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Batouze toute battante

(Halbert, 1849) : Toile neuve.

Battant, battante

(Virmaître, 1894) : Chose neuve. On dit dans le peuple à tout bout de champ :

— Elle est battante, neuve.

C’est un double emploi (Argot du peuple). N.

Battante

(Rigaud, 1881) : Cloche. — Langue.

(La Rue, 1894) : Cloche.

(France, 1907) : Cloche ; bouche.

— Allons, Mille-Pattes, aide-moi à la gerber (à l’emporter)… D’abord, un coup de foulard sur la battante.

(E. Lepelletier.)

Constante

(Delvau, 1867) : s. f. Nom que les Polytechniciens donnent à relève externe, parce que l’externe sort de l’école comme il y est entré : il n’a pas d’avancement ; il n’est pas choyé, il joue au milieu de ses camarades le rôle de la constante dans les calculs : il passe par toutes les transformations sans que sa nature en subisse aucune variation.

Cromper la tante

(Virmaître, 1894) : Détenu qui s’emploie pour faire évader un de ses camarades (Argot des voleurs).

Ligottante

(Virmaître, 1894) : La corde (Argot des voleurs).

(Hayard, 1907) : Corde pour ligotter.

Ligottante, Ligotte

(Rigaud, 1881) : Corde, du latin ligare.Ligotter, lier.

Ma tante

(Rossignol, 1901) : Mont-de-piété.

Montante

(anon., 1827) : Une chaise.

(Bras-de-Fer, 1829) : Culotte.

(M.D., 1844) : Échelle, — dans le jargon des voleurs.

(Halbert, 1849) : Échelle. L’image est frappante. Quand, autrefois, l’échafaud était élevé de treize marches que le condamné devait gravir, on nommait les marches la montante du calvaire (Argot des voleurs). N.

(Delvau, 1867) : s. f. Échelle, — dans le même argot [des voleurs].

(Rigaud, 1881) : Échelle.

(Virmaître, 1894) : Échelle.

(Hayard, 1907) : Avoir un membre viril d’une belle longueur, ou d’une exiguïté fâcheuse.

Elis en fut quitte pour faire élection des plus gros montés, qui se pouvaient trouver.

Brantôme.

C’est que t’as l’air d’en avoir pour deux… T’es bien monté… mâtin.

Lemercier de Neuville.

Montante, lève-pieds

(La Rue, 1894) : Les cambrioleurs. Ils sont ainsi nommés parce que ces voleurs opèrent généralement dans les chambres de domestiques situées aux étages supérieurs. Ils montent en l’air (Argot des voleurs). N.

Si ma tante était un homme

(Virmaître, 1894) : Cette expression est employée communément dans le peuple pour exprimer l’absence de la virilité de la femme :
— Si ma tante en avait elle serait colonel dans la garde nationale (Argot du peuple). N.

Tante

(Delvau, 1864) : Homme qui sert de femme aux pédérastes actifs.

Enfants, on les appelle mômes ou gosselins ; adolescents, ce sont des cousines ; plus âgés, ce sont des tantes.

Christophe.

(Larchey, 1865) : « Tous mes bijoux sont chez ma tante, comme disent mes camarades lorsqu’elles parlent du Mont de Piété. » — Achard. — C’est, comme oncle, un terme ironique à l’adresse de ceux qui croient déguiser la source d’un emprunt en disant qu’ils ont eu recours à leur famille.

(Larchey, 1865) : « Homme qui a des goûts de femmes, la femme des prisons d’hommes. »

1837, Vidocq.

Pour donner une vague idée du personnage qu’on appelle une tante, il suffira de rapporter ce mot magnifique du directeur d’une maison centrale a feu lord Durham qui visita toutes les prisons pendant son séjour à Paris. Le directeur, après avoir montré toute la prison, désigne du doigt un local en faisant un geste de dégoût : Je ne mène pas là Votre Seigneurie, dit-il, car c’est le quartier des tantes. — Hao ! fit lord Durham, et qu’est-ce ? — C’est le troisième sexe, milord.

Balzac.

Enfants, on les appelle mômes ou gosselins ; adolescents, ce sont des cousines ; plus âgés, ce sont des tantes.

Moreau Christophe.

Dans le chapitre détaillé qu’il a consacré à cette espèce de gens, M. Canler reconnaît quatre catégories appartenant à diverses classes sociales : persilleuses, honteuses, travailleuses et rivettes. Cette dernière est seule exploitée par les chanteurs.

(Delvau, 1867) : s. f. Individu du troisième sexe, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi Tapette.

(Rigaud, 1881) : Être hybride que Balzac a nommé le troisième sexe, et Vidocq la femme des prisons d’hommes. — Toutes les tantes ne sont pas des assassins, mais tous les assassins sont des tantes.

Homme ou femme ? On ne sait. Ça rôde, chaque soir,
En tous lieux où le gaz épargne un peu de noir,
Et ça répond au nom de : La Belle Guguste.

(J. Dementhe.)

(La Rue, 1894) : Individu ignoble. Le troisième sexe. Signifie aussi dénonciateur.

(Virmaître, 1894) : Pédéraste, homme à double face qui retourne volontiers la tête du côté du mur (Argot du peuple). N.

(Virmaître, 1894) : Le Mont-de-Piété
— Je porte ma toquante chez ma tante, mon oncle en aura soin (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Voir chatte.

(Hayard, 1907) : Pédéraste.

Tanté

(un détenu, 1846) : Sodomiste pour son compte.

Tante (ma)

(anon., 1827) : Mont-de-piété.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Mont-de-Piété.

(Bras-de-Fer, 1829) : Mont-de-piété.

(Halbert, 1849) : Mont-de-piété.

(Delvau, 1867) : Mont-de-Piété, — dans l’argot des petites dames et des bohèmes qui croient avoir inventé la une expression bien ingénieuse, et qui se sont contentés de contrefaire une expression belge : car au XIIe siècle, dans le pays wallon, on appelait un usurier mon oncle. On dit aussi Casino.

(Rigaud, 1881) : Nom donné, plus particulièrement, par les étudiants et les commis, au Mont-de-Piété. Comme l’argent qu’ils retirent d’un gage est presque toujours destiné à une partie de plaisir, c’est ma tante, la femme à mon oncle, qui est censée l’avoir fourni. Les ouvriers qui ne s’adressent à cet établissement que pour pouvoir subvenir aux besoins les plus impérieux, lui ont donné le sombre nom de « clou ».

(La Rue, 1894) : Le Mont-de-Piété.

Tante (une)

(Halbert, 1849) : Homme à vile passion.

Tantet

(d’Hautel, 1808) : Tantinet, diminutif, très-peu, un tant-soit-peu, si peu que rien.

Trottante

(Larchey, 1865) : Souris. — Trotteur : rat (Vidocq).

(Delvau, 1867) : s. f. Souris.

(La Rue, 1894) : Souris.


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