AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Brûlé

Brulé

(Halbert, 1849) : Déjoué.

Brûlé

(Rigaud, 1881) : Démasqué. Drôle dont les filouteries sont percées à jour, usées. — Par contre, un créancier brûlé est celui dont on ne peut plus rien tirer. On l’a trop fait flamber.

(La Rue, 1894) : Fini. Démasqué. Manqué.

(Virmaître, 1894) : Affaire manquée. Se dit plus communément d’un agent chargé d’une surveillance, lorsqu’il est éventé par le surveillé il est brûlé. On brûle également une carte vue par les joueurs (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Un agent de police est brûlé lorsqu’il est reconnu par l’individu qu’il surveille. Une affaire dont il s’occupe est brûlée (non faisable) lorsqu’il y a eu des indiscrétions.

Brûlé (être)

(Delvau, 1867) : N’inspirer plus aucune confiance dans les endroits où l’on était bien reçu, où l’on avait crédit sur sa mine. Argot des bohèmes et des escrocs.

(Delvau, 1867) : Être déjoué par la police, dans l’argot des voleurs.

(France, 1907) : N’inspirer plus de confiance dans les endroits où l’on était bien reçu ; avoir perdu tout crédit. « Il est brûlé chez ses fournisseurs. » Un politicien brûlé est un homme qui a perdu toute influence ; un auteur ou un acteur brûlé est celui qui a perdu la faveur du public. Se dit aussi pour être démasqué, mis à jour.

Voyez-vous cet inspecteur obligé de rester dix heures en surveillance dans une rue de la Villette ou des Batignolles et ayant pour toutes ses dépenses trente-cinq centimes dans sa poche, juste deux sous de plus que le Juif errant ! il lui faut arpenter le pavé de long en large comme une sentinelle. Au bout d’une heure, tout le quartier l’a remarqué et se le montre. Comme on dit, en termes du métier, « il est brûlé ».

(Hogier-Grison, La Police.)

Brûle-fer

(Merlin, 1888) : Maréchal ferrant.

Brûle-gueule

(Larchey, 1865) : Pipe dont le tuyau écourté brûle les lèvres.

Une de ces pipes courtes et noires dite brûle-gueule.

De Banville.

(Delvau, 1867) : s. m. Pipe très courte et très culottée, — dans l’argot du peuple et des artistes.

(Rigaud, 1881) : Pipe courte et noircie par l’usage.

(Virmaître, 1894) : Pipe dont le tuyau est très court. En fumant, la pipe vous brûle la gueule (Argot du peuple). V. Bouffarde.

(Rossignol, 1901) : Pipe à tuyau très court dont le fourneau brûle la bouche.

(France, 1907) : Pipe à tuyau écourté.

Brûlée

(Delvau, 1867) : s. f. Coups donnés ou reçus, — dans l’argot du peuple. Foutre une brûlée. Battre les ennemis dans l’argot des troupiers. Recevoir une brûlée. Être battu par eux.

(France, 1907) : Sévère correction. « La marmite est venue sans galette, je lui ai flanqué une brûlée ! »

Brûlée (affaire)

(Rigaud, 1881) : Affaire ratée, affaire qui n’a pas réussi. M Larchey donne brûlé tout court dans le même sens.

Brûler

(d’Hautel, 1808) : Brûler le jour. Signifie faire usage de lumière en plein midi.
Faire brûler quelqu’un à petit feu. Le tourmenter, l’inquiéter, lui faire endurer toutes sortes de mauvais traitemens.
Il leur a brûlé le cul. Se dit de quelqu’un qui a abandonné sans mot dire la-société où, il se trouvoit ; de celui qui s’est esquivé d’un lieu où il étoit retenu malgré lui.
Se brûler. Signifie se méprendre, se tromper, s’abuser dans ses spéculations.
Se brûler à la chandelle. Découvrir soi-même, sans le vouloir, les fautes dont on s’est rendu coupable ; se laisser entraîner malgré soi dans un piège que l’on avoit d’abord évité.
Le tapis brûle. Signifie, il n’y a pas de temps à perdre ; se dit pour exciter des joueurs à doubler leur jeu.

(Larchey, 1865) : Perdre sans retour.

Comment sommes-nous avec le boulanger ? — M’sieur, le boulanger est brûlé, il demande un à-compte.

Champfleury.

(Larchey, 1865) : Démasquer.

Le grec brûlé prend son parti lestement et va, sous un autre nom nobiliaire, se faire pendre ailleurs.

Mornand.

(Delvau, 1867) : v. n. Approcher du but, être sur le point de découvrir une chose, — dans l’argot des enfants et des grandes personnes, qui devinent, les uns qui savent à quoi on s’expose en s’approchant du feu.

(Delvau, 1867) : v. a. Dépasser une voiture, — dans l’argot des cochers qui se plaisent à ce jeu dangereux, malgré les conseils de la prudence et les règlements de la police.

(Rigaud, 1881) : Retirer de la main en les jetant au panier, après en avoir annoncé le nombre, une ou plusieurs cartes avant de commencer une partie de baccarat en banque. Ce droit du banquier ne s’exerce plus que dans les cercles de bas étage.

(France, 1907) : Dénoncer, vendre.

La République est un régime de lumière et de loyauté qui n’a que faire d’une police secrète. Rappelons-nous toujours que la police secrète a été instituée par Louis XIV et développée outre mesure par les deux Bonaparte. Louis XIV et les Bonaparte ne sont certainement pas des modèles à suivre pour nous. Je ne puis me désoler, quant à moi, parce qu’un mouchard vient de brûler ses patrons.

(Germinal.)

Les filles qui dénoncent les malfaiteurs se fiant à elles sont plus rares qu’on ne le pense. Gloria est une exception ; c’est pourquoi je ne tiens pas à la brûler (faire connaître).

(G. Macé, Un Joli monde.)

Brûler, approcher du but, être sur le point de deviner une chose, dépasser une voiture.
Brûler les planches, jouer avec beaucoup de feu et d’art ; argot des coulisses. Brûler la politesse, s’esquiver sans rien dire ; — le pégriot, faire disparaître la trace d’un vol ; — à la rampe, jouer comme si l’on était seul pour attirer sur soi l’attention, sans avoir égard au jeu de ses camarades ; argot des coulisses ; — du sucre, recevoir des applaudissements ; — sa chandelle par les deux bouts, dissiper sa fortune, sa santé ou son cerveau de toutes les façons ; argot des bourgeois.

Brûler (se)

(Rigaud, 1881) : Être connu, démasqué.

Aussi je commençais à me brûler.

(F. Mornand.)

Brûler à la rampe (se)

(Delvau, 1867) : Jouer pour soi sans se préoccuper de la pièce. Argot des coulisses.

(Rigaud, 1881) : Jouer pour soi, sans se préoccuper de la pièce, — dans le même jargon. (A. Delvau)

Brûler du sucre

(Delvau, 1867) : v. a. Recevoir des applaudissements, — dans le même argot [des coulisses].

(Rigaud, 1881) : Être applaudi, — dans le jargon des acteurs.

Brûler la chandelle par les deux bouts

(Virmaître, 1894) : Individu qui dépense sans compter, qui jette son argent par les fenêtres.
— Tu brûles la chandelle par les deux bouts (Argot du peuple). N.

Brûler la politesse

(Larchey, 1865) : S’esquiver sans faire la politesse d’un adieu.

Quand il nous met à l’ombre, c’est que nous avons brûlé la politesse à la consigne.

J. Arago, 1838.

(Delvau, 1867) : v. a. Disparaître sans avertir, — dans l’argot des bourgeois.

Brûler le cul

(Rigaud, 1881) : Faire banqueroute. L’expression date de 1789.

Brûler le dur

(Hayard, 1907) : Ne pas payer son voyage.

Brûler le pégriot

(Halbert, 1849) : Faire disparaître la trace d’un vol.

(Delvau, 1867) : v. a. Faire disparaître les traces d’un vol. Argot des prisons.

(Rigaud, 1881) : Faire disparaître les traces d’un vol.

(Virmaître, 1894) : Faire disparaître les traces d’un vol (Argot des voleurs).

Brûler les planches

(Delvau, 1867) : v. a. Avoir l’habitude de la scène, jouer un rôle avec aplomb. Argot des coulisses.

(Rigaud, 1881) : Jouer avec entrain, déployer beaucoup de chaleur, — dans le jargon des comédiens.

Monvel est l’acteur pour lequel a été inventée cette expression de coulisses.

(V. Couailliac, La Vie de théâtre.)

Brûler sa chandelle par les deux bouts

(Delvau, 1867) : v. a. Faire des dépenses extravagantes, — dans l’argot des bourgeois.

Brûler, ou brûler un cierge

(Delvau, 1864) : Être très amoureux. Tirer un coup avec une femme, — qui se charge de vous faire couler.

Vénus, à ta charmante loi
Mon cœur n’est point rebelle :
Je me sens presque malgré moi
Brûler pour chaque belle.

Armand Gouffé.

Brûleur

(d’Hautel, 1808) : Il est fait comme un brûleur de maison. Se dit d’un homme mal vêtu, déguenillé, ou dont l’habillement est dans un grand désordre.

(France, 1907) : Joueur de grosses sommes on qui ponte a l’étourdie.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique