AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Longe (marcher sur sa)

(Merlin, 1888) : Se tromper grossièrement.

Marcher

(d’Hautel, 1808) : Marcher comme un basque. Être habile et leste à la marche.
Il ne faut pas lui marcher sur le pied. Se dit d’un homme très-susceptible, qu’on n’offense pas impunément, et qu’il faut prendre garde de choquer.
Je ne sais sur quelle herbe il a marché. Se dit d’une personne qui est dans son jour de mauvaise humeur.
Marcher sur des épines, sur des précipices, sur des œufs. Être dans la perplexité, dans l’inquiétude.

(Delvau, 1867) : v. n. Être de la même opinion ; consentir, — dans l’argot des typographes.

(Rigaud, 1881) : Approuver, être du même avis, — dans le jargon des typographes. — Je marche avec lui, je l’approuve.

(Boutmy, 1883) : v. intr. Être de l’avis de quelqu’un. Je marche, j’approuve.

(La Rue, 1894) : Consentir, être d’accord. Quant une offre convient, on marche, c’est-à-dire on accepte. Dans le cas contraire on ne marche pas. Marcher avec quelqu’un, faire une affaire avec quelqu’un ou être en communauté d’idées avec lui.

(Rossignol, 1901) : Croire une chose invraisemblable ou un mensonge, c’est marcher.

Marcher au pas

(Delvau, 1867) : Obéir, filer doux, — dans le même argot [du peuple]. Faire marcher quelqu’un au pas. Agir de rigueur envers lui. On dit aussi : Mettre au pas.

(Rigaud, 1881) : Obéir, être mené militairement. Faire marcher quelqu’un au pas, contraindre quelqu’un à l’obéissance, le mener durement.

Marcher dans les souliers d’un mort

(Rigaud, 1881) : Avoir fait un héritage. — Compter sur les souliers d’un mort, compter sur un héritage. Le peuple dit :

Celui qui compte sur les souliers d’un mort, marche longtemps nu-pieds.

Marcher dedans

(Delvau, 1867) : Rencontrer sous son pied un insurgé de Romilly, — dans l’argot du peuple.

(Virmaître, 1894) : Mettre les pieds sur une sentinelle. Marcher dans la merde, suivant un dicton populaire, cela porte bonheur. On dit d’un homme heureux en toutes choses, à qui tout réussit :
— C’est pas possible, il a marché dans la merde.
On dit également :
— Il a écrasé un colombin (Argot du peuple), N.

Marcher dessus

(Rigaud, 1881) : Être sur une bonne piste, — dans le jargon des voleurs.

Marcher sur la chrétienté

(Delvau, 1867) : v. n. N’avoir pas de souliers ou avoir des souliers usés, — dans le même argot [du peuple].

(Rigaud, 1881) : Marcher pieds nus, marcher avec des souliers qui menacent à chaque instant de quitter les pieds.

Marcher sur le dernier quartier

(Virmaître, 1894) : User le restant de ses souliers. Par dérision, on dit à un homme dont les souliers boivent l’eau du ruisseau :
— Tes pafs sont pochards.
On dit encore :
— Tu vas t’enrhumer, tes rigodons ont un courant d’air (Argot du peuple). N.

Marcher sur le pied

(Delvau, 1867) : v. n. Chercher querelle à quelqu’un, — une querelle d’Allemand ; saisir le moindre prétexte pour se fâcher, — dans l’argot des bourgeois. N’aimer pas qu’on vous marche sur le pied. Être très chatouilleux, très susceptible.

Marcher sur sa longe

(Rigaud, 1881) : S’obstiner encore à monter sur les planches malgré que l’âge ait sonné depuis longtemps l’heure de la retraite, — en terme de théâtre. — C’est le défaut de beaucoup de grands acteurs.

Marcher tout seul

(Rigaud, 1881) : Être en état de décomposition, en parlant du fromage. Le fromage qui marche seul est habité par une colonie de ces petits vers blancs si vivaces qui sont loin d’effrayer les amateurs. « Tant pis pour eux », disent-ils. — « Apportez-moi du Roquefort », demande un consommateur au garçon d’un gargjot. — « Appelez-le, monsieur, il marche tout seul. » — Le fromage est une source de plaisanteries à l’usage des personnes qui trouvent beaucoup d’esprit aux commis voyageurs.

Marcher, marcher au pas

(Larchey, 1865) : Être contraint à obéir.

Empereur Nicolas, Les Français et les Anglais te feront marcher au pas.

Layale, Ch., 1855.

Ne pas marcher

(Rossignol, 1901) : Ne pas croire, ne pas vouloir. « Il voulait m’entraîner dans une mauvaise affaire, mais je n’ai pas marché, j’ai les pieds nickelés. » — « On m a dit une telle chose, mais je n’en crois rien, je ne marche pas. »

Poser et marcher dedans

(anon., 1827) : S’embrouiller.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : S’embrouiller, se couper, perdre la tête.

(Bras-de-Fer, 1829) : S’embrouiller.

(Halbert, 1849) : S’embrouiller, se vendre.

(Rigaud, 1881) : S’embrouiller, perdre la tête. (Mémoires d’un forçat, 1829.) C’est mot à mot : après avoir sacrifié à la Cie Lesage, mettre le pied en plein dans l’holocauste.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique