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Affaler son grelot

(Virmaître, 1894) : Se taire. Dans le peuple, on dit d’une femme bavarde qu’elle est un moulin à paroles. Quand elle bavarde trop bruyamment, on lui conseille de mettre du papier dans sa sonnette. L’image est fort juste, la sonnette ne tinte plus (Argot du peuple). N.

Grelot

(Delvau, 1867) : s. m. La voix humaine, — dans l’argot des faubouriens. Faire entendre son grelot. Parler.

(Rigaud, 1881) : Langue bien affilée. — Beau parleur dans les réunions publiques.

(Virmaître, 1894) : La voix (Argot du peuple). V. Affaler son grelot.

(Rossignol, 1901) : La parole. Celui qui parle beaucoup a le grelot bien attaché. On dit aussi : Il fait claquer son fouet.

Grelot (faire péter son)

(Rigaud, 1881) : Parler. Autrefois, c’était « faire péter la goule » (la gueule).

Car avant que le jour s’écoule
Nous en ferons péler la goule
Peut-être à monsieur l’avocat.

(Poisson, Zig-Zag.)

Grelot (mettre une sourdine à son)

(Rigaud, 1881) : Se taire.

Grelotter

(d’Hautel, 1808) : Et vulgairement gueurlotter ; avoir le frisson ; trembler de froid.

Grelotteux, grelotteuse

(Fustier, 1889) : Homme, femme à la mode. Le grelotteux et sa compagne la grelotteuse ont succédé en 1884 au gommeux et à la gommeuse. Et maintenant pourquoi grelotteux ? Sans doute parce que le plus souvent, épuisés par les orgies, énervés par la vie qu’ils mènent, grelotteux et grelotteuses n’ont plus qu’un sang appauvri, une santé délabrée qui les font trembler à la moindre intempérie.

On rencontre des grelotteux (c’est, je crois, le dernier terme en usage) avec l’habit noir et la cravate blanche chez Bidel…

(Moniteur universel, juillet 1884.)

La baraque à Marseille (un lutteur) continue à être chaque soir le rendez-vous du gratin de nos horizontales et de nos grelotteuses.

(Écho de Paris, juillet 1884.)

Aujourd’hui le dubman est remplacé par le grelotteux qui dîne au bouillon Duval.

(Gil Blas, octobre 1885.)


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