AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Agobille

(Delvau, 1867) : s. f. Outil, — dans l’argot des voleurs.

(France, 1907) : Outil de voleur.

Agobilles

(Rigaud, 1881) : Outils, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Les outils des voleurs.

(Virmaître, 1894) : Outils employés par les malfaiteurs pour voler. Ce mot est très ancien (Argot des voleurs).

Ah ! Le bon billet qu’a La Châtre !

(France, 1907) : Le jeune marquis de La Châtre aimait éperdument la fameuse Ninon de Lenclos. Il reçut l’ordre de rejoindre son régiment et ne pouvait se consoler d’être obligé de quitter sa maitresse. Ce qui le désolait le plus était la pensée qu’elle pouvait lui être infidèle : elle avait beau lui jurer une éternelle constance, ses serments ne le rassuraient que peu, lorsque enfin une idée lumineuse lui vint en l’esprit, ce fut d’exiger de Ninon qu’elle s’engageât par écrit à lui rester fidèle. Peut-être avait-il connaissance du vieux proverbe latin : « Verba volant, scripta manent. »
Ninon consentit bien vite à donner par écrit tous les serments imaginables et jura sur le papier ce qu’elle avait juré par paroles. Le marquis mis le billet comme un talisman sur son cœur et s’en alla tranquillisé.
Deux jours après son départ ou peut-être le soir même, Ninon qui se trouvait dans les bras d’un nouvel amant se mit tout à coup à rire, et comme l’heureux successeur du naïf marquis lui en demandait l’explication, elle redoubla de gaité, s’écriant à plusieurs reprises : Ah ! le bon billet qu’a La Châtre ! Ah ! le bon billet qu’a La Châtre !
Cette saillie de la célèbre courtisane est devenue proverbiale et il n’est peut-être pas de mot qui ait été cité davantage pour exprimer le peu de solidité de certaines promesses sur lesquelles on compte sans aucune raison.

Babille

(France, 1907) : Lettre.

Babiller

(Halbert, 1849) : Lire.

(Delvau, 1867) : v. a. Lire.

(France, 1907) : Lire.

Babilleur

(France, 1907) : Journal.

Babilleuse

(Hayard, 1907) : Bibliothèque.

Babilleuse (la)

(Virmaître, 1894) : Bibliothèque. Allusion aux livres babillards qu’elle contient (Argot des voleurs).

Barbille

(Delvau, 1867) : s. m. Souteneur de filles, — apprenti barbeau.

Billancher, Biller

(Rigaud, 1881) : Payer. — Billanchage, payement.

Bille

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Argent.

(Halbert, 1849) : Argent.

(Delvau, 1867) : s. f. L’argent, — dans l’argot des voleurs, qui n’ont pas l’air de se douter que nous avons eu autrefois de la monnaie de billon.

(Rigaud, 1881) : Tête, — dans le jargon des voleurs, et, principalement, tête de dupe. — Faire une drôle de bille.

(Rigaud, 1881) : Monnaie de cuivre, dans le jargon des revendeurs. — Le mot avait la signification d’argent aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Ne pouvant pas s’empêcher
Pour de la bille attraper.

(Parnasse des Muses.)

(La Rue, 1894) : Tête. Monnaie de cuivre. Bille à l’estorque, fausse monnaie.

(France, 1907) : Figure ; même sens que balle. Argot populaire.

Billé

(M.D., 1844) : Payé.

Bille (de la)

(M.D., 1844) : Des espèces.

Bille (fausse)

(France, 1907) : Fausse monnaie. On dit aussi bille à l’estorque.

Bille à châtaigne

(Delvau, 1867) : s. f. Figure grotesque, — dans l’argot des faubouriens.

Bille de billard

(Fustier, 1889) : Crâne dénudé et, par extension, vieillard.

Ah ! mince alors ! si les billes de billard se mettent à moucharder la jeunesse !…

(Meilhac et Halévy, Lolotte.)

(France, 1907) : Tête chauve. Une bille à la châtaigne, une tête ridicule, à cause de l’habitude de quelques gens de s’amuser à graver des figures grotesques sur des châtaignes.

Bille de bœuf

(Rigaud, 1881) : Saucisson, — dans le jargon des voleurs.

Bille, billemont, billon

(Larchey, 1865) : Espèces monnayées. — Billemont et billon sont des diminutifs de bille qui, comme balle, fait allusion à la forme ronde de la monnaie. V. Attache, Flacul.

L’argent au Temple est de la braise, ou de la thune, ou de la bille.

Mornand.

Nous attendions la sorgue, voulant poisser des bogues, pour faire du billon.

Billebarrer

(d’Hautel, 1808) : Barioler, bigarrer par un mélange de diverses couleurs bisarres.

Billebaude

(d’Hautel, 1808) : Mariage à la billebaude. Mariage conclu tout d’abord.
Ménage à la billebaude. Pour dire, sans ordre, en confusion ; tripot, mauvais ménage.

Billemon

(Halbert, 1849) : Billet.

(Delvau, 1867) : s. m. Billet, — dans l’argot des voleurs.

(France, 1907) : Billet de banque, argot des voleurs.

Billemuche

(Rigaud, 1881) : Billet.

Biller

(Clémens, 1840) : Payer.

(un détenu, 1846) : Payer.

(Virmaître, 1894) : Diminutif de billancher. Même signification (Argot du peuple).

(France, 1907) : Payer.

Billes

(d’Hautel, 1808) : Des billes. Pour dire de l’argent monnoyé ; des espèces sonnantes.
On n’a rien sans billes. C’est-à-dire. qu’on ne peut rien se procurer tans argent.

Billet d’aller et de retour

(Rigaud, 1881) : Paire de gifles, soufflet à répétition, appliqué sur chaque joue pour ne pas faire de jalouse.

Billet de 500, de 1 000

(Larchey, 1865) : De 500 francs, de 1 000 francs. — « Te faut-il beaucoup ? — Un billet de cinq cents. »

Les ressources d’une lorette pour extraire un billet de mille.

Balzac.

Billet de cent, de cinq, de mille

(Rigaud, 1881) : Billet de cent francs, de cinq cents francs, de mille francs, — dans le jargon des gens pour qui le temps est de l’argent.

Il savait trop, par expérience, ce qu’un seul louis, que l’on veut gagner ou rattraper, coûte souvent, par la suite, de billets de cent et même de billets de mille.

(Vast-Ricouard, Le Tripot.)

Billet de cinq

(Delvau, 1867) : s. m. Billet de cinq cents francs, — dans l’argot des bourgeois, qui savent aussi bien que les Anglais que time is money, et qui ne perdent pas le leur à prononcer des mots inutiles. Ils disent de même : Billet de mille.

Billet de logement

(Virmaître, 1894) : Quand les filles vont à Montretout (la visite sanitaire), si elles sont malades, elles sont retenues et dirigées sur l’infirmerie de Saint-Lazare ; le médecin inscrit la nature de la maladie sur un bulletin dont la couleur varie suivant la gravité du cas. Une fois installées dans leur lit, le bulletin est placé à la tête du lit dans un petit cadre spécial. De là le nom de billet de logement (Argot des filles).

(France, 1907) : Bulletin que délivre le médecin aux filles malades que l’on envoie à l’infirmerie de Saint-Lazare.

Billet direct pour Charenton

(Fustier, 1889) : Absinthe pure.

L’autre jour, le patron m’a payé un billet direct pour Charenton.

(Gil Blas, 1882.)

Billet pour Charenton

(France, 1907) : Absinthe pure.

Billevesée

(d’Hautel, 1808) : Au propre, bulle que les enfans se plaisent à former dans l’eau de savon. Au figuré, contes en l’air ; bagatelles ; idées creuses et chimériques.

Bisbille

(d’Hautel, 1808) : Petite querelle ; légère contestation ; zizanie.

(Delvau, 1867) : s. f. Querelle, fâcherie, — dans l’argot des bourgeois, qui sans doute ne savaient pas que ce mot vient de l’italien bisbiglio (murmure). Être en bisbille. Être brouillés.

(France, 1907) : Querelle, du mot italien bisbiglio, murmure.

Bruscambille

(France, 1907) : Joyeux luron.

Pleurez, pierrots, bobèches, pitres !
Bruscambilles et margotons.
Et vous, Trombones et Pistons
Qui symphonisez sans pupitres.

(Jules Jouy.)

Coloquinte, balle, tronche, bille

(Clémens, 1840) : Tête.

Coqueur de bille

(Larchey, 1865) : Bailleur de fonds.

(Delvau, 1867) : s. m. Bailleur de fonds.

Coqueur de billes

(Rigaud, 1881) : Banquier, changeur, bailleur de fonds. Et la variante : Coqueur de braise.

Déballer, déshabiller

(La Rue, 1894) : Aller à la selle.

Dégobiller

(d’Hautel, 1808) : Vomir les viandes, que l’on a prises avec excès ; regorger le vin dont on s’est enivré.

(Delvau, 1867) : v. a. et n. Avoir une indigestion.

(Virmaître, 1894) : Vomir (Argot du peuple). V. Mettre du cœur sur le carreau.

(Rossignol, 1901) : Vomir.

(Hayard, 1907) : Vomir.

Déshabiller

(Delvau, 1867) : v. a. Donner des coups, battre quelqu’un à lui en déchirer ses vêtements, — dans l’argot des faubouriens.

Ficelé. Habillé

(Rigaud, 1881) : Bien ficelé, mal ficelé, bien mis, mal mis ; par allusion à la ficelle qui habille les saucissons.

Ficher son billet (en)

(Delvau, 1867) : Donner mieux que sa parole, faire croire qu’on y engagerait même sa signature. Le peuple dit En foutre son billet.

Foutre son billet (en)

(Delvau, 1867) : Donner sa parole qu’une chose sera faite, parce qu’on y tient beaucoup. Quand un ouvrier a dit à quelqu’un : Je t’en fous mon billet ! c’est comme s’il avait juré par le Styx.

Gambille

(Rigaud, 1881) : Jambe.

(La Rue, 1894) : Jambe. Gambiller, sauter, danser, Gambillade, cancan, danse.

Gambiller

(d’Hautel, 1808) : Remuer les jambes ; se démener, se trémousser.

(M.D., 1844) : Danser.

(Larchey, 1865) : Danser. — Mot de langue romane. V. Roquefort. — Tout récemment une danseuse du Casino portait le sobriquet de Gambilmuche. V. Coquer. — Gambille : Jambe. Diminutif du vieux mot gambe.

(Delvau, 1867) : v. n. Danser, remuer les jambes. Il est tout simple qu’on dise gambiller, la première forme de jambe ayant été gambe.

Si souslevas ton train
Et ton peliçon ermin,
Ta cemisse de blan lin,
Tant que ta gambete vitz.

dit le roman d’Aucassin et Nicolette.

(Rigaud, 1881) : Danser ; sauter. — Gambilleur, gambilleuse, danseur, danseuse. — Gambilleur, gambilleuse de tourtouse, danseur, danseuse de corde.

(Virmaître, 1894) : Danser. Mot à mot : faire marcher ses gambettes (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Danser.

Gambilles

(Delvau, 1867) : s. f. pl. Jambes.

(Rossignol, 1901) : Jambes.

Gambilleur

(Delvau, 1867) : s. m. Danseur, — dans l’argot des voleurs qui, comme de simples vaudevillistes, prennent le bien des autres où ils le trouvent. Gambilleur de tourtouse. Danseur de corde.

(Rigaud, 1881) : Bourreau.

L’même gambilleur qui t’a marqué sur l’épaule gauche t’a bien marqué.

(Le nouveau Vadé, 1824.)

(Rigaud, 1881) : Homme politique qui saute en l’honneur de tous les régimes, pourvu qu’il y trouve quelque avantage.

(Virmaître, 1894) : Danseur (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Danseur.

Gambilleur de tourtouse

(Virmaître, 1894) : Danseur de corde. Gambiller, danser, tortouse, corde. Cette expression servait autrefois à désigner la corde employée par le bourreau pour expédier ses clients dans l’autre monde. L’image est juste, le condamné gambille au bout de la tourtouse (Argot des voleurs).

Gobilleur

(Halbert, 1849) : Juge d’instruction.

(Rigaud, 1881) : Juge d’instruction, — dans l’ancien argot.

Habillé de noir

(Rigaud, 1881) : Avocat ; expression fort usitée au siècle dernier parmi le peuple.

Habillé de soie

(Delvau, 1867) : s. m. Porc, — dans l’argot des faubouriens et des paysans des environs de Paris.

(Rigaud, 1881) : Cochon.

(La Rue, 1894) : Porc.

(Virmaître, 1894) : Cochon ou sanglier. Allusion à la peau dont les soies servent aux cordonniers pour préparer leur fil (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Un porc.

Habiller

(d’Hautel, 1808) : Habiller quelqu’un de tafetas à quarante sols. Le traiter sans ménagement, le gourmander d’une bonne manière.
Un habillé de soie. Pour dire un pourceau, un cochon. On nomme aussi cet animal un rossignol à gland.
Habiller quelqu’un.
Pour dire, maltraiter quelqu’un de paroles, en dire beaucoup de mal.
On l’a joliment habillé. Pour on l’a vivement réprimandé, on lui a donné une forte semonce.

(Delvau, 1867) : v. a. Médire de quelqu’un, — dans l’argot du peuple. Habiller de taffetas à 40 sous. Mettre sur le dos de quelqu’un des sottises ou des méchancetés compromettantes pour sa réputation.

(Delvau, 1867) : v. a. Préparer un animal pour l’étal, — dans l’argot des bouchers.

(Rigaud, 1881) : Maltraiter en paroles, médire, réprimander ; c’est une variante de l’ancien draper.

C’est moi qui vous l’a habillé de taffetas noir.

(A. Dalès, La Mère l’anecdote, chansonnette.)

(Rigaud, 1881) : Préparer un animal pour l’étal, — dans le jargon des bouchers.

Habiller de sapin (s’)

(Delvau, 1867) : v. réfl. Mourir, — par allusion au bois dont se composent ordinairement les cercueils. Argot du peuple. Les gueux de Londres appellent le cercueil a wooden coat (un habit de bois ou une redingote en sapin).

Houbille

(d’Hautel, 1808) : Colifichet, bagatelle ; chiffons de femmes, haillons, guenilles.

Je t’en fiche mon billet

(Larchey, 1865) : Je te le certifie, mot à mot : Je suis prêt à signer un billet attestant la chose.

Parterre (prendre un billet de)

(Larchey, 1865) : Tomber. — Calembour.

Prendre un billet de parterre

(Delvau, 1867) : v. a. Tomber sur le dos, — dans l’argot facétieux du peuple.

Sauvage (habillé en)

(Rigaud, 1881) : Habillé comme un sauvage qui n’est pas habillé du tout.

Sauvage (s’habiller en)

(Virmaître, 1894) : Être dans un costume primitif, n’avrir pas même la feuille de vigne si chère à M. Bérenger, le Caton moderne (Argot du peuple).

Triquebilles

(Delvau, 1864) : Vieux mot employé pour désigner les testicules.

Qu’on me coupe les triquebilles !

(Cabinet satyrique.)

Trombille

(Delvau, 1867) : s. f. Bête, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Bête, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Bête.

(Virmaître, 1894) : Bête, quelle que soit sa race (Argot des voleurs).


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique