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À reculons

(d’Hautel, 1808) : Aller à reculons. Pour dire en arrière, en reculant.
Ils sont comme les cordiers, ils gagnent leur vie à reculons. Se dit de ceux dont les affaires vont mal, dont la fortune va en déclinant, au lieu d’augmenter. On dit aussi de ceux qui n’avancent nullement dans leurs entreprises, Ils vont à reculons comme les écrevisses.

Aller du cul

(Delvau, 1864) : Se trémousser dans la jouissance vénérienne, ou dans l’attente de cette jouissance, qui est toujours précédée d’une foule de friandises fort agréables.

Il se trémoussa vers moi en se baissant, et moi vers lui en me haussant ; les culs nous allaient à tous deux comme s’il eût eu déjà le vit au con.

Mililot.

Baise-cul

(d’Hautel, 1808) : Terme ignoble et de mépris. Homme vil et rampant, à qui aucune bassesse ne coûte pour en venir à ses fins.

Baiser le cul de la vieille

(Delvau, 1867) : v. a. Ne pas faire un seul point. Argot des joueurs.

(Rigaud, 1881) : Ne pas marquer un seul point dans une partie de cartes.

(Virmaître, 1894) : Joueur déveinard qui perd la partie sans marquer un point. Dans le peuple on dit aussi : passer sous la table (Argot du peuple).

(France, 1907) : Ne pas faire un point ; argot des joueurs.

Bas du cul

(Virmaître, 1894) : Petite femme. Dans le peuple, pour bien caractériser sa petitesse, on dit : quand elle pète elle fait des ronds dans le sable (Argot du peuple).

Bas du cul (Monsieur, Madame)

(Rigaud, 1881) : Homme noué, femme nouée. Celui, celle dont le buste trop long est disproportionné avec les jambes. On dit encore : Avoir le derrière dans les talons.

Bascule

(Delvau, 1867) : s. f. Guillotine, — dans l’argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Guillotine. — Basculer, guillotiner.

(Virmaître, 1894) : La guillotine. Allusion à la planche qui bascule pour pousser le condamné sous la lunette (Argot des voleurs).

(France, 1907) : Guillotine ; argot des faubouriens.

Basculer

(Delvau, 1867) : v. a. Guillotiner. Être basculé. Être exécuté.

(France, 1907) : Guillotiner.

Bascules

(Virmaître, 1894) : Épaules (Argot des voleurs). V. Porte turbin. N.

Bouche en cul de poule

(Rigaud, 1881) : Petite bouche à grosses lèvres relevées en bourrelets, et affectant la forme d’un O.

Boucherait le trou du cul avec un grain de sable (on lui)

(Rigaud, 1881) : Se dit en parlant de quelqu’un que la peur paralyse, parce que, alors, selon l’expression vulgaire, il serre les fesses.

Bousculade (vol à la)

(Virmaître, 1894) : Ce vol est une variété du vol à l’esbrouffe. Il y a quelques années, un facteur fut victime, place de la Bourse, du vol d’un pli chargé contenant quarante mille francs. Ce vol est très commun (Argot des voleurs). V. Esbrouffe.

Bousculer

(d’Hautel, 1808) : Pousser en tous sens, mettre sens dessus dessous ; presser, fouler, maltraiter quelqu’un.

Bousculeur de pékin

(Rigaud, 1881) : Ouvrier qui a horreur du bourgeois, qui cherche à le vexer. — Le maçon qui, en passant, racle son sac de plâtre sur la redingote du bourgeois, est un bousculeur de pékin : bousculeur de pékin, le cantonnier qui vous arrose avec intention ; bousculeur de pékin, le cocher qui fait piaffer ses chevaux dans le ruisseau quand vous passez ; bousculeur de pékin, le charbonnier qui vous heurte de son sac de charbon, etc., etc.

Bout de cul

(Delvau, 1867) : s. m. Petit homme, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Bas du cul.

Bout-de-cul

(Rigaud, 1881) : Gamin, homme de petite taille, — dans le jargon des voyous. — Nous verrons bien si un bout-de-cul comme toi me fera aller.

Branler du cul, ou branler la croupière

(Delvau, 1864) : Remuer des fesses, de façon à faire jouir l’homme qui vous a payée pour cela.

Philis veut avoir un écu
Pour branler une heure du cu.

Théophile.

Cette jeune espicière
Que vous cognoissez bien
Pour branler la croupière
A gagné tout son bien.

(Chansons folastres.)

Bricul

(Delvau, 1867) : s. m. Officier de paix, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Officier de paix, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Officier de paix.

Bricul, briculé

(France, 1907) : Officier de paix ; argot des voleurs.

Bricule

(Halbert, 1849) : Officier de paix.

(Virmaître, 1894) : Officier de paix (Argot des voleurs).

Brûler le cul

(Rigaud, 1881) : Faire banqueroute. L’expression date de 1789.

C… es au cul (avoir des)

(Rigaud, 1881) : Être brave, ne pas se laisser intimider, — dans le jargon du peuple.

Calcul

(Delvau, 1864) : Plaisir vénérien.

Les deux amants étoient au plus fort de leur calcul.

P. De Larivet.

Je sais quelqu’un
Qui rend encor le calcul
Nul.

Collé.

Carabinier de la Faculté

(Fustier, 1889) : Pharmacien.

Casse-cul

(d’Hautel, 1808) : Il s’est donné un casse-cul sur la glace. Se dit de quelqu’un qui a fait une chute sur le derrière.

(Delvau, 1867) : s. m. Chute qu’on fait en glissant. Argot du peuple. Les enfants jouent souvent au casse-cul.

Chargé à cul

(Rossignol, 1901) : Être ivre à ne pouvoir marcher.

Chargé par la culasse

(Virmaître, 1894) : Prendre un lavement. Les passifs se chargent également par le même côté. Allusion aux canons (Argot du peuple). V. Passifs.

Clos-cul

(Delvau, 1867) : s. m. Le dernier-né d’une famille ou d’une couvée. On dit aussi Culot.

Coup de cul

(Delvau, 1864) : Jeu des reins dans lequel excellent les femmes, ce qui nous procure du plaisir et à elles des rentes — quand elles ne sont pas trop prodigues et qu’elles n’ont pas de maquereaux.

Pourtant, si j’en crois mes propres rivales,
Je réveillerais le plus des des morts
D’un coup de ce cul qu’ici tu ravales
Sans en éprouver le moindre remords.

Anonyme.

Ta fortun’ n’est pas faite :
Allons donc, y pens’-tu !
Encore un coup d’ cul,
Jeannette,
Encore un coup d’ cul.

E. Debraux.

Coupe-cul (à)

(Rigaud, 1881) : Sans revanche, — dans le jargon des joueurs.

Couper cul

(Delvau, 1867) : v. n. Abandonner le jeu, — dans l’argot des joueurs.

Cul

(d’Hautel, 1808) : Vos raisons n’ont ni cul ni tête. Pour dire sont pitoyables ; n’ont pas le sens commun.
Un petit bas-du-cul. Se dit par ironie d’un bambin, d’un homme extrêmement petit, qui se carre et fait le fanfaron
Pour vivre long-temps, il faut donner à son cul vent. Dicton facétieux et populaire, qui se dit en plaisantant, et par manière d’excuse, lorsqu’il est échappé quelqu’incongruité.
Avoir le cul nu et les manches de même. Phrase triviale et bouffonne qui signifie être à peine vêtu ; être dans l’indigence la plus honteuse.
Retirer son cul de la presse. Se retirer d’une mauvaise affaire ; d’un embarras où l’on étoit engagé.
Il perdroit son cul s’il ne tenoit. Se dit d’un étourdi ; d’un homme peu soigneux de ses affaires ; d’un joueur malheureux.
On dit d’un peureux, d’un poltron, qu’on lui boucheroit le cul d’un grain de millet ; et bassement d’une personne pour laquelle on n’a aucune considération, aucun respect, qu’On l’a dans le cul.
Être à cul. Être interdit ; confus ; n’avoir plus de ressource ; avoir dissipé tout ce qu’on possédoit.
Elles ne font plus qu’un cul et qu’une chemise. Se dit de deux personnes qui sont devenues intimes et familières ; qui sont continuellement en semble.
Tirer le cul en arrière. Avoir de la peine à se résoudre à quelque chose.
Il est demeuré entre deux selles le cul par terre. Se dit d’une personne qui, faute d’opter entre plusieurs affaires avantageuses qui se présentoient, les a toutes manquées ; de quelqu’un qui se trouve sans emploi.
Brûler le cul. Se retirer sans mot dire, d’une compagnie ; se sauver furtivement d’un endroit où l’on étoit retenu malgré soi.
Montrer le cul dans une affaire. S’en retirer avant de l’avoir achevée ; faire le poltron ; abandonner une affaire que l’on avoit entreprise avec éclat, et avant qu’elle soit achevée.
Elle est laide comme un cul. Manière excessivement grossière de dire qu’une personne est laide à faire peur ; qu’elle est hideuse.
Cul rompu. Nom injurieux que les jeunes soldats entr’eux, donnent aux vieux invalides qui s’immiscent aux plaisirs de la jeunesse.
Péter plus haut que le cul. S’élever au-dessus de sa condition ; entreprendre plus qu’on ne peut exécuter.
Baiser le cul à quelqu’un. Voyez Baiser.
Faire quelque chose à écorche cul. Le faire à contre-sens, en rechignant.
Faire le cul de poule. Pousser la lippe ; être grimaud et boudeur.
Arrêter quelqu’un par le cul. L’arrêter tout court ; déjouer ses projets ; ruiner ses espérances.
Donner sur le cul. Corriger, châtier un enfant, en lui donnant le fouet.
Cul-de-jatte. Au propre, estropié, perclu de ses jambes ; impotent. Au figuré, homme inhabile et sans capacité.
Cul-de-plomb. Homme sédentaire et peu alerte ; on donne aussi ce nom à un homme fort laborieux qui travaille avec une grande assiduité, qui ne remue pas de dessus sa chaise.
Se lever le cul devant. Être maussade, grondeur en se levant.
Être crotté jusqu’au cul. Être plein de boue et de crotte.
Renverser cul par-dessus tête. Bouleverser tout ; mettre tout en désordre.
Ils se tiennent tous par le cul, comme des hannetons. Se dit d’une coterie, d’une assemblée de marchands qui s’entendent ensemble pour ne pas rabattre du prix de leurs marchandises.
Baiser le cul de la vieille. Voyez Baiser.
Charger à cul. Se dit d’un porteur ou d’un cheval que ton charge trop en arrière.
Donner du pied au cul. Chasser quelqu’un ; le renvoyer d’une manière ignominieuse.
Il y va de cul et de tête comme une corneille qui abat des noix. Voyez Abattre.
On lui verra bientôt le cul. Se dit d’un homme déguenillé ; vêtu misérablement ; ou qui est fort négligent pour son habillement.
Tenir quelqu’un au cul et aux chausses. Le tenir étroitement, de manière qu’il ne puisse échapper.

(Larchey, 1865) : Homme bête et grossier. — Cul goudronné : Matelot — Cul de plomb : Homme sédentaire, peu alerte (d’Hautel, 1808). — Cul rouge : Soldat porteur du pantalon rouge qui compose l’uniforme de presque toute l’armée. — Autre temps, autres culottes. Au dix-huitième siècle, on disait culblanc, témoin ce passage des Mémoires de Bachaumont : « Le 27 janvier 1774. Il est encore arrivé à Marseille à la Comédie une catastrophe sanglante. Un officier du régiment d’Angoulême était dans une première loge ; il s’était retourné pour parler à quelqu’un. Le parterre, piqué de cette indécence, a crié à bas, cul blanc ! (le blanc est le fond de l’uniforme de l’infanterie), » etc., etc.

(Rigaud, 1881) : Homme stupide. Tournure de femme au dix-huitième siècle. Aujourd’hui on dit faux-cul.

En entrant dans la première salle, chaque femme était obligée de quitter son cul, sa bouffante, ses soutiens, son corps, son faux chignon, et de vêtir une lévite blanche avec une ceinture de couleur.

(Lettre d’un garde du roi, pour servir de suite aux Mémoires de Cagliostro, 1786.)

Cul (avoir quelqu’un dans le)

(Rigaud, 1881) : Être ennuyé par quelqu’un au point de ne plus pouvoir le soulfrir. — Se moquer absolument des observations de quelqu’un. — Mépriser profondément. Les joyeuses commères de la rue Mouffetard accompagnent l’expression d’une forte claque sur les fesses dans la crainte que leurs paroles n’aient pas assez d’éloquence.

Cul (enlever le)

(Rigaud, 1881) : Administrer un coup de pied au derrière.

Cul (être à)

(Rigaud, 1881) : Être ruiné. C’est-à-dire être à cul nu. L’expression est vieille. Signifiait primitivement être à bout d’arguments. D’après La Monnoye, l’expression dérive d’acculer, coller contre le mur, le cul contre le mur.

Il tint contre tous les régents et orateurs et les mit de cul.

(Rabelais, livre II.)

Cul (le)

(Delvau, 1864) : Les fesses, l’anus et les parties génitales tout ensemble.

Que ton petit cul est rond et potelé ! Qu’il est bien fait !…

La Popelinière.

Un cul dur comme un marbre et plus blanc que l’ivoire.

Louis Protat.

Vous assurez, belle, farouche,
Que l’amour ne peut vous brûler :
Si votre cul pouvait parler,
Il démentirait votre bouche.

Collé.

Et nous autres,
Pauvres apôtres,
Pauvres moines…
Ne foutons que des culs crottés…
Eleison !

(Romance populaire.)

Louyson a le cul crotté
Tout ainsi qu’un veau garotté
Que l’on traîne parmy la rue…

M. De Montgaillard.

Gai, gai, l’on est chez nous
Toujours en fête
Et cul par-dessus tête ;
Gai, gai, l’on est chez nous,
Toujours eu fête et sens dessus dessous.

Béranger.

Cul, cul pour la vertu !
Je suis putain, je veux faire mes farces ;
Cul, cul, pour la vertu !
Je suis putain, je veux montrer mon cul !

(Vieux refrain.)

Dieu fit le con, ogive énorme,
Pour les chrétiens,
Et le cul, plein cintre difforme,
Pour les païens…

(Parnasse satyrique.)

Ah ! je n’y tiens plus !… le cul me démange…
Qu’on m’aille chercher l’Auvergnat du coin,
Car je veux sentir le vit de cet ange…
Enfoncer mon con comme avec un coin.

(Parnasse satyrique.)

Cul (montrer son)

(Rigaud, 1881) : Faire faillite. Le banqueroutier qui se sauve ne présente pas son visage à ses créanciers.

Cul (rire comme un)

(Rigaud, 1881) : Rire sans desserrer les dents. On dit également rire comme le cul de notre âne.

Cul à fauteuil

(Delvau, 1867) : s. m. Académicien, — dans l’argot incongru des faubouriens. Ils disent aussi Enfant de la fourchette, Mal choisi et Quarantier.

Cul de plomb

(Delvau, 1867) : s. m. Bureaucrate, — dans l’argot des bourgeois.

(Delvau, 1867) : s. m. Employé sans capacité ou sans ambition, destiné à mourir simple expéditionnaire, — dans l’argot des bureaucrates, qui se rêvent tous le titre de chef de division comme bâton de maréchal.

(Rigaud, 1881) : Bureaucrate sans activité, sans intelligence. — Couturière.

(Virmaître, 1894) : Employé rivé à son fauteuil d’un bout de l’année à l’autre (Argot du peuple).

Cul et chemise (être)

(Rigaud, 1881) : Être très intime. Le cul et la chemise sont, pour ainsi dire, inséparables et vivent en bonne intelligence.

Cul goudronné

(Delvau, 1867) : s. m. Matelot, — dans l’argot du peuple.

Cul levé

(Fustier, 1889) : Partie d’écarté à trois où deux des joueurs s’entendent pour dépouiller le troisième.

Cul levé (jouer à)

(Rigaud, 1881) : Céder sa place à un autre chaque fois qu’on a perdu une partie d’écarté ou d’impériale.

Cul rouge

(Delvau, 1867) : s. m. Soldat, — dans l’argot des faubouriens, qui font allusion au pantalon garance.

(Merlin, 1888) : Lignard, à cause de la couleur garance de son pantalon.

Cul terreux

(Delvau, 1864) : Paysanne, qui ignore l’usage de la cuvette, et qui a autant de crasse au vagin qu’aux mains.

(Delvau, 1867) : s. m. Paysan, — dans l’argot des faubouriens ; jardinier de cimetière, — dans l’argot des marbriers.

(Virmaître, 1894) : Paysan. L’allusion est transparente (Argot du peuple). V. Pétrousquin.

(Hayard, 1907) : Cultivateur ; paysan.

Cul-de-singe

(Merlin, 1888) : Se disait jadis des cavaliers légers, qui portaient le pantalon entièrement basané, dont le fond seul n’était pas ciré, afin de ne pas salir la schabraque blanche qui garnissait la selle.

Cul-terreux

(Rossignol, 1901) : Maraicher.

Culasse

(d’Hautel, 1808) : Renforcé sur la culasse. Se dit d’un homme fort et vigoureux qui a le râble épais ; ou par raillerie d’une femme qui a de grosses hanches.

Culasses mobiles (revue des)

(Fustier, 1889) : Argot militaire. Inspection médicale qui a lieu tous les mois.

Culbutant

(Fustier, 1889) : Pantalon. (Richepin.)

(Rossignol, 1901) : Pantalon.

(Hayard, 1907) : Pantalon.

Culbute

(d’Hautel, 1808) : Au bout du fossé la culbute. Dicton joyeux et gaillard qui signifie qu’il faut faire vie qui dure, et ne point s’embarrasser des événemens futurs ; qu’il arrivera ce qui pourra.

(anon., 1827) : Culotte.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Culotte. Esbigner le chopin dans sa culbute, cacher l’objet volé dans sa culotte.

(Bras-de-Fer, 1829) : Culotte.

(Clémens, 1840) : Culotte.

(Halbert, 1849) : Culotte.

(Larchey, 1865) : Culotte (Vidocq). — Jeu de mots. C’est dans la culotte qu’on butecul. (Buter : Pousser. V. Du Cange.) — V. Affure.

(Delvau, 1867) : s. f. Pantalon, — dans l’argot des voleurs.

(Delvau, 1867) : s. f. Faillite, — dans l’argot des bourgeois. Faire la culbute. Faire banqueroute.

(Rigaud, 1881) : Culotte, — en terme de tailleur.

(Rigaud, 1881) : Faillite. Faire la culbute, suspendre ses paiements.

(Rossignol, 1901) : Synonyme de culbutant.

(Rossignol, 1901) : Faire faillite. Le camelot qui vend un objet le double du prix d’achat est un article qui fait la culbute.

Culbute (faire la)

(Virmaître, 1894) : Négociant qui fait faillite. Il fait littéralement la culbute (Argot du peuple).

(Hayard, 1907) : Doubler le bénéfice.

Culbute ou culbutant

(Virmaître, 1894) : Pantalon (Argot du peuple). V. Falzar.

Culbute, culbutant, grimpant

(La Rue, 1894) : Culotte.

Culbuter une femme

(Delvau, 1864) : En jouir, — parce que, pour en arriver là, il faut la renverser sur le dos.

Mademoiselle, aimez-vous bien à être culbutée ?

Sorel.

Culeter

(Delvau, 1864) : Faire l’acte copulatif, qui exige de part et d’autre un fort remuement de cul.

Elle en entretenait de tous prix et tous âges,
Même leur apprenait cent divers culetages.

Théophile.

Depuis grosse garce devint,
Et lors culetait plus que vingt.

Cl. Marot.

Ci-gist qui est une grand’perte,
En culetis la plus experte
Qu’on sut jamais trouver en France.

Cl. Marot.

Culiste

(Delvau, 1864) : Homme qui préfère le cul au con, — élevé, sans doute, à l’école anormale des RR. PP. Jésuites.

Il n’est à présent que des sots
Qui se disent conistes :
Les philosophes. les héros
Ont tous été culistes.

Collé. (Recueil du Cosmopolite.)

Culot

(d’Hautel, 1808) : Le culot. Pour dire le cadet ; le dernier né.

(Hayard, 1907) : Effronterie, le dernier, la fin.

Culot de fromage (le)

(Delvau, 1864) : Ce qui reste au fond des vagins qu’on n’a pas le soin de les bien récurer lorsqu’ils ont servi à faire la cuisine de l’homme.

Malgré l’culot à fromage
Qu’on est sûr d’y rencontrer,
Ma gueul’ ne f’ra pas naufrage
Si mon nez n’vient à sombrer.

(Parnasse satyrique.)

Culottage

(Rigaud, 1881) : Action de culotter une pipe. — Se livrer avec passion au culottage. — Obtenir de beaux effets de culottage.

Culotte

(d’Hautel, 1808) : La culotte de peau. Nom burlesque que l’on donne vulgairement à la musette.

(Larchey, 1865) : Partie de dominos qui procure au gagnant un grand nombre de points. Les joueurs, n’ayant plus de quoi poser, sont obligés d’abattre leurs dominos. Celui qui conserve les moins élevés, bénéficie des points de son adversaire, il fait une culotte.

Le joueur de dominos préfère le double-six culotte avec six blancs dans son jeu.

Luchet.

(Larchey, 1865) : « Plus d’une fois, il est arrivé qu’un étudiant poursuivi par le guignon s’est vu mettre sur son compte toutes les demi-tasses consommées dans le courant de la soirée par tous les habitués du café. Total : cinquante ou soixante francs. Cela s’appelle empoigner une culotte. »

Louis Huart.

(Delvau, 1867) : s. f. Nombre considérable de points, au jeu de dominos, — dans l’argot des bourgeois. Attraper une culotte. Se trouver à la fin d’une partie, à la tête d’un grand nombre de dominos qu’on n’a pu placer.

(Rigaud, 1881) : Perte sérieuse à la Bourse, au jeu.

Levardet raillait sans pitié ces triples niais de pontes qui venaient de se flanquer une si jolie culotte.

(Vast-Ricouard, Le Tripot.)

Se flanquer une culotte à pont, perdre beaucoup d’argent. Allusion à l’ancienne culotte de nos pères qui montait très haut. Attraper, se flanquer une culotte, veut dire encore se griser à fond. Mot à mot : se culotter de vin.

(La Rue, 1894) : Grosse perte au jeu. Jouer la culotte aux dominos, fermer le jeu dans l’espoir de compter beaucoup de points.

(Hayard, 1907) : Perte d’argent au jeu ; (avoir une) être ivre.

Culotté

(Larchey, 1865) : Bistré.

Les yeux culottés par les veilles malsaines.

Delvau.

Culotté : Aguerri.

Oh ! ma chère, je suis culottée, vois-tu.

Gavarni.

Dans ces deux acceptions, comme dans la suivante, il y a évidemment allusion au culottage de la pipe.

(Delvau, 1867) : adj. Bronzé, aguerri, rompu au mal et à la misère, — comme une pipe qui a beaucoup servi.

Culotte (avoir une)

(Delvau, 1867) : Être complètement ivre, — dans l’argot des faubouriens, qui, par cette expression, font certainement une allusion scatologique, car l’ivrogne ne sait pas toujours ce qu’il fait… On dit aussi Prendre une culotte.

Culotte (en prendre une)

(Virmaître, 1894) : Être abominablement pochard. On dit également : il est cuit, il a trop chauffé le four (Argot du peuple).

Culotté (être)

(Delvau, 1867) : Être complètement gris, — pour s’être donné une culotte.

Culotte (grosse)

(Rigaud, 1881) : Ouvrier qu’on rencontre plus souvent chez le marchand de vin qu’à l’atelier.

Culotte (jouer la)

(Rigaud, 1881) : Les joueurs de dominos jouent la culotte, quand ils cherchent à fermer le jeu dans l’espoir de marquer un grand nombre de points. Le domino qui opère ce tour de force a reçu le surnom de domino-culotte.

Culotté (nez)

(Rigaud, 1881) : Nez d’ivrogne, nez qui arbore les tons chauds d’une pipe culottée.

Culotte (prendre une)

(Boutmy, 1883) : v. S’enivrer. Avoir une culotte, Être ivre. Expression commune à d’autres argots. V. Poivreau.

(Virmaître, 1894) : Perdre une grosse somme au jeu (Argot des joueurs).

Culotte de peau (vieille)

(Merlin, 1888) : Officier de l’ancien régime.

Culotte rouge (donner dans la)

(Fustier, 1889) : Choisir ses amants dans l’élément militaire.

Culottée (pipe)

(Rigaud, 1881) : Pipe noircie par l’usage du tabac.

Culottée (toile)

(Rigaud, 1881) : En terme d’atelier, une toile culottée est une toile aux tons sombres. Les Rembrandt, les Ribeira sont des modèles de culottés.

Culotter

(Delvau, 1867) : v. n. Noircir, — dans l’argot du peuple, qui emploie ce verbe spécialement à propos des pipes fumées.

(Rigaud, 1881) : Noircir le fourneau d’une pipe selon les règles de l’art du fumeur.

… Sans vider le brûlot Chargez, chargez toujours sur le même culot. Fumez-le lentement, sans brutale secousse, Vous le verrez bientôt prendre une teinte rousse, Assombrir par degrés son cordon régulier, Jusqu’à ce que, formant un superbe collier, Il étale à la fois sa couleur blanche et noire, La culotte d’ébène et le turban d’ivoire.

(Paris-Fumeur.)


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