des prisons.

(Rigaud, 1881) : Flagrant délit de vol. Mot à mot : marchandise dans la main, la pogne.

(Virmaître, 1894) : Voler un objet quelconque dans la main de quelqu’un (Argot des voleurs).

Camelotte, grinchie

(Clémens, 1840) : Objets provenants de vols.

Camelotter

(Halbert, 1849) : Marchander, ou vendre.

(Delvau, 1867) : v. n. Marchander ou vendre. Signifie aussi mendier, vagabonder.

Camelottes, le monde camelotte

(Delvau, 1864) : Celui des femmes galantes d’une catégorie très infime. Les fleuves ne peuvent pas remonter à leur source ; les mots y remontent volontiers, au-contraire ; par exemple celui-ci. Il est de création moderne, quant au sens nouveau qu’on lui a donné sans songer à l’étymologie : or, camelotte vient de camelus, qui veut dire chameau.


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