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Boniment

Boniment

(M.D., 1844) : Conversation.

(un détenu, 1846) : Parole, récit ; avoir du boniment : avoir de la blague.

(Halbert, 1849) : Couleur, mensonge.

(Larchey, 1865) : Discours persuasif. — Mot à mot : action de rendre bon un auditoire.

(Delvau, 1867) : s. m. Discours par lequel un charlatan annonce aux badauds sa marchandise, qu’il donne naturellement comme bonne ; Parade de pître devant une baraque de « phénomènes». Par analogie, manœuvres pour tromper.

(Rigaud, 1881) : Annonce que fait le pitre sur les tréteaux pour attirer la foule ; de bonir, raconter. — Discours débité par un charlatan, discours destiné à tenir le public en haleine, à le séduire, coup de grosse caisse moral. Depuis le député en tournée électorale, jusqu’à l’épicier qui fait valoir sa marchandise, tout le monde lance son petit boniment.

C’était le prodige du discours sérieux appelé le boniment : boniment a passé dans la langue politique où il est devenu indispensable.

(L. Veuillot, Les Odeurs de Paris.)

Le coup du boniment, le moment, l’instant où le montreur de phénomènes, le banquiste, lance sa harangue au public. — Y aller de son boniment, lâcher son boniment, dégueuler, dêgoiser. dégobiller son boniment.

(La Rue, 1894) : Propos, discours.

(Virmaître, 1894) : Discours pour attirer la foule. Forains, orateurs de réunions publiques, hommes politiques et autres sont de rudes bonimenteurs. Quand un boniment est par trop fort, on dit dans le peuple : c’est un boniment à la graisse de chevaux de bois (Argot du peuple).

(Hayard, 1907) : Discours.

(France, 1907) : Discours destiné à tromper le public ; camelots, charlatans, bazardiers, orateurs de mastroquets, candidats électoraux et bonneteurs font tous leur boniment.

Accroupi, les doigts tripotant trois cartes au ras du sol, le pif en l’air, les yeux dansants, un voyou en chapeau melon glapit son boniment d’une voix à la fois trainante et volubile… « C’est moi qui perds. Tant pire, mon p’tit père ! Rasé le banquier ! Encore un tour, mon amour. V’là le cœur, cochon de bonheur ! C’est pour finir. Mon fond, qui se fond. Trèfle qui gagne. Carreau, c’est le bagne. Cœur, du beurre pour le voyeur. Trèfle, c’est tabac ! Tabac pour papa. Qui qu’en veut ? Un peu, mon n’veu ! La v’là. Le trèfle gagne ! Le cœur perd. Le carreau perd. Voyez la danse ! Ça recommence. Je le mets là. Il est ici, merci. Vous allez bien ? Mois aussi. Elle passe ! Elle dépasse. C’est moi qui trépasse, hélas… Regardez bien ! C’est le coup de chien. Passé ! C’est assez ! Enfoncé ! Il y a vingt-cinq francs au jeu ! etc… »

(Jean Richepin.)

Boniment (faire du)

(Rossignol, 1901) : Beaucoup causer pour obtenir ce qu’on désire. Celui qui fait la cour à une femme fait du boniment pour la posséder. Un commerçant fait du boniment à une voisine pour l’avoir comme diente. Un saltimbanque fait du boniment pour attirer le public dans sa baraque.

Bonimenter

(France, 1907) : Complimenter.

Bonimenteur

(Rossignol, 1901) : Celui qui fait du boniment.


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