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Détaffer

(Larchey, 1865) : Aguerrir. V. Taffe.

(Delvau, 1867) : v. a. Aguerrir quelqu’un, l’assurer contre le taf, — dans l’argot des voyous.

(Rigaud, 1881) : Remonter le moral ; donner du courage. Mot à mot : enlever le taf, enlever la peur.

Estafe

(La Rue, 1894) : Poule. Taloche.

Estaffe

(d’Hautel, 1808) : Pour caloche, mornifle, mauvais coup.
Il a reçu son estaffe. Se dit de quelqu’un à qui l’on a donné une volée de coups de bâton, au moment où il ne s’y attendoit pas ; d’un bretteur qui a trouvé son maître ; d’un mauvais garnement qui s’est fait tuer dans une affaire.

Estaffier

(Delvau, 1867) : s. m. Sergent de ville, mouchard, — dans l’argot du peuple, fidèle à la tradition.

Estaffion

(Delvau, 1867) : s. m. Chat, — dans l’argot des voleurs. Ils disent aussi Griffard.

(Delvau, 1867) : s. m. Taloche, coup de poing léger, — dans l’argot du peuple.

Estaffiou ou estaffion

(Virmaître, 1894) : Chat. Estaffiou veut dire aussi dire gifle, baloche (Argot des voleurs).

Estafilade

(d’Hautel, 1808) : Il a reçu une bonne estafilade. Pour, il a été blessé grièvement.

Estafilader

(d’Hautel, 1808) : Donner des coups du tranchant d’un sabre ; blesser, emporter la pièce.

Estaflion, Estaffier

(Rigaud, 1881) : Chat, — dans le jargon des voleurs.

Estaflon

(La Rue, 1894) : Chat. Chapon. Taloche.

Estafon

(anon., 1827) : Chapon.

(Halbert, 1849) : Chapon.

(Rigaud, 1881) : Chapon, — dans l’ancien argot.

Estafou

(Bras-de-Fer, 1829) : Chapon.

Patafiole

(d’Hautel, 1808) : Mot baroque et interjectif qui marque l’impatience et le mécontentement.
Que le bon Dieu te patafiole. Pour, que le bon Dieu te bénisse.

Patafioler

(Larchey, 1865) : Confondre.

Aux gardes du commerce !… Que le bon Dieu les patafiole !…

Gavarni.

V. pour l’étymologie de ce mot le Magasin pittoresque, t. II, p. 247.

(Delvau, 1867) : v. a. Confondre — dans l’argot du peuple. Ce verbe ne s’emploie ordinairement que comme malédiction bénigne, à la troisième personne de l’indicatif : — « Que le bon Dieu vous patafiole ! »

(Rigaud, 1881) : Confondre. — Que le bon Dieu vous patafiole ! — Enlever. Que le diable le patafiole !

(La Rue, 1894) : Confondre.

Ratafia de grenouilles

(Rigaud, 1881) : Eau, — dans le jargon des ivrognes.

Ratafiat de grenouille

(Delvau, 1867) : s. m. L’eau, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Anisette de barbillon et Bourgogne de cheval.

Stafer

(Halbert, 1849) : Dire.

Taf

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Peur. Avoir le taf, avoir peur.

(Bras-de-Fer, 1829) : Peur.

(Delvau, 1867) : s. m. Peur, — dans l’argot des voleurs. Avoir le taf. Avoir peur. Coller le taf. Faire peur. On dit aussi Tafferie. Il n’y a pas à douter que ce mot ne vienne d’une expression proverbiale ainsi rapportée par Oudin : « Les fesses luy font taf taf, ou le cul lui fait tif taf, c’est-à-dire : Il a grand peur, il tremble de peur. » On dit aussi Taffetas. Avoir le taffetas du vert. Être frileux, avoir peur du froid.

(Virmaître, 1894) : Individu qui a peur de son ombre. Qui a le trac, qui serre les fesses à la moindre alerte (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Peur.

Je n’ose sortir la nuit, j’ai le taf, je suis tafeur.

(Hayard, 1907) : Peur.

Taf, taffetas

(La Rue, 1894) : Peur. Frisson.

Tafe

(Larchey, 1865) : Peur. — De l’ancienne locution les fesses lui font tif taf : Il a peur (Oudin, seizième siècle). — V. Chenu, Bayafe.

Ce n’est pas toi ni tes paysans qui nous f… le tafe.

Vidal, 1833.

Ce mot a pour diminutifs tafferie et taffetas. — Taffeur : Poltron.

Tafe, Taffe, Taftaf, Taftas

(Rigaud, 1881) : Peur ; fuite.

Le taf est cette impression étrange qu’éprouve le lièvre devant le chasseur, le soldat au premier coup de canon, et l’acteur au moment d’entrer en scène… Un soir qu’Harel le voyait (Frédérick Lemaître) vider une bouteille dans la coulisse : — Que diable faites-vous ? lui demanda-t-il ? — Je noie le taf, répondit Frédérick.

(Paris-Comédien.)

Un exemple de ce mot a été relevé par M. Fr. Michel dans les bigarrures et touches du seigneur des Accords, 1008. — À la Cour des Miracles (XIIe siècle), on appelait thafurs, les vagabonds. Les vagabonds n’ont jamais précisément brillé par le courage. Pourquoi thafur n’aurait-il pas fait taf, peur, et taffeur, poltron ?

Taffé

(M.D., 1844) : Avoir peur.

Taffer

(Delvau, 1867) : v. n. Avoir peur, — dans l’argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Avoir peur. — Taffeur, tafeuse, poltron, poltronne.

Taffeur

(Delvau, 1867) : s. m. Poltron. Le Royal Taffeur. Régiment aux cadres élastiques, où l’on incorpore à leur insu tous les gens qui ont donné des preuves de couardise.

(Virmaître, 1894) : Poltron.
— Il est tellement taffeur que l’on ne lui fourrerait pas une feuille de papier à cigarette entre les fesses (Argot du peuple). N.

Taffouilleux

(Rigaud, 1881) : « Chiffonnier de la Seine, écumant ses bords, ramassant les épaves et volant au besoin. » (F. du Boisgobey.) Ce sont les anciens ravageurs d’E. Sue. Mot à mot : qui fouillent dans les tas.

(La Rue, 1894) : Chiffonnier des bords de la Seine.

Tafouilleux

(Hayard, 1907) : Chiffonnier.


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