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Boucan

Boucan

(d’Hautel, 1808) : Au propre, lieu où les sauvages font fumer leurs viandes. Au figuré ; terme de mépris ; lieu de débauches et de prostitution ; tripot ; maison sans ordre, sans tenue.
Boucan. Signifie aussi charivari ; vacarme ; bruit que l’on fait soit en se divertissant, soit en querellant ou en grondant quelqu’un.
Faire boucan. Se divertir d’une manière scandaleuse ; faire, un tintamare, un tapage affreux en se réjouissant.
Il m’a fait un beau boucan. Pour, il m’a grondé d’importance ; il m’a fait de vifs reproches.

(Delvau, 1867) : s. m. Vacarme ; rixe de cabaret, — dans l’argot du peuple. Faire du boucan. Faire du scandale, — ce que les Italiens appellent far bordello. Donner un boucan. Battre ou réprimander quelqu’un.

(Rigaud, 1881) : Tapage. Faire du boucan. — Donner un boucan, gronder en élevant très fort la voix, à grand bruit.

C’est un lieu de débauche, dans les petites rues, écarté du grand monde ; les chambres y sont obscures et malpropres, parce que les jeunes gens qui y vont, et qui ont gagné quelques faveurs, c’est-à-dire du mal, y font souvent tapage, et jettent tous les meubles par la fenêtre ; c’est pourquoi les pourvoyeuses ont grand soin de ne garnir leur académie que de quelques chaises avec quelques paillasses.

(Le Roux, Dict. comique.)

Tout se retrouve. Nos troupiers appellent, aujourd’hui, une maison de tolérance « un bouc » par abréviation de boucan.

(Virmaître, 1894) : Bruit, tapage, chahut, scandale. Un boucan s’organise pour empêcher un orateur de parler ou un acteur de remplir son rôle. Les étudiants sont passés maîtres dans l’art d’organiser un boucan (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Faire du bruit, du tapage, est faire du boucan.

(France, 1907) : Vacarme, bruit discordant ; de bouc, animal querelleur. Donner du boucan à quelqu’un, réprimander ou battre.

Boucan (faire du)

(France, 1907) : Faire du bruit, du tapage, du désordre. Agir comme des boucanier ; du mot caraïbe Bou-Kann, lieu où les Indiens de l’Amérique séchaient leurs viandes.
Les boucaniers, dont l’origine remonte à l’an 1660, étaient des aventuriers anglais, et surtout normands, organisés en troupes pour chasser le bœuf sauvage, alors très abondant dans les Antilles, et dont ils vendaient le cuir. Ils chassaient aussi le sanglier et élevaient des meutes de 25 à 30 chiens. Ce rude métier était en quelque sorte l’apprentissage et la préparation au métier plus difficile et plus dangereux de flibustier, qui exigeait une grande intrépidité et une énergie hors ligne. Ils furent en guerre constante avec les Espagnols, qui redoutaient leur voisinage et craignaient qu’ils ne devinssent maître de Saint-Domingue, le paradis des Antilles. Bien que les boucaniers défissent constamment les troupes espagnoles, comme il se recrutaient difficilement, leur nombre diminuait sans cesse ; ils abandonnèrent leurs comptoirs et, sous le nom de Frères de la Côte, devinrent, pendant un demi-siècle, la terreur des mers des Antilles et du golfe du Mexique.

Boucanade

(Larchey, 1865) : Corruption à prix d’argent d’un juge ou d’un témoin. — Coquer la boucanade : Corrompre. Mot à mot : donner pour boire. En Espagne, la boucanade est une gorgée du vin renfermé, selon l’usage, dans une peau de bouc.

(Delvau, 1867) : s. f. Corruption d’un témoin, — dans l’argot des voleurs, qui redoutent le boucan de l’audience. Coquer la boucanade. Suborner un témoin.

(Rigaud, 1881) : Faux témoignage. Action de corrompre, d’acheter un témoin. — Coquer la boucanade, corrompre un témoin, acheter un témoignage.

(France, 1907) : Corruption d’un témoin ; pot-de-vin donné à un juge. Une boucanade, en Espagne, est une libation prise à l’embouchure d’une peau de bouc, récipient du vin.

Boucaner

(d’Hautel, 1808) : Faire tapage ; réprimander ; gronder ; vespériser.

(Delvau, 1867) : v. n. Sentir mauvais, sentir le bouc, — dans l’argot des ouvriers.

(Delvau, 1867) : v. n. Faire du bruit, du boucan.

(Rigaud, 1881) : Sentir mauvais, faire concurrence au bouc comme odeur.

(Rigaud, 1881) : Faire du bruit. Dérivé de boucan. Boucaner la pièce, siffler une pièce de théâtre, empêcher qu’on entende les acteurs, — dans le jargon du théâtre.

On m’assure que toutes vos pièces vont être désormais boucanées.

(L’Étrille, 1879.)

(France, 1907) : Faire du boucan ou bien puer comme un bouc.

Boucaneur

(Delvau, 1867) : s. et adj. Qui se débauche et hante les mauvais lieux.

(Rigaud, 1881) : Pilier de lieux de débauche, celui qui se plaît au milieu du vacarme. Boucanière, au féminin.

(France, 1907) : Coureur de femmes, le bouc étant l’emblème de la luxure.

Boucanière

(Delvau, 1867) : s. f. Femme légère, qui vit plus volontiers dans les lieux où l’on fait du Boucan que dans ceux où l’on fait son salut.

(France, 1907) : Femme qui recherche les hommes. « J’embrassai la gente boucannière et nous devinmes bons amis et quelque chose de plus. »


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