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Banque

Banque

(Delvau, 1867) : s. f. Paye, — dans l’argot des typographes.

(Delvau, 1867) : s. f. Escroquerie, ou seulement mensonge afin de tromper, — dans l’argot du peuple, qui connaît son Robert Macaire par cœur. Faire une banque. Imaginer un expédient — d’une honnêteté douteuse — pour gagner de l’argent.

(Delvau, 1867) : s. f. Tout le monde des saltimbanques, des banquistes. Truc de banque ! Mot de passe et de ralliement qui sert d’entrée gratuite aux artistes forains dans les baraques de leurs confrères. On les dispense de donner à la quête faite par les banquistes d’une autre spécialité que la leur.

(Rigaud, 1881) : Troupe de théâtre, — dans l’ancien, argot des comédiens.

Le gonze qui est à votre ordre est-il de la banque ? Celui qui est à côté de vous est-il un comédien ?

(Mémoires de Dumesnil.)

(Rigaud, 1881) : Ruse, frime.

C’est une banque.

(Scribe, L’honneur de ma fille, 1836.)

(Rigaud, 1881) : Métier du saltimbanque.

(Rigaud, 1881) : Association entre escrocs. Art de flouer son prochain. Faire une banque, combiner une escroquerie.

(Rigaud, 1881) : Paye des ouvriers typographes.

(Boutmy, 1883) : s. f. Paye des ouvriers. Le prote fait la banque aux metteurs en pages, qui à leur tour la font aux paquetiers. Ce mot entre dans plusieurs locutions. Par exemple on dit : La banque a fouaillé, pour indiquer que le patron n’a pas payé au jour dit. Être bloqué à la banque, c’est ne rien recevoir. Faire banque blèche s’emploie dans le même sens.

(La Rue, 1894) : Troupe de théâtre. Métier de saltimbanque. Ruse, frime. Paye des ouvriers typographes. Association entre voleurs : Faire une banque, être de la banque.

(Virmaître, 1894) : Les voleurs qui se partagent le produit d’un vol emploient cette expression (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Les forains propriétaires des grandes baraques, Pezon, Bidel, Marquetti, Corvi, sont ce que l’on nomme dans les fêtes la Banque, parce qu’ils sont riches.

(France, 1907) : Escroquerie, duperie ; paiement, dans l’argot des ouvriers imprimeurs ; réunion de saltimbanques. Être de la banque, faire partie d’une bande d’escrocs ; faire la banque, allécher le client ; faire une banque, imaginer, préparer une escroquerie. Tailler une banque, tenir les cartes au baccara.

Banque (en tailler une)

(Virmaître, 1894) : Tenir les cartes au jeu de baccara. Mot à mot : Être le banquier (Argot des joueurs).

Banque (être de la)

(Rigaud, 1881) : Être de complicité dans un vol ; avoir droit, comme complice, aux dividendes provenant d’une escroquerie.

Banque (faire la)

(Rigaud, 1881) : Faire mousser la marchandise, — dans le jargon des camelots.

Banque (la faire)

(Virmaître, 1894) : Le samedi, les ouvriers typographes se partagent le prix du travail de la semaine (Argot d’imprimerie).

Banque (la grande)

(Virmaître, 1894) : Baraque des grands forains dans le monde des saltimbanques qui a, connue partout, ses matadors et ses miséreux (Argot des saltimbanques).

Banque (la)

(Hayard, 1907) : Le monde des forains.

Banque blèche (faire)

(Rigaud, 1881) : Ne pas toucher de banque (paye), — dans le jargon des typographes.

Banqueroute

(d’Hautel, 1808) : N’a-t-il pas peur qu’on lui fasse banqueroute ? Pour a-t-il peur qu’on s’en aille sans le payer ? Se dit par ironie et par humeur d’un homme qui ayant prêté de l’argent a quelqu’un, manifeste sur son compte des craintes offensantes.
C’est la banqueroute d’un Juif. Charlatanerie dont les marchands des rues, font un fréquent usage, en criant leurs marchandises, pour faire accroire quelle est à un très-bas et afin d’engager par-là les passans à acheter.

Banquet

(Halbert, 1849) : Banquier.

(Delvau, 1867) : s. m. Dîner, — dans l’argot des francs-maçons.

Banquet d’homme chiche

(France, 1907) : Festin. L’expression est : Il n’est banquet que d’homme chiche. Un avare qui se met en frais dépasse les autres. Un coup de folie de prodigalité le prend ; traitant rarement, il veut, quand il traite, avoir la réputation de faire les choses en grand, avec l’espoir que tout ce qu’il dépense lui rentrera avec usure, d’une façon ou d’une autre.

Banqueter

(d’Hautel, 1808) : Godailler, faire ripaille ; être continuellement dans la bombance et les festins.

Banquette

(Larchey, 1865) : Menton (Vidocq). — La saillie du menton forme en effet une banquette au bas du visage.

(Delvau, 1867) : s. f. Menton, — dans l’argot des voyous.

(Rigaud, 1881) : Menton. — Allusion à la forme du menton.

(La Rue, 1894) : Menton.

(Virmaître, 1894) : Le menton. Allusion à ce qu’il avance sur le visage (Argot du peuple). N.

(France, 1907) : Menton ; argot des voleurs.


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