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Beq

Beq

(Delvau, 1867) : s. m. Ouvrage, — dans l’argot des graveurs sur bois, qui se partagent souvent à quatre ou cinq un dessin fait sur quatre ou cinq morceaux de bois assemblés.

(France, 1907) : Ouvrage, argot des graveurs sur bois ; abréviation de bequet, qui a le même sens.

Béquet

(Delvau, 1867) : s. m. Petite pièce de cuir mise à un soulier, — dans l’argot des cordonniers ; petit morceau de bois à graver, — dans l’argot des graveurs ; petit ajouté de copie, — dans l’argot des typographes.

(Rigaud, 1881) : Petite planche à graver, ouvrage de peu d’importance, — dans le jargon des graveurs sur bois.

(Rigaud, 1881) : Retouche faite à une pièce ou à un acte, raccord, — dans le jargon des acteurs.

(Boutmy, 1883) : s. m. Hausse en papier que l’imprimeur ajoute à la mise en train ou place sous un cliché. Composition de quelques lignes. Ce mot est emprunté au langage des cordonniers pour lesquels il signifie Petit morceau de cuir joint à la semelle.

(Virmaître, 1894) : Le passifleur met des béquets, des pièces, aux vieux souliers ; il en existe qui arrivent à une perfection si grande qu’il est impossible de découvrir la pièce (Argot du peuple).

(Virmaître, 1894) : Terme d’imprimerie. Petits paquets de composition pour ajouter ou compléter un grand paquet. En corrigeant un article, on ajoute des petits béquets à droite et à gauche pour le corser (Argot d’imprimerie).

Béqueter

(Delvau, 1867) : v. a. et n. Manger, — dans l’argot du peuple, qui n’oublie jamais son bec.

Bèqueter

(Rossignol, 1901) : Manger.

Il ne me reste qu’une thune pour bèqueter cette semaine.

Béquillard

(Delvau, 1867) : s. m. Vieillard, — dans l’argot des faubouriens, qui n’ont pas précisément pour la vieillesse le même respect que les Grecs.

(Rigaud, 1881) : Vieillard. — Boiteux.

(Rigaud, 1881) : Bourreau. Béquillarde, guillotine.

(La Rue, 1894) : Bourreau.

(France, 1907) : Vieillard, boiteux.

Paris est une ville où rien ne manque.
En cherchant bien, on y trouverait aisément de tout : des béquillards qui, la nuit venue, courent comme des lapins ; de faux culs-de-jatte qui fourrent leurs jambes on ne sait où et des aveugles qui n’ont pas perdu la vue.
Le monde des mendiants est un abime insondable. Il défie toute analyse.

(Charles Mérouvel, Dent pour dent.)

Béquillarde

(La Rue, 1894) : Potence, guillotine.

(France, 1907) : Guillotine ; de béquille, vieux mot pour potence. Boiteuse.

Béquillards (les)

(Virmaître, 1894) : Vieillards infirmes et mendiants que la police arrête quotidiennement et qu’elle est forcée de relâcher faute de délit. Ainsi nommés parce qu’ils ont des béquilles ou qu’ils boitent s’appuyant sur une canne (Argot des voleurs). N.

Béquille

(d’Hautel, 1808) : C’est une vieille béquille. Terme de mépris ; pour dire un vieux radotteur, un vieillard infirme qui a peine à se trainer.

(Halbert, 1849) : Potence.

(Larchey, 1865) : Potence (Vidocq). — La potence ressemble à une béquille. — Béquiller : Pendre. V. Farre.

(Delvau, 1867) : s. f. Potence. — dans l’argot des voleurs, dont les pères ont eu l’occasion de remarquer de près l’analogie qui existe entre ces deux choses.

Béquille du père Banaba (la)

(Delvau, 1864) : Le membre viril de tous les hommes, sur lequel s’appuient si volontiers toutes les femmes. Expression employée dès l’époque de la régence dans de nombreuses chansons.

J’ai perdu ma béquille,
S’écriait Barnaba ;
Quelle est l’honnête fille
Qui la rapportera ?

Collé.

Marc une béquille avoit
Faite en fourche, et de manière
Qu’à la fois elle trouvoit
L’œillet et la boutonnière.

Grécourt.

Béquiller

(Clémens, 1840) : Manger.

(un détenu, 1846) : Manger sans besoin.

(Halbert, 1849) : Manger.

(Larchey, 1865) : Manger. Même étymologie que Becqueter.

C’est égal, je lui ai envoyé un coup de tampon sur le mufle qu’il ne pourra ni béquiller, ni licher de quinze jours.

Th. Gautier.

(Delvau, 1867) : v. a. et n. Manger, — dans l’argot des faubouriens.

(La Rue, 1894) : Pendre. Manger.

(Virmaître, 1894) : Manger (Argot des voleurs). V. Becqueter.

(Rossignol, 1901) : Voir bèqueter.

(France, 1907) : Pendre.

Crompe, crompe, mercandière,
Car nous serions béquillés ;
Sur la placarde de vergne,
Lonfa malura dondaine !
Il nous faudrait gambiller,
Lonfa malu a dondé !

(Vidocq.)

(France, 1907) : Boiter.

Béquilleur

(Halbert, 1849) : Bourreau.

(Delvau, 1867) : s. m. Bourreau, — probablement parce qu’il est le représentant de la Mort, qui va pede claudo comme la Justice.

(France, 1907) : Bourreau.


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