AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Bourrique

Bourrique

(d’Hautel, 1808) : Sotte bête, ignorant, stupide à l’excès.
C’est une vraie bourrique. Pour dire un âne fieffé.

(Delvau, 1867) : s. f. Imbécile, — dans l’argot du peuple, qui calomnie l’âne. Tourner en bourrique. S’abrutir ne plus savoir ce que l’on fait. Faire tourner quelqu’un en bourrique. L’obséder de reproches ou d’exigences ridicules.

(Rigaud, 1881) : Agent de police, — dans le jargon des voleurs. L’agent de police bourre le voleur, d’où le surnom de bourrique.

Nous sommes tous les victimes des bourriques.

(La France, du 13 mars 1879.)

(La Rue, 1894) : Agent de police. Dénonciateur.

(Virmaître, 1894) : Indicateur (Argot des voleurs). N.

(Rossignol, 1901) : Agent de police et indicateur. Celui qui signale ou fait connaître des voleurs est une bourrique.

(Hayard, 1907) : Indicateur de la police.

(France, 1907) : Agent de la sûreté, délateur, sans doute par allusion aux oreilles, les mouchards écoutant aux portes. Tourner en bourrique, devenir stupide. Faire tourner quelqu’un en bourrique, lui faire perdre la tête par des reproches, des exigences ou des caprices.

Qu’on blague mon goût si l’on veut,
Mais j’aime la liberté franche ;
Fier comme un oiseau sur la branche,
Je peux bien formuler mon vœu.
Loin de tous les flics, des bourriques,
J’ai le droit d’aller dans les bois
Pour narguer la rousse aux abois
Et pour elle couper des triques.

(Edmond Bourgeois.)

Bourrique (tourner en)

(Larchey, 1865) : Abrutir.

C’est ce gueux de Cabrion qui l’abrutit… Il le fera bien sûr tourner en bourrique.

E. Sue.

Bourrique à Robespierre

(Delvau, 1867) : s. f. Animal aussi fantastique que la bête du Gévaudan, que le peuple se plaît à mettre à toutes les sauces, sans qu’on sache pourquoi. Quand il a dit : Bête (ou saoûl, ou méchant) comme la bourrique à Robespierre, c’est qu’il n’a pas trouvé de superlatif péjoratif plus énergique.

(France, 1907) : « Animal aussi fantastique que la bête du Gévaudan, que le peuple se plait à mettre à toutes les sauces, sans qu’on sache pourquoi. Quand il a dit : Bête (ou saoul, ou méchant) comme la bourrique à Robespierre, c’est qu’il n’a pas trouvé de superlatif péjoratif plus énergique. » (Alfred Delvau.)

Bourrique a tourné le foiron (la)

(Rigaud, 1881) : La mauvaise chance a tourné ; c’est-à-dire : a tourné le derrière.

Bourriquer

(Delvau, 1864) : Baiser une femme comme l’âne saillit sa femelle, avec la même impétuosité et la même absence de précautions — et de délicatesse.

…Aux champs, le paysan bourrique.

Louis Protat.

Bourriquer ou faire la bourrique

(France, 1907) : Dénoncer ses complices ; argot des voleurs. Accomplir l’acte vénérien ; argot des faubourgs.

Bourriquet

(d’Hautel, 1808) : Diminutif de bourrique ; enfant qui ne veut rien apprendre ; qui a l’intelligence étroite et bornée.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique